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Mis à jour : mai 11


Ce sera définitivement l’année des expériences et des grandes transformations ! Vous avez lu (ou pas) mon texte sur la parenthèse tortue pour les vœux, (Vous pouvez le retrouver ici). Après m’être foulée le genou et être contrainte à l’immobilisation pendant presque 2 mois, je m’en remets tout juste et paf, nous voilà confinés ! Ce début d’année sera donc pour moi celui de l’immobilisme forcé et de la réflexion induite par ces événements.

J’appelais à ralentir, à réfléchir collectivement, à créer avec patience mais volonté une nouvelle économie… Qu’est-il en train de se passer ? Que va-t-il sortir de cette situation inédite ? La terre avec des moyens détournés ne nous envoie-t-elle pas une secousse, un avertissement à entendre ?

Non, ce ne sera pas drôle, mais saisissons cette opportunité, faisons-en une occasion de reconnexion intérieure. Retrouvons ceux qui comptent pour vous si nous le pouvons, c’est avant tout un moment à passer entre proches. Nous pensons fort à ceux qui vont se retrouver dans des lieux exigus, non adaptés à ce confinement, ou isolés… Non ce ne sera pas facile, et pour certains très dur. Nous pensons à eux, à vous.

J’ai la chance d’avoir pu me réfugier à la campagne, en pleine nature. La nature est et sera toujours mon refuge, lieu de ressourcement, de méditations. Pour ces prochaines semaines, offrons-nous de la douceur, du calme, de la bienveillance…

Notre système économique va être mis à mal, profondément secoué par ce phénomène. Nous devons prendre le temps du constat, peut-être descendre notre courbe de deuil et passer par toutes sortes d’émotions. Oui, prenons le temps, puisque nous allons en avoir !

Et ensuite ? Pourrons-nous retourner vers notre activité comme s’il ne s’était rien passé ? Où saurons-nous saisir ce moment pour être plus à l’écoute de nous-même, de la nature… Peut-être est-ce l’opportunité de construire une économie plus résiliente.

Le futur sera ce que nous en ferons ; rien n’est écrit, c’est à nous de l’inventer, de le partager et de proposer collectivement une nouvelle direction. Quelle sera-t-elle ? Plus humaine, plus résiliente, plus centrée vers l’essentiel…

Nous sommes en quête, et collectivement, nous cherchons quelque chose. Observons, écoutons notre cœur. Cette période de confinement peut devenir une période d’écologie intérieure. Une porte ouverte, une occasion de construire l’humanité de demain…

Chez Toovalu, nous avons construit collectivement une vision économique, une vision d’entreprise qui relie la nature et les activités humaines. Nous sommes résilients car nous sommes alignés. Chacun individuellement et tous ensemble, nous avons partagé et construit cette vision de futurs souhaitables.

Voilà ce que j’ai envie de partager avec vous. Et c’est important d’être tous en confiance, en conscience… Car nous allons continuer à échanger tous ensemble : collègues, clients, partenaires, institutions. Gardons ces liens qui vont nous réconforter durant les semaines à venir, soyons à l’écoute les uns des autres…

Et je conclurai avec ma phrase fétiche : « On voit l’arbre qui tombe, mais on ne voit pas la forêt qui pousse ».


Marie Gaborit - Directrice Générale -




Texte écrit le 16 mars par Bernard Lemoult - Directeur du Collège des transitions sociétales


