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SBTi : comment définir et faire valider ses objectifs science-based

En moins d'une décennie, SBTi (Science Based Targets initiative) est passée du statut d'initiative pionnière à celui de standard de fait pour les entreprises qui souhaitent crédibiliser leur stratégie climat. Plus de 7 000 entreprises dans le monde se sont engagées dans la démarche au premier semestre 2026, dont environ 400 entreprises françaises, un chiffre qui continue de progresser sous l'effet combiné des exigences CSRD, de la pression des investisseurs et des demandes des grandes chaînes d'approvisionnement.

L'engagement SBTi n'est pas une obligation réglementaire. Mais dans un contexte où chaque donnée carbone est scrutée, auditée et comparée, l'absence d'objectifs science-based crédibles est devenue, pour de nombreuses organisations, un risque réputationnel et commercial difficile à ignorer. Le cadre vient de changer en profondeur : le Corporate Net-Zero Standard V2.0, publié le 11 juin 2026 avec une application au 1er février 2027, redéfinit les règles du jeu pour toutes les entreprises engagées ou en cours d'engagement.

Pour situer SBTi dans l'ensemble d'une stratégie climat d'entreprise, cet article propose une lecture précise de ce qu'est SBTi, de la façon dont on construit ses objectifs, et du processus réel qui mène à la validation, y compris ce que la version 2 change concrètement pour les prochains cycles.

À retenir

- SBTi (Science Based Targets initiative) est une initiative conjointe fondée en 2015 par le CDP, l'UN Global Compact, le WRI (World Resources Institute) et le WWF, pour fournir aux entreprises un cadre de validation d'objectifs climatiques alignés sur la science.
- SBTi est un engagement public sur une trajectoire de réduction mesurable et vérifiable.Le Corporate Net-Zero Standard V2.0 a été publié le 11 juin 2026. Il entrera en application le 1er février 2027. La version 1 reste utilisable jusqu'à fin 2027.V2.0 introduit une différenciation selon la taille d'entreprise (catégorie A / B), de nouvelles méthodes pour le scope 1 (Asset transition) et le scope 2 (hourly matching), ainsi qu'un cadre inédit sur la responsabilité des émissions résiduelles (OER).
- Le processus de validation SBTi implique 24 mois maximum entre le commitment et la soumission, des frais d'environ 9 500 USD, et un délai d'instruction de 6 mois en moyenne.

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SBTi, l'initiative qui fixe le cadre mondial des objectifs climat

Ce qu'est SBTi et qui le porte

SBTi (Science Based Targets initiative) est une initiative conjointe fondée en 2015 par quatre organisations : le CDP (Carbon Disclosure Project), l'UN Global Compact, le WRI (World Resources Institute) et le WWF (World Wildlife Fund). Son objectif est de fournir aux entreprises un cadre méthodologique rigoureux pour définir des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) alignés sur la science climatique, c'est-à-dire cohérents avec la trajectoire nécessaire pour limiter le réchauffement à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, conformément aux Accords de Paris.

Le processus est simple dans son principe : une entreprise soumet ses objectifs chiffrés à une équipe de validation indépendante (Target Validation Team), qui vérifie leur conformité aux critères méthodologiques de SBTi. Si les objectifs sont validés, ils sont publiés officiellement sur le site de SBTi et l'entreprise est autorisée à communiquer publiquement dessus.

Au premier semestre 2026, plus de 7 000 entreprises dans le monde ont signé un commitment SBTi, dont environ 400 françaises. La dynamique s'accélère, portée notamment par l'obligation de reporting CSRD (ESRS E1) et la demande croissante des investisseurs institutionnels.

Ce que SBTi n'est pas : les confusions à lever

SBTi est régulièrement confondu avec d'autres dispositifs, ce qui nuit à la compréhension des enjeux réels qu'il représente.

SBTi n'est pas une notation extra-financière comme CDP ou EcoVadis, dont la finalité première est de produire un score comparatif entre entreprises. SBTi ne publie pas de score : il valide (ou ne valide pas) des objectifs.

SBTi n'est pas davantage un label de communication comme B Corp. Le résultat d'une validation n'est pas un sigle apposable sur un produit, c'est une reconnaissance que les objectifs de l'entreprise sont alignés sur la science.

Ce n'est pas une obligation réglementaire, même si sa portée de marché en fait progressivement un standard incontournable pour les entreprises exposées aux marchés financiers ou aux appels d'offres de grands donneurs d'ordre.

L'enjeu réel de SBTi est celui-ci : un engagement public, chiffré, sur une trajectoire de réduction que l'entreprise s'engage à tenir et à documenter année après année. Pas une apparence d'ambition, un engagement mesuré.

