Découvrez l'essentiel sur la qualité de société à mission
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En 2025, le baromètre de l’Observatoire des sociétés à mission a recensé plus de 2 000 entreprises. Le nombre d’entreprises concernées est en forte progression en France depuis 2019, ce qui montre une réelle dynamique d’appropriation du modèle. Décryptage par les experts RSE et climat de chez Toovalu, société à mission depuis 2020.
La société à mission est une qualité reconnue par la loi PACTE depuis mai 2019. Elle concerne les sociétés qui intègrent des objectifs sociaux et environnementaux dans leurs statuts et organisent leur suivi.
Il ne s’agit pas d’une nouvelle forme juridique, mais d’une qualité juridique que l’entreprise choisit d’adopter volontairement. L’idée n’est pas de renoncer à la performance économique mais de s’engager sur le long terme sur les enjeux environnementaux et sociaux.
La société à mission se donne pour objectif de contribuer positivement à la société et à l’environnement : elle cherche à concilier enjeux financiers et enjeux sociétaux.
La mission sert de boussole de long terme pour l’entreprise. Elle doit bien sûr être en lien avec son activité, son secteur et ses territoires d’implantation. Cette mission est inscrite dans les statuts de l’entreprise et fédère les dirigeants, salariés, actionnaires, mais aussi potentiellement les clients et fournisseurs autour d’un cap commun.
Toute société commerciale inscrite au registre du commerce et des sociétés peut devenir société à mission, quelle que soit sa forme juridique : SA, SAS, SARL, EURL, coopératives, mutuelles…
La qualité de société à mission a déjà été adoptée par des entreprises de toutes tailles, de tous secteurs, de toutes ancienneté et dans tous les territoires (MAIF, Les Petits Chaperons Rouges, Crédit Mutuel Arkéa, KPMG, Nature et Découvertes…)
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Pour obtenir la qualité de société à mission, les statuts doivent intégrer trois éléments obligatoires :
Les objectifs sociaux et environnementaux doivent être suffisamment précis pour être évalués et contrôlés. La mission peut ensuite être complétée par d’autres éléments, comme :
En clair, la mission statutaire donne le cap mais elle doit ensuite être traduite en pilotage concret.
La société doit se doter d’un organe de gouvernance chargé exclusivement du suivi de l’exécution de la mission. Il s’agit souvent d’un comité de mission (ou d’un référent de mission si entreprise compte moins de 50 salariés), distinct des autres organes sociaux de l’entreprise.
Son rôle ?
Chaque année, le comité ou référent présente un rapport d’avancement à l’assemblée générale.
Une fois les statuts modifiés, la société doit déclarer sa qualité de société à mission via le guichet unique des formalités des entreprises, avec dépôt des statuts.
La mention est ensuite publiée au RNE (Registre national des entreprises) et au RCS (Registre du commerce et des sociétés), et figure sur l’extrait K ou Kbis.
Cette démarche peut intervenir soit à la création, soit en cours de vie sociale via une inscription modificative. Si la mission modifie l’objet social, une publication dans un support d’annonces légales peut être exigée avant le dépôt des statuts modifiés.
Une fois qu’elle a obtenu sa qualité de société la mission, l’entreprise doit se soumettre à un double contrôle pour conserver son statut :
La société peut perdre la qualité de société à mission si elle renonce volontairement en supprimant la mission des statuts, ou suite à une décision du tribunal, en cas de non respect des exigences légales. Par exemple, si la société :
Le ministère public ou toute personne intéressée peut saisir le président du tribunal de commerce pour demander le retrait de la qualité de société à mission
De plus, le non-respect d’une clause statutaire sur la raison d’être et la mission peut engager la responsabilité civile de la société et de ses dirigeants.
La mission permet de fixer un cap à long terme en lien avec les enjeux du secteur d’activité et du territoire. Elle agit comme une boussole stratégique pour orienter les décisions de l’entreprise.
La mission peut aussi protéger les fondements, les valeurs et la culture de l’entreprise dans la durée. C’est un bénéfice structurant, car l’entreprise inscrit une vision dans ses statuts, au-delà des discours de circonstance.
Ce qu’on observe chez Toovalu, c’est que les sociétés qui utilisent le logiciel ont une vision souvent plus claire de leur environnement et de leurs enjeux. La mission aide aussi à identifier plus facilement leurs risques, leur positionnement sur le marché… Au final, leurs stratégies (RSE et globale) sont souvent plus long terme, moins régulièrement remises en question, plus différenciantes et plus ambitieuses.
