ACT de l’ADEME : une démarche pour structurer et crédibiliser sa stratégie climat

ACT de l’ADEME : une démarche pour structurer et crédibiliser sa stratégie climat

L’essentiel à retenir

  • ACT fournit un cadre méthodologique pour construire et évaluer la crédibilité des plans de transition des entreprises.
  • La méthode analyse la cohérence entre les objectifs climatiques et les décisions qui doivent les rendre atteignables : investissements, produits, gouvernance, fournisseurs, clients et modèle d’affaires.
  • ACT Pas-à-Pas accompagne la construction d’une stratégie climat et d’un plan de transition, tandis qu’ACT Évaluation examine la robustesse d’une stratégie déjà existante.
  • Les méthodologies sectorielles permettent d’adapter l’analyse aux caractéristiques des entreprises, à leurs actifs, à leurs chaînes de valeur et à leurs leviers de décarbonation.
  • Pour les ETI et les grands groupes, ACT offre un langage commun aux directions RSE, financières, industrielles et générales afin de relier la stratégie climat aux décisions opérationnelles.

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Une entreprise peut annoncer une réduction de 50 % de ses émissions d’ici 2030, publier une trajectoire alignée avec l’Accord de Paris et disposer d’un bilan carbone détaillé. Ces éléments donnent une première indication sur son ambition climatique. Ils ne permettent pas encore de savoir si son modèle économique, ses investissements, ses produits, sa gouvernance et sa chaîne de valeur rendent cette ambition réalisable.

C’est le problème auquel répond ACT, pour Accelerate Climate Transition. Cette initiative fournit un cadre méthodologique pour construire et évaluer la crédibilité des plans de transition des entreprises. Elle aide à relier les objectifs climatiques aux décisions qui doivent les rendre atteignables.

Lancée en 2015 par l’ADEME et le CDP, ACT s’est progressivement structurée autour de méthodologies sectorielles et de deux usages complémentaires : construire une stratégie avec ACT Pas-à-Pas ou analyser une stratégie existante avec ACT Évaluation.

ACT s’inscrit aujourd’hui dans un écosystème plus large, avec plusieurs méthodologies et configurations selon le secteur, la maturité et les besoins de l’entreprise. Pour en avoir une vision d’ensemble et identifier le dispositif adapté à votre situation, consultez notre article consacré à l’écosystème ACT de l’ADEME.

Dans cet article, nous expliquons pourquoi la méthode ACT de l’ADEME occupe une place particulière dans l’écosystème climat, comment son architecture examine la cohérence d’une transition et en quoi elle complète le Bilan Carbone, la SBTi et la CSRD.

Pourquoi l’ADEME a créé ACT : passer des objectifs à la crédibilité du plan

En 2015, le problème n’était plus seulement de mesurer les émissions

Le calcul des émissions constitue un point de départ essentiel pour toute stratégie climat. Le Bilan Carbone® et le GHG Protocol permettent de dresser un inventaire, d’identifier les postes les plus émetteurs et de suivre les évolutions dans le temps.

D’autres cadres répondent à d’autres besoins. La SBTi aide les entreprises à définir des objectifs compatibles avec les connaissances scientifiques et les trajectoires sectorielles. La CSRD organise la publication d’informations de durabilité selon les normes ESRS.

Ces démarches apportent chacune une réponse utile. Il restait à examiner une dimension complémentaire : l’entreprise dispose-t-elle réellement des moyens de transformer son activité pour atteindre les objectifs annoncés ?

Une cible climatique peut sembler ambitieuse tout en restant isolée des décisions opérationnelles. Une entreprise peut, par exemple :

  • annoncer une réduction importante de ses émissions ;
  • continuer à investir principalement dans des actifs fortement carbonés ;
  • conserver une offre dépendante de ressources fossiles ;
  • demander des efforts à ses fournisseurs sans adapter ses critères d’achat ;
  • confier la transition au seul service RSE ;
  • maintenir une stratégie de croissance incompatible avec sa trajectoire.

ACT a été développée pour examiner ce type de cohérence. La méthode élargit l’analyse au fonctionnement réel de l’entreprise et aux décisions qui déterminent sa capacité à évoluer.