Comprendre l'initiative SBTi

Le contexte 2026 : Corporate Net-Zero Standard V2.0 et nouveau paradigme

Après plus de deux ans de consultations publiques, le SBTi a publié le 11 juin 2026 la version 2.0 de son Corporate Net-Zero Standard. L'application est fixée au 1er février 2027. La version 1 reste utilisable jusqu'à fin 2027, ce qui laisse une période de transition pour les entreprises en cours de démarche.

Ce n'est pas une simple mise à jour technique. La stratégie SBTi 2026-2030, présentée en parallèle, acte un changement de paradigme résumé par la formule officielle : "from ambition setter to transformation partner" : de la définition d'objectifs au management concret des risques de transition. Plusieurs évolutions de fond structurent cette nouvelle version.

La première est la différenciation par taille d'entreprise. V2.0 distingue deux catégories : la catégorie A (entreprises dont le chiffre d'affaires est supérieur ou égal à 450 millions d'euros, ou dont l'effectif est supérieur ou égal à 1 000 ETP, dans n'importe quel pays ; ou répondant à des critères spécifiques dans les pays à hauts revenus), et la catégorie B (toutes les autres). Les obligations diffèrent selon cette catégorie : les objectifs de scope 3 à court terme, la publication du plan de transition, et la validation de l'année de référence sont obligatoires pour la catégorie A, optionnels pour la catégorie B.

La deuxième évolution concerne le calcul des objectifs à court terme : l'ancienne règle d'une réduction de 42 % d'ici 2030, quelle que soit l'année d'engagement, a été remplacée par une réduction de 42 % dans les dix ans suivant l'année de référence, quelle que soit l'année de commencement. Ce changement s'applique depuis le 14 avril 2026.

Troisièmement, V2.0 introduit un cadre entièrement nouveau sur la responsabilité des émissions résiduelles (Ongoing Emissions Responsibility - OER) : les entreprises sont désormais invitées à contribuer au financement de l'élimination carbone proportionnellement à leurs émissions résiduelles, à travers trois niveaux d'engagement (Engagé, Avancé, Pionnier). Cette contribution reste volontaire jusqu'en 2035, après quoi elle deviendra obligatoire pour toutes les entreprises engagées dans une démarche Net-Zero SBTi.

Pour les entreprises déjà engagées sous V1, le recalibrage des objectifs interviendra au prochain cycle de renouvellement, à partir de 2028 au plus tôt pour celles dont les objectifs courent jusqu'en 2030.

SBTi Corporate Net-Zero Standard V2.0

Comment définir ses objectifs SBTi étape par étape

Étape 1 : définir le périmètre des objectifs

Tout commence par le périmètre. Les objectifs SBTi se définissent selon le cadre GHG Protocol, sur les trois scopes :

  • Scope 1 (émissions directes liées aux activités de l'entreprise),
  • Scope 2 (émissions indirectes liées à l'énergie achetée),
  • Scope 3 (émissions indirectes en amont et en aval de la chaîne de valeur, réparties en 15 catégories).

Pour choisir le référentiel de comptabilité carbone qui alimente l'engagement SBTi, la rigueur méthodologique à ce stade conditionne la suite de toute la démarche.

Les exigences de couverture sont précises : les objectifs de scope 1 et 2 doivent couvrir au minimum 95 % des émissions sur ces périmètres. Pour le scope 3, SBTi exige la définition d'objectifs dès lors que les émissions de la chaîne de valeur représentent plus de 40 % du total des scopes 1, 2 et 3 combinés, ce qui est le cas de la grande majorité des entreprises industrielles et de distribution. Sous V2.0, cette obligation de scope 3 s'applique à toutes les entreprises de catégorie A.

L'année de référence (baseline) doit idéalement être 2020 ou postérieure. Elle devra, pour les entreprises de catégorie A sous V2.0, être validée par un tiers indépendant.

Étape 2 : choisir son niveau d'engagement

SBTi est un portefeuille à composer selon la maturité, l'ambition et la situation sectorielle de l'entreprise.

  • Les Near-term targets (objectifs à court terme, sur un horizon de 5 à 10 ans) sont obligatoires pour toute démarche SBTi. Ils doivent être alignés sur une trajectoire 1,5 °C pour les scopes 1 et 2. Sous V2.0, les objectifs de scope 3 à court terme sont obligatoires pour les entreprises de catégorie A.
  • Les Long-term targets (objectifs à long terme, à horizon 2050) visent à atteindre des niveaux résiduels d'émissions compatibles avec la trajectoire Net-Zero. Ils sont optionnels pour toutes les entreprises sous V2.0.
  • Les Net-Zero targets combinent near-term et long-term sur l'ensemble des scopes, et intègrent la neutralisation des émissions résiduelles à la date cible Net-Zero. Ils restent optionnels pour toutes les entreprises, mais constituent la voie privilegiée pour les organisations les plus matures.
  • Pour les entreprises dont le scope 3 amont est dominant, les Supplier engagement targets permettent de fixer un objectif d'engagement progressif des fournisseurs représentant plus de 67 % des émissions scope 3 concernées.