J’ai croisé un ami ce weekend. Il m’a raconté ce qui lui était arrivé jeudi 12 mars, lorsqu’il a écouté le discours du Président de la République.« Je ne sais pas pourquoi, dit-il, mais le son n’était vraiment pas bon. Ceci dit, je pensais tout de même avoir saisi l’essentiel de ses propos : … affecte tous les continents … principe de confiance dans la science, écouter celles et ceux qui savent … nous ne sommes qu’au début … mobiliser tous les moyens financiers nécessaires … mobilisation économique et sociale … protéger les plus démunis, les plus fragiles … faire bloc, grande discipline individuelle et collective … dire « nous » plutôt que « je » … inventer de nouvelles solidarités … interroger notre modèle de développement, les faiblesses de nos démocraties … des biens et des services en dehors des lois du marché .... Et à plusieurs reprises,il a prononcé mobilisation générale et quoi qu’il en coûte.Quelle n’a pas été ma stupeur en entendant ces mots ! Au fil du discours, la sidération a fait place à la joie et à l’espoir. Incroyable, formidable, je n’arrivais pas à qualifier ce moment tant attendu, espéré, rêvé. J’étais un homme heureux et je ne devais pas être le seul !Depuis le temps que la communauté scientifique internationale nous alertait, avec de plus en plus d’images apocalyptiques à l’appui, le Président avait enfin osé dire les choses, assumer la réalité de la situation, prendre les décisions ! Il avait eu ce courage politique qui fait, parfois, d’un Président de la République un grand chef d’Etat, devant l’Histoire, devant son peuple, devant la nation, devant le monde.Cette nuit-là, j’ai mal dormi. J’ai rêvé que j’allais voir mon Maire, des associations pour proposer mes services. J’imaginais des centaines de milliers de personnes faire comme moi. Avec cette mobilisation générale et quoi qu’il en coûte comme l’a souligné le Président, nous allions pouvoir envisager un avenir plus serein et inventer de nouvelles solidarités. Il est probable qu’il y aurait des réticents, des opposants, notamment parmi le milieu économique et financier, mais le Président l’a dit, l’Etat prendra sa part et ne laissera personne sur le carreau.Bien sûr, j’aurais préféré que ça se passe dans un cadre démocratique, avec l’assemblée nationale faisant bloc, dans une unité parlementaire. Mais sans doute la situation l’exigeait, il fallait faire vite comme les scientifiques le disaient. Il fallait prendre des mesures exceptionnelles dans un climat d’empathie.Quel discours !Quand je me suis réveillé le matin, encore dans un état second d’euphorie, j’ai allumé la radio comme à l’habitude. Bien au chaud dans mon lit, j’écoutais alors les informations de 6h30. Tout à coup, mon cœur s’est arrêté de battre. Ils repassaient des extraits du discours du Président. J’ai compris alors qu’il parlait du coronavirus et non de l’urgence écologique.J’ai éteins le poste et, envahi d’une grande tristesse, je suis resté couché. »Sentant mon ami encore bouleversé, je lui disais que la situation sanitaire et sociale, liée au coronavirus, était de plus en plus grave et qu’il était normal que le Président intervienne. Mais j’ajoutais être convaincu que, dans un avenir proche, le Président tiendrait à nouveau ce type de discours, prononcerait ces mêmes mots qu’avaient tant touché mon ami. Voyant son étonnement, je précisais que les conclusions et propositions de la Convention citoyenne pour le climat seraient bientôt à son agenda. « Le Président va très probablement déclarer une nouvelle fois la mobilisation générale », lui dis-je. La Convention citoyenne pour le climat a pour mandat de définir une série de mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 1990) dans un esprit de justice sociale. Décidée par le Président de la République, elle réunit cent cinquante personnes, toutes tirées au sort ; elle illustre la diversité de la société française. Elle remettra ses conclusions au mois d'avril 2020.


Le 16 mars 2020 Bernard Lemoult - Directeur du Collège des transitions sociétales

Mis à jour : janv. 24


"Parenthèse de Tortue"


La vie ne manque pas d’humour lorsqu’elle nous dispense ses enseignements, parfois à l’insu de notre plein gré… Ainsi, alors que je réfléchissais, pour mes vœux, au paradoxe entre l’urgence climatique et la nécessité de ralentir, me voilà devenue tortue à cause d’un genou blessé. J’ai alors pu vivre ma réflexion théorique !


Oui il est urgent de ralentir « festina lente », hâte-toi lentement. Ne confondons pas lenteur et faiblesse. Prendre le temps d’écouter et surtout d’entendre nos différences, prendre le temps de construire des collectifs, fort de nos (bio) diversités, fort de nos faiblesses, fort de nos émotions et de notre humanité.


« On entend l’arbre qui tombe mais on ne voit pas la forêt qui pousse », à l’image de ces grands arbres qui poussent lentement, mais inexorablement, de nombreuses initiatives s’organisent prêtes à défendre, et surtout à prendre soin de notre nature, pour une vie de qualité sur terre.


Avancer lentement avec force et conviction ; et dès maintenant savoir dire stop avec force et sans concession. Stop à la domination et l’exploitation intensive sous couvert de mauvaises justifications, de croissance, de protéger le statu quo et les intérêts de trop peu de personnes.


Non ! L’entreprise ne peut plus se satisfaire d’un compromis qui se fait aux dépens de la planète. J’ai trop entendu que ce n’était pas possible, trop compliqué… A l’image de ce client qui me disait il y a 6 mois que le ferroutage était impossible et qui m’annonce si fièrement en décembre que c’est en marche, des transformations radicales sont possibles !


2020 sera l’année des possibles : possible le cargo à voile et le ferroutage ! Possible (facile) l’énergie renouvelable et pourquoi pas l’auto-consommation. Possible les mini-efforts du quotidien (transports doux, tri des déchets…) Possible de réinventer votre entreprise dans l’économie régénératrice ! Possible d’investir notre argent dans des projets porteurs de sens. Ne vous dites plus : « mais c’est impossible ». L’urgence est telle et nombreux sont ceux qui œuvrent depuis des années sans relâche pour rendre ces solutions à impact positif possibles, que de très nombreuses solutions n'attendent plus que vous ! Alors osez choisir des solutions qui préservent l'environnement et l'homme, vous en sortirez toujours gagnant.


En plus vous verrez, vous y prendrez du plaisir, vous serez fiers de vous, vous réussirez mieux encore tout en respectant plus vos valeurs et celles de vos collaborateurs… C’est le sens de l’histoire et quel bonheur de pouvoir avancer ensemble en ce sens !


Alors pour 2020, je vous souhaite tous mes vœux mais surtout une année remplie de transformations.


Marie



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