ACT introduit une logique de redevabilité climatique

L’initiative ACT crée un cadre de responsabilité climatique. Cette notion renvoie à la capacité d’une entreprise à rendre compte de la cohérence entre :

  • les engagements qu’elle prend ;
  • les décisions qu’elle adopte aujourd’hui ;
  • les moyens qu’elle mobilise ;
  • la transformation de son modèle économique ;
  • les résultats qu’elle vise à moyen et long terme.

ACT ne se limite donc pas à mesurer une quantité d’émissions ou à comparer une courbe à une trajectoire théorique. La méthode cherche à comprendre comment l’entreprise compte passer de l’ambition à l’exécution.

Prenons le cas d’un industriel qui annonce une trajectoire compatible avec une limitation du réchauffement à 1,5 °C. L’analyse doit ensuite porter sur ses investissements matériels, ses dépenses de recherche et développement, l’évolution de ses produits, les responsabilités internes, les relations avec ses fournisseurs et la dynamique de son marché.

Si les décisions d’investissement prolongent la dépendance à des équipements incompatibles avec la trajectoire annoncée, cette tension doit apparaître. L’entreprise peut alors réviser ses priorités, préciser ses hypothèses et renforcer son plan d’action.

Un cadre public d’intérêt général, porté par une initiative internationale

ACT est souvent présentée comme une méthode de l’ADEME. Cette formulation reflète le rôle central joué par l’Agence dans sa création, son développement et son déploiement en France. Le cadre reste toutefois une initiative internationale volontaire, créée  avec le CDP et la World Benchmarking Alliance.

L’ADEME contribue à son financement, à ses évolutions méthodologiques et à sa diffusion auprès des entreprises et des acteurs de l’accompagnement. L’initiative ACT met à disposition des méthodologies générales et sectorielles afin d’évaluer les entreprises avec les leviers propres à leur activité.

Cette distinction mérite d’être conservée :

  • ACT n’est pas une réglementation ;
  • ACT n’est pas un label obligatoire ;
  • ACT n’est pas une simple notation carbone ;
  • ACT fournit un cadre de construction et d’évaluation des plans de transition.

Le terme cadre public peut donc être compris comme un cadre méthodologique d’intérêt public, porté en France par un opérateur public. Cette nuance évite de présenter ACT comme une obligation réglementaire.

Une initiative devenue un écosystème structuré

Depuis sa création, ACT s’est étendue au-delà de son expérimentation initiale. L’initiative s’appuie aujourd’hui sur des méthodologies sectorielles (notamment pour l’industrie, l’énergie, les transports, la construction, le commerce, l’agriculture, l’agroalimentaire ou encore la finance). Le périmètre ACT s’est également élargi à la biodiversité : l’ADEME et l’OFB ont publié ACT Biodiversité en juin 2026, tandis que des travaux portent aussi sur l’adaptation.

Cet écosystème repose notamment sur deux parcours complémentaires, ACT Pas-à-Pas et ACT Évaluation

En 2024, l’ADEME a créé ACT Solutions, une filiale destinée à accélérer le déploiement de l’initiative en France et à l’international. Cette évolution confirme la volonté de professionnaliser la diffusion du cadre et de renforcer l’accès aux méthodologies.

ACT s’inscrit ainsi dans une infrastructure plus large, composée de méthodes, de formations, de bureaux d’études, d’entreprises engagées et de partenaires institutionnels.

écosystème ACT de l'ADEME

Les 9 modules ACT : la grille qui teste la cohérence d’une transition

La force de la méthode ACT repose sur une grille d’analyse multidimensionnelle. Les objectifs climatiques forment un élément important, mais ils ne suffisent pas à caractériser un plan de transition crédible.

L’architecture commune repose sur neuf modules :

  1. les objectifs et l’ambition ;
  2. les investissements matériels ;
  3. les investissements immatériels ;
  4. la performance des produits et services ;
  5. le management ;
  6. les fournisseurs ;
  7. les clients ;
  8. l’engagement public ;
  9. le modèle d’affaires.

Ces modules permettent d’observer la transformation de l’entreprise depuis plusieurs angles. Leur articulation donne une vision plus complète de la capacité d’exécution.