La capacité de société à mission donne du sens au projet d’entreprise, elle fédère véritablement les collaborateurs autour d’un projet commun. Les différentes parties prenantes sont alignées sur un même objectif et une même vision, même si elles ne collaborent pas en direct au quotidien.
“Grâce à cette démarche, la mission n’appartient plus seulement aux fondateurs et aux équipes dirigeantes, mais à chacun des salariés.” Nicolas Rohr, co-fondateur de Faguo.
La qualité de société à mission, c’est donc aussi un bénéfice RH et managérial, au-delà de la dimension juridique.
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Devenir société à mission, c’est aussi un excellent tournant pour améliorer son image de marque employeur et renforcer son attractivité auprès des talents en quête de sens et d’engagement.
La capacité de société à mission vient renforcer la réputation de l’entreprise, ses relations clients et sa singularité marché. Une réponse concrète aux attentes croissantes des parties prenantes internes et externes, comme les collaborateurs, clients, fournisseurs ou territoires.
“Beaucoup de candidats qui postulent chez Toovalu se disent sensibles au fait que nous soyons société à mission.” Nicolas Desmoitier, Directeur général chez Toovalu
Le statut de société à mission peut aussi faire évoluer l’entreprise en profondeur. En se donnant des objectifs sociaux et environnementaux, elle est amenée à revoir ses produits, ses services, son organisation ou certaines de ses pratiques. C’est un excellent moteur pour stimuler l’innovation et faire émerger des offres plus différenciantes.
Le baromètre de l’Observatoire des sociétés à mission rappelle aussi que la mission n’est pas figée. Elle peut évoluer avec la maturité de l’entreprise, son modèle économique ou le niveau d’ambition qu’elle souhaite se donner. Autrement dit, la société à mission n’est pas un simple affichage, mais un cadre qui peut accompagner des transformations concrètes dans le temps.
Devenir société à mission peut renforcer l’attractivité de l’entreprise, mais ce statut implique aussi des obligations réelles. Inscription dans les statuts, gouvernance, double contrôle… il peut y avoir des contraintes administratives et une attention plus forte des parties prenantes.
Le statut peut donc être un vrai levier de structuration, à condition d’accepter ce niveau d’exigence et de rendre des comptes sur les engagements pris.
Vous avez besoin d'expertise pour structurer vos ambitions et piloter votre démarche pour devenir entreprise à mission ? Les consultants Toovalu (société à mission depuis 2019) vous accompagnent à chaque étape de votre démarche.
Ce n’est pas un label, ni une nouvelle forme de société. Il s’agit d’une qualité juridique inscrite dans les statuts de l’entreprise. Elle implique des engagements formels, un suivi dans le temps et des contrôles réguliers.
La raison d’être exprime le rôle que l’entreprise souhaite jouer dans la société. La mission va plus loin, car elle s’accompagne d’objectifs sociaux et environnementaux précis, inscrits dans les statuts et suivis dans la durée.
Oui. Toutes les sociétés commerciales peuvent adopter cette qualité, quelle que soit leur taille ou leur secteur d’activité. Les petites entreprises peuvent même désigner un référent de mission à la place d’un comité de mission lorsqu’elles comptent moins de 50 salariés.
Oui. C’est une condition indispensable. L’entreprise doit inscrire dans ses statuts sa raison d’être, ses objectifs sociaux et environnementaux, ainsi que les modalités de suivi de la mission.
Le suivi repose sur deux niveaux de contrôle. En interne, le comité de mission ou le référent suit l’exécution des engagements et présente un rapport annuel. En externe, un organisme tiers indépendant vérifie régulièrement si les objectifs sont bien poursuivis.
Oui. Une entreprise peut perdre cette qualité si elle ne respecte pas les obligations prévues, par exemple en l’absence de contrôle, de gouvernance dédiée ou en cas de non-respect de ses objectifs statutaires.
Lorsqu’elle est réellement pilotée, la mission peut aider à clarifier la stratégie, fédérer les équipes, renforcer l’attractivité de l’entreprise et faire évoluer les offres ou les pratiques de manière cohérente avec ses engagements.
Pas forcément. Ce statut est intéressant pour les entreprises prêtes à formaliser leur engagement, à le piloter dans le temps et à accepter un cadre exigeant. Sans volonté réelle de suivi et de transformation, il risque de rester purement déclaratif.