Conseils d'experts pour réussir votre transition de la DPEF à la CSRD

La Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF) qui était depuis plusieurs années la référence en matière de reporting est aujourd'hui remplacée par la CSRD, qui marque une transformation profonde du reporting extra-financier.
Pour les entreprises historiquement soumises à la DPEF, l’enjeu n’est donc pas de “remplacer” un rapport par un autre, mais bien de faire évoluer leurs pratiques, leurs processus et leur gouvernance. Dans cet article, les experts du logiciel CSRD Toovalu vous donne les clés pour réussir votre transition de la DPEF à la CSRD.
La Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF) a été introduite en France en 2017. Elle était obligatoire pour certaines entreprises selon des critères de chiffre d'affaires, de bilan et d’effectif. L'objectif recherché était d'obliger les sociétés à communiquer sur les implications sociales et environnementales de leurs activités ainsi que sur leur mode de gouvernance.
Afin d’être en conformité avec la réglementation, la DPEF devait contenir :
Elle devait être insérée dans le rapport de gestion de l'entreprise et faire l'objet d'une publication librement accessible sur le site internet de la société.
Alors que le régime de la DPEF accordait de la souplesse aux sociétés, la CSRD impose une approche normée, structurée et comparable, fondée sur des standards communs (ESRS) et une analyse formalisée de la double matérialité.

Avec la CSRD, l'exigence de reporting ESG est renforcée :
Toutes les entreprises soumises à la DPEF n’entrent pas automatiquement dans le périmètre CSRD tel qu’il est redéfini après le paquet Omnibus.
Certaines entreprises de taille intermédiaire peuvent désormais sortir du champ obligatoire.
Mais sortir du périmètre réglementaire ne signifie pas sortir du jeu : les attentes du marché, des investisseurs, des clients ou des financeurs restent fortement alignées sur les principes de la CSRD.
Pour ces entreprises, adopter une logique inspirée de la CSRD est un bon réflexe qui permet de :
Identifiez précisément si votre entreprise est soumise ou indirectement concernée. Pour cela, vous pouvez déjà vous référer à notre article complet sur la CSRD post Omnibus.

CSRD post-omnibus : téléchargez l'échéancier pour comprendre précisément si votre entreprise est concernée et quand.
Avec la CSRD, l’enjeu est désormais de dépasser la logique de conformité minimale : la directive impose un cadre structurant qui doit être intégré aux processus internes, à la gouvernance et à la stratégie, notamment via :
Un reporting CSRD sera réussi si ses enjeux et sa réalisation sont partagés largement en interne.
Il est tout d'abord nécessaire d'impliquer la gouvernance, car la crédibilité du document dépend aussi de son pilotage au plus haut niveau.
DAF, RH, Juridique, Achat : l'équipe CSRD doit aussi être plus large que celle qui était impliquée par la DPEF.
Dans la mesure du possible, il est pertinent d'associer au maximum les parties prenantes en amont, pour assurer la pertinence des indicateurs.
Enfin, pour rassembler en interne, il est également nécessaire de mettre en avant les liens entre performance extra-financière et stratégie globale de l’entreprise.
Découvrez des conseils pour embarquer efficacement la CSRD dans notre article dédié.
La CSRD impose une grande rigueur sur la collecte et le traitement des données ESG, qui se doit se concentrer sur 4 axes principaux :
Ces pratiques, déjà attendues dans le cadre des travaux DPEF, sont plus que jamais à adopter avec le reporting CSRD, qui impose un niveau de détail et de vérification renforcé.
Pour cela il faut notamment :
Non. Les travaux réalisés dans le cadre de la DPEF constituent une base utile, notamment sur l’identification des risques, les indicateurs historiques et la gouvernance.
En revanche, la CSRD impose de restructurer son reporting selon les normes ESRS et de les inscrire dans une logique de double matérialité et de pilotage stratégique.
La première étape consiste à clarifier sa situation réglementaire (soumise, hors du périmètre ou indirectement concernée), puis à lancer une analyse de double matérialité structurée, qui servira de socle à l’ensemble du reporting CSRD.
Certains indicateurs peuvent être conservés, notamment s’ils sont suivis dans le temps et pertinents pour l’activité.
Cependant, la CSRD impose des indicateurs standardisés définis par les ESRS : il est donc nécessaire de vérifier la compatibilité des indicateurs existants et, le cas échéant, de les compléter ou de les adapter.
Contrairement à la DPEF, souvent portée par une équipe restreinte, la CSRD nécessite une approche transverse impliquant la direction générale, la finance, la RSE, les risques, les achats, les systèmes d’information et parfois les ressources humaines.
La gouvernance est un facteur clé de réussite.
Même hors obligation légale, s’inspirer de la CSRD reste pertinent.
De nombreuses entreprises sont indirectement concernées via leurs clients ou partenaires soumis à la directive. Adopter une logique proche de la CSRD permet d’anticiper les demandes du marché et de structurer durablement sa démarche ESG.
Non. La transition peut (et doit souvent) être progressive :
L’important est d’adopter une trajectoire claire plutôt que de viser une conformité immédiate parfaite.
La DPEF a posé les premières bases du reporting extra-financier.
La CSRD en a fait un outil de pilotage stratégique, structuré, comparable et auditable.
Pour les entreprises, réussir la transition ne consiste pas à produire un rapport de plus pour se mettre en conformité, mais à intégrer la durabilité au cœur des décisions et des processus. La transition de la DPEF à la CSRD repose sur une organisation solide, une donnée fiable et des outils capables de soutenir la complexité des normes ESRS.
Pionnier des éditeurs de logiciel RSE ESG, Toovalu accompagne des centaines d'entreprises dans leurs enjeux de conformité ESG et CSRD.