Objectifs et performance ne suffisent pas : ACT regarde aussi les moyens

Une entreprise peut fixer une cible de réduction précise et publier une trajectoire à long terme. ACT examine les moyens prévus pour atteindre cette cible.

  • Les objectifs et l’ambition permettent d’étudier le niveau de réduction visé, les échéances, les périmètres couverts et la cohérence avec les trajectoires climatiques de référence.
  • Les investissements matériels concernent les équipements, les bâtiments, les infrastructures, les sites de production et les actifs nécessaires à l’activité. Ils permettent de vérifier si les dépenses d’investissement accompagnent réellement la transformation.
  • Les investissements immatériels couvrent notamment la recherche et développement, les compétences, la formation, les systèmes d’information, les capacités d’innovation et les ressources consacrées à la transition.
  • La performance des produits et services complète cette analyse. Une entreprise réduit durablement son impact lorsque son offre évolue elle aussi. Les produits vendus, les services proposés et les usages qu’ils induisent doivent progresser dans le même sens que les objectifs climatiques.

Un industriel peut ainsi améliorer l’efficacité énergétique de ses usines tout en commercialisant une offre dont l’usage génère toujours l’essentiel des émissions. ACT fait ressortir cette éventuelle incohérence et invite l’entreprise à relier sa stratégie climat à son portefeuille de produits.

Gouvernance et chaîne de valeur déterminent la capacité à exécuter

Une transition climatique mobilise plusieurs fonctions de l’entreprise. Le management doit arbitrer les investissements, les achats doivent faire évoluer les critères de sélection, les équipes commerciales doivent adapter les offres et la direction générale doit suivre les résultats.

Le module management examine la manière dont la stratégie climat s’intègre dans la gouvernance, les responsabilités, les indicateurs et les processus de décision.

Les modules consacrés aux fournisseurs et aux clients élargissent l’analyse à la chaîne de valeur. Les émissions et les dépendances environnementales se situent souvent en amont ou en aval de l’activité directe. Les décisions prises avec les partenaires commerciaux influencent donc fortement la trajectoire de l’entreprise.

Une contradiction peut apparaître lorsqu’une entreprise demande à ses fournisseurs de réduire leurs émissions tout en conservant une politique d’achat exclusivement centrée sur le prix et le délai. La cohérence du plan dépend alors autant des pratiques de contractualisation que des objectifs annoncés.

L’engagement public constitue un autre indicateur important. Les prises de position, les actions de représentation d’intérêts, les communications externes et les adhésions à certaines initiatives doivent rester cohérentes avec la stratégie climat publiée.

Le modèle d’affaires révèle les contradictions les plus structurelles

Le neuvième module porte sur le modèle d’affaires. Il permet d’examiner la compatibilité entre la trajectoire climatique et les sources de revenus, les marchés ciblés, les perspectives de croissance et les activités futures de l’entreprise.

Cette analyse distingue une amélioration ponctuelle de la transformation structurelle. Une entreprise peut réduire certaines émissions grâce à des gains d’efficacité, tout en conservant un modèle de croissance fondé sur des activités incompatibles avec sa trajectoire.

ACT invite donc à examiner des questions stratégiques :

  • Les revenus bas carbone progressent-ils réellement ?
  • Les activités les plus carbonées diminuent-elles ou restent-elles centrales ?
  • Les acquisitions futures renforcent-elles la trajectoire ?
  • Les investissements orientent-ils le portefeuille vers des offres compatibles avec les objectifs climatiques ?
  • La croissance prévue repose-t-elle sur des hypothèses cohérentes avec les limites physiques et réglementaires ?

C’est sur ce point que la méthode ACT se différencie d’un contenu consacré uniquement à la trajectoire carbone. Elle relie la courbe d’émissions au fonctionnement économique de l’entreprise.

