Détails sur les principaux points ayant reçu l’aval des États membres.

Le 25 juin 2025, les représentants des États membres de l’UE ont arrêté leur position de négociation sur le texte qui doit modifier la directive CSRD. Seuils, double matérialité, standards ESRS et VSME, détails sur les principaux points ayant reçu l’aval des États membres, pas les experts CSRD Toovalu.
La présidence polonaise a réussi son pari. Les représentants des États membres se sont entendus sur les modifications à apporter au second texte Omnibus proposé par la Commission européenne au mois de février. Ce texte doit revoir en profondeur les obligations imposées aux entreprises quant à l’information de durabilité à présenter dans leurs rapports de gestion annuels.
Les États membres sont en faveur des éléments suivants.
Le relèvement des seuils : les représentants des États membres souhaitent que le rapport de durabilité, à compter de 2028 (sur les données 2027) soit imposé uniquement aux entreprises - et à leur société mère - qui réalisent (sur un exercice financier) un chiffre d’affaires de plus de 450 millions d’euros et emploient plus de 1000 salariés (en moyenne). Concernant les entreprises de pays tiers, seules celles réalisant un chiffre d’affaires de plus de 450 millions d’euros au sein de l’UE et ayant soit une filiale (grande entreprise) soit une succursale (générant plus de 50 millions de chiffre d’affaires) seraient concernées par un rapport traitant de leurs enjeux de durabilité en 2029 (sur l’exercice 2028).
Le maintien du principe de double matérialité : ce principe resterait inscrit dans le texte même de la directive.
Le renforcement du principe dit de « value chain cap » : les États membres demandent que les entreprises soumises à l’obligation de présenter un rapport de durabilité ne puissent pas - via des contrats - imposer une remontée d’information trop conséquente aux sociétés présentes au sein leur chaîne de valeur et employant 1000 salariés au maximum. Seules les informations listées dans le standard sur le reporting volontaire pourront leur être demandées. Si une clause contractuelle ne respecte pas ce principe, elle ne serait pas applicable aux co-contractants et ils devraient être informés de leur droit à décliner une demande de remontée d’information non conforme.
L’allègement des ESRS : les standards sur le reporting de durabilité ne devraient pas contenir de points de données - à acquérir de la part de société au sein de la chaîne de valeur et ayant moins de 1000 salariés - allant au-delà de ceux mentionnés par le standard sur le reporting de durabilité volontaire.
La mise en place d’un standard dédié au reporting volontaire : ce standard volontaire prendrait pour base le standard VSME. Il pourrait être utilisé par les sociétés employant au maximum 1000 salariés.
Un reporting au format Xbrl : la production d’un reporting au format Xbrl serait imposée uniquement à la suite de précisions apportées en la matière par un texte légal (un acte délégué).
.webp)
Le réexamen, dans le futur, du champ d’application du texte : une clause prévoit un possible réexamen du texte omnibus à l’avenir. Si tel est le ce cas, la Commission européenne devrait analyser en amont l’intérêt de mettre en place une procédure simplifiée de reporting de durabilité.
Le Parlement européen a adopté sa position de négociation sur le paquet Omnibus en novembre 2025, après des votes divisés et plusieurs rebondissements entre députés et groupes politiques. Le Conseil de l’UE a formellement approuvé le texte final du paquet Omnibus le 24 février 2026, actant l’allègement des obligations de reporting et de diligence pour les entreprises, et les deux institutions travaillent maintenant à la mise en œuvre de ces réformes.
Pour être accompagné dans vos enjeux de reporting CSRD, contactez les experts Toovalu et découvrez notre logiciel et nos services.