Étape 3 : choisir sa méthode de calcul des objectifs

Le choix de la méthode détermine l'ambition des objectifs affichés et les leviers à mobiliser en priorité.

  • L'Absolute Contraction Approach (ACA), aussi appelée méthode de réduction absolue transversale, s'applique à tous les secteurs. Elle impose une réduction linéaire des émissions absolues à un rythme minimum de 4,2 % par an pour les scopes 1 et 2 (si l'année de référence est 2020 ou antérieure), et de 2,5 % par an pour le scope 3.
  • La Sectoral Decarbonization Approach (SDA) propose des trajectoires sectorielles spécifiques (acier, ciment, électricité, transport, immobilier, finance) tenant compte des dynamiques propres à chaque filière.
  • La méthode FLAG (Forest, Land and Agriculture) est obligatoire depuis 2023 pour les secteurs dont les activités sont liées à la terre : agriculture, agroalimentaire, produits forestiers. Elle s'applique aux émissions biogéniques et au carbone terrestre.
  • V2.0 introduit une troisième option pour le scope 1 : la méthode Asset transition, destinée aux entreprises dont le renouvellement du parc d'actifs émetteurs ne suit pas une trajectoire linéaire. Elle permet de définir un plan de transition fondé sur des jalons de mise hors service et de remplacement des actifs, avec une quantification des réductions associées sur chaque cycle.
  • Pour le scope 2, V2.0 impose par ailleurs un suivi horaire de la consommation électrique (hourly matching) aux entreprises de catégorie A dont la consommation électrique est projetée en forte croissance, une exigence qui vise notamment les data centers et les industries électro-intensives.

Tableau de synthèse des niveaux d'engagement et méthodes (SBTi NZS V2.0)

Niveau d'engagement Horizon Périmètre obligatoire Méthode de calcul
Near-term targets 5 à 10 ans S1+S2 (95 %) / S3 obligatoire Cat. A si > 40 % ACA, SDA, FLAG, Asset transition selon secteur
Long-term targets Jusqu'en 2050 Tous scopes Trajectoire Net-Zero, niveaux résiduels
Net-Zero target 2050 au plus tard Tous scopes, neutralisation OER Near-term + Long-term + OER
Supplier engagement Variable Fournisseurs > 67 % du S3 concerné Méthode dédiée engagement chaîne de valeur
Institutions financières 5 à 15 ans Portefeuilles d'investissement Portfolio Coverage, Temperature Rating, SDA finance

Le processus de validation SBTi, du commitment à la reconnaissance

Étape 1 : le commitment letter

L'engagement formel commence par la signature d'une lettre d'engagement officielle (commitment letter) déposée auprès de SBTi. À compter de cette signature, l'entreprise dispose de 24 mois pour soumettre ses objectifs à validation. Son nom apparaît immédiatement sur la liste publique des entreprises engagées sur le site de SBTi.

Cette première étape est gratuite. Elle n'engage pas encore sur des objectifs précis, mais sur la démarche dans sa globalité. Elle constitue néanmoins un engagement public : communiquer sur un commitment SBTi sans soumettre d'objectifs dans les 24 mois expose à un retrait de la liste.

Étape 2 : la définition formelle des objectifs et la soumission

C'est l'étape la plus exigeante sur le plan méthodologique. L'entreprise prépare son dossier de soumission : périmètre organisationnel, année de référence documentée, inventaire GES, méthode de calcul retenue, objectifs chiffrés par scope et par horizon. Sous V2.0, les entreprises de catégorie A devront par ailleurs joindre une validation tierce indépendante de l'année de référence.

Le dossier est soumis via la plateforme officielle SBTi Services. Les frais de validation s'appliquent à cette étape : environ 9 500 USD pour la grande majorité des entreprises, avec des tarifs spécifiques pour les institutions financières. Le délai moyen d'instruction est de 6 mois, pouvant s'allonger si SBTi demande des clarifications ou des ajustements méthodologiques.

Étape 3 : la validation et la publication

Si les objectifs respectent les critères du standard applicable, ils sont validés et publiés officiellement sur le site de SBTi. L'entreprise peut désormais communiquer publiquement sur ses objectifs validés science-based, en respectant les règles de communication encadrées par SBTi.