De la promesse à la preuve : ce qu’ACT cherche à établir

Modèle de transition

Question posée par ACT Éléments examinés Fragilité possible
Que promet l’entreprise ? Objectifs, ambition, échéances et périmètres Une cible lointaine sans jalons opérationnels
Comment compte-t-elle y arriver ? Investissements matériels et immatériels Des CAPEX orientés vers des actifs incompatibles
Son offre évolue-t-elle ? Produits, services et performance climatique Une stratégie climat séparée du portefeuille commercial
Qui porte la transformation ? Management, responsabilités et indicateurs Un plan confié au seul service RSE
La chaîne de valeur suit-elle ? Fournisseurs, clients et partenaires Des exigences externes contredites par les pratiques d’achat
Le discours externe est-il cohérent ? Engagement public et communication Des prises de position incompatibles avec la trajectoire
Le modèle économique est-il compatible ? Revenus, croissance, activités et investissements Une croissance encore dépendante d’activités fortement carbonées

 La méthode transforme ainsi une promesse climatique en objet d’analyse. Elle permet de relier la cible, les moyens, la gouvernance, la chaîne de valeur et le modèle économique.

Découvrir ACT S

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Deux usages d’un même cadre : construire puis évaluer

ACT Pas-à-Pas utilise le cadre pour construire

ACT Pas-à-Pas accompagne l’entreprise dans la construction de sa stratégie climat et de son plan de transition. La démarche part de l’activité, des émissions et des enjeux de l’organisation pour définir une ambition, identifier les leviers de transformation et les traduire en décisions opérationnelles.

Elle permet notamment de travailler sur la gouvernance, les investissements, les produits, la chaîne de valeur et le modèle d’affaires. L’enjeu n’est donc pas seulement de fixer une trajectoire, mais d’organiser les conditions de sa mise en œuvre.

Pour approfondir le parcours, ses étapes et ses prérequis, consultez notre article consacré à ACT Pas-à-Pas.

ACT Évaluation teste la robustesse d’une stratégie existante

ACT Évaluation répond à une autre situation : l’entreprise dispose déjà d’une stratégie climat ou d’un plan de transition et souhaite en examiner la cohérence à l’aide d’une méthodologie structurée.

L’analyse porte sur les différents éléments de preuve disponibles : niveau d’ambition, moyens engagés, investissements, transformation de l’offre, gouvernance, chaîne de valeur ou encore évolution du modèle d’affaires. Elle permet ainsi d’identifier les dimensions solides du plan et celles qui nécessitent d’être renforcées.

Retrouvez le détail du processus dans notre article sur ACT Évaluation.

Les deux démarches créent une boucle d’amélioration

Les deux usages peuvent se succéder. Une entreprise peut construire sa stratégie avec ACT Pas-à-Pas, la mettre en œuvre puis utiliser ACT Évaluation pour en examiner la robustesse. À l’inverse, l’évaluation d’une stratégie existante peut faire apparaître des dimensions qui nécessitent un travail de structuration supplémentaire.

Cette complémentarité permet d’inscrire ACT dans une logique d’amélioration continue : construire, confronter le plan aux preuves disponibles, corriger les incohérences et renforcer progressivement la capacité d’exécution.

Consultez notre article dédié pour comprendre l’ensemble de l’écosystème ACT, les différentes configurations possibles et choisir la démarche adaptée à votre situation.

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modules du parcours ACT

Pourquoi ACT devient un langage utile autour des plans de transition

Le plan de transition est devenu un objet de gouvernance

Les attentes des investisseurs, des clients, des salariés et des régulateurs portent désormais sur les moyens engagés pour atteindre les objectifs climatiques.

Les parties prenantes examinent les politiques, les investissements, les résultats, les trajectoires, les risques et les plans d’action. Les entreprises doivent relier les informations publiées à des décisions vérifiables.

ACT anticipe une évolution de fond : un objectif climat crédible doit être démontré par les décisions qui le rendent atteignable.

La méthode offre un langage commun aux directions RSE, aux directions financières, aux équipes industrielles et aux organes de gouvernance. Elle facilite les échanges autour de questions concrètes :

  • quels investissements soutiennent la trajectoire ?
  • quelles activités doivent évoluer ?
  • quels indicateurs permettent de suivre l’exécution ?
  • quelles responsabilités portent les décisions ?
  • quelles relations fournisseurs doivent changer ?
  • quelle place la transition occupe-t-elle dans le modèle économique ?

Les méthodologies sectorielles permettent de retenir les bons leviers

Les leviers de transition varient selon les secteurs. Un cimentier, un distributeur, une banque, une entreprise de transport et une université ne disposent ni des mêmes actifs, ni des mêmes chaînes de valeur, ni des mêmes marges de manœuvre.