La validation démarre un engagement de transparence obligatoire : reporting annuel sur les progrès réalisés, via le rapport annuel, le questionnaire CDP ou un rapport de durabilité conforme à l'ESRS E1. V2.0 rend par ailleurs obligatoire la publication d'un plan de transition formalisé pour les entreprises de catégorie A, avec une priorisation des actions selon leur proximité dans la chaîne de valeur (interne d'abord, fournisseurs et clients ensuite, secteur professionnel en dernier).

Étape 4 : tenir et défendre ses objectifs dans la durée

Une fois validés, les objectifs SBTi s'inscrivent dans un cadre de suivi structuré. L'entreprise compare chaque année ses émissions réelles à la trajectoire validée, et documente les écarts, leurs causes et les actions correctives prévues. Tout changement significatif de périmètre déclenche une obligation de révision des objectifs.

Pour construire la trajectoire chiffrée qui soutient vos objectifs SBTi, ce suivi annuel n'est viable que si la collecte de données est robuste, centralisée et cohérente d'un exercice à l'autre. Pour prioriser et chiffrer les leviers de réduction qui réalisent les objectifs, la qualité du plan d'action sous-jacent est déterminante pour tenir la trajectoire dans la durée, bien au-delà de l'exercice de validation.

Étape 5 : renouveler ses objectifs SBTi

C'est un sujet encore peu documenté, mais qui concerne un nombre croissant d'entreprises : celles qui ont soumis leurs premiers objectifs SBTi en 2019-2021 arrivent aujourd'hui à l'échéance de leur premier cycle quinquennal et doivent initier un renouvellement.

Ce renouvellement n'est pas une simple reconduction. Il implique une révision complète de l'année de référence, un recalcul de la trajectoire sur la base de l'inventaire GES actualisé, et une soumission à validation comme pour un engagement initial, avec les nouvelles exigences du standard applicable. Pour les entreprises dont les objectifs courent jusqu'en 2030, SBTi prévoit que le premier cycle de renouvellement sous V2.0 ne s'imposera qu'à partir de 2028, pour laisser le temps à la méthode de s'implanter.

Le recalibrage peut révéler des écarts entre les émissions projetées et les émissions réelles, notamment sur le scope 3, dont la mesure s'est souvent affinée entre le premier engagement et le renouvellement. Ces écarts doivent être documentés et expliqués. V2.0 valorise explicitement la transparence sur les freins rencontrés et l'honnêteté sur les difficultés d'atteinte, plutôt que l'affichage d'une ambition formellement irréprochable mais déconnectée des réalités opérationnelles.

étapes de validation SBTi

Conclusion

SBTi est devenu, en dix ans, le cadre mondial de référence pour les objectifs climat d'entreprise, sans être une obligation légale, mais en s'imposant comme un standard de marché pour les organisations soumises à la pression des investisseurs, des clients et des référentiels ESG.

Définir des objectifs SBTi crédibles engage sur trois choix structurants :

  1. Le périmètre des scopes et l'année de référence,
  2. Le niveau d'engagement adapté au profil de l'entreprise (Near-term obligatoire, Net-Zero optional mais attendu des structures matures),
  3. La méthode de calcul cohérente avec le secteur.

La publication du Corporate Net-Zero Standard V2.0 le 11 juin 2026, applicable au 1er février 2027, redéfinit ces choix : différenciation catégorie A / B, nouvelles méthodes pour le scope 1 et le scope 2, responsabilité des émissions résiduelles, publication obligatoire d'un plan de transition.

Quant au processus de validation lui-même, il faut y consacrer le temps qu'il mérite : 24 mois au maximum entre le commitment et la soumission, environ 9 500 USD de frais de validation, 6 mois d'instruction en moyenne. Après validation, un engagement public de transparence annuelle pour au moins 5 ans.

FAQ

Questions fréquentes sur SBTi

Qu’est-ce que SBTi ?

SBTi, pour Science Based Targets initiative, est un cadre international qui permet aux entreprises de définir des objectifs de réduction des émissions alignés sur la science climatique et les Accords de Paris. Une validation SBTi signifie que les objectifs climat de l’entreprise ont été examinés selon une méthodologie reconnue et publiés officiellement.

Comment faire valider ses objectifs SBTi ?

La validation SBTi commence par une lettre d’engagement, puis l’entreprise dispose de 24 mois pour soumettre ses objectifs chiffrés, son périmètre d’émissions, son année de référence et sa méthode de calcul. Après soumission, l’instruction dure en moyenne 6 mois et aboutit, si les critères sont respectés, à la publication officielle des objectifs validés.

Quelle est la différence entre SBTi et une stratégie climat ?

SBTi valide les objectifs de réduction des émissions, mais ne construit pas à lui seul le plan d’action permettant de les atteindre. Une stratégie climat complète doit ensuite traduire ces objectifs en trajectoire de décarbonation, leviers opérationnels, gouvernance, suivi annuel et reporting des progrès.

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