Une méthodologie sectorielle permet de prendre en compte :

  • les principales sources d’émissions ;
  • la durée de vie des actifs ;
  • les technologies disponibles ;
  • les pratiques d’achat ;
  • la structure des marchés ;
  • les produits et services ;
  • les évolutions réglementaires ;
  • les dépendances aux infrastructures.

ACT propose des méthodologies sectorielles et génériques afin d’adapter l’analyse aux caractéristiques de l’entreprise. Cette approche améliore la pertinence de l’évaluation et évite d’appliquer une grille identique à des modèles économiques très différents.

ACT se combine avec les autres cadres climat

ACT complète les principaux cadres utilisés par les entreprises :

Cadre Question principale
Bilan GES ou Bilan Carbone® Combien l’entreprise émet-elle et où se situent ses émissions ?
SBTi Les objectifs de réduction sont-ils alignés avec la science ?
ACT La stratégie et le plan de transition sont-ils crédibles et exécutables ?
CSRD et ESRS E1 Quelles informations climatiques l’entreprise doit-elle publier ?

ACT ne remplace donc ni la comptabilité carbone, ni la définition d’objectifs, ni le reporting réglementaire. Elle analyse la cohérence entre ces éléments et les décisions qui doivent produire les résultats attendus.

Les travaux de rapprochement entre ACT et la CSRD montrent que les deux cadres peuvent se compléter. Les livrables produits dans le cadre d’ACT peuvent notamment contribuer à documenter certaines informations climatiques, sous réserve de respecter les exigences propres aux ESRS.

Pour approfondir cette articulation, consultez notre article consacré à ACT et la CSRD.

ACT et le rôle de l’ADEME dans la transition des entreprises

L’ADEME intervient dans ACT à plusieurs niveaux. Elle contribue à la conception des méthodes, au financement de démarches, à la formation des acteurs et au développement d’opérations collectives.

Cette implication reflète le rôle plus large de l’Agence dans la transition écologique. L’ADEME produit des données, développe des référentiels, accompagne les entreprises et soutient l’expérimentation. ACT s’inscrit dans cette chaîne en transformant les connaissances climatiques en une méthode de pilotage stratégique.

L’Agence a notamment soutenu des opérations collectives réunissant des entreprises d’un même secteur ou d’un même territoire. Ces démarches permettent de partager les difficultés, de comparer les leviers et de faire émerger une dynamique commune.

Pour les ETI et les grands groupes, ACT présente un intérêt particulier lorsqu’il faut :

  • relier la stratégie climat aux décisions d’investissement ;
  • embarquer les directions métiers ;
  • structurer un plan de transition à l’échelle de plusieurs entités ;
  • travailler sur la chaîne de valeur ;
  • donner un cadre commun aux filiales ;
  • préparer un dialogue avec les financeurs et les clients ;
  • faire progresser une stratégie déjà engagée.

La méthode peut également servir de support à une réflexion sur l’adaptation, la résilience et l’évolution du modèle d’affaires.

Conclusion

ACT de l’ADEME répond à un enjeu central de la transition climatique : rendre les objectifs crédibles au regard des décisions prises par l’entreprise.

La méthode examine les objectifs, les investissements, les produits, la gouvernance, les fournisseurs, les clients, l’engagement public et le modèle d’affaires. Cette vision élargie permet d’identifier les incohérences qui restent invisibles dans un simple inventaire d’émissions ou une trajectoire théorique.

ACT Pas-à-Pas accompagne la construction d’une stratégie et d’un plan de transition. ACT Évaluation analyse la robustesse d’une démarche existante. Les deux parcours peuvent alimenter une boucle d’amélioration continue.

Dans un contexte où les entreprises doivent démontrer la cohérence de leurs plans climat, ACT fournit un cadre structurant pour passer de la promesse à la preuve.

Toovalu accompagne les entreprises dans la construction, le pilotage et l’évaluation de leurs stratégies climat. Nos experts vous aident à exploiter les données carbone, structurer vos plans d’action et inscrire votre trajectoire dans les décisions opérationnelles et stratégiques.

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