Découvrez l'essentiel à savoir pour le mettre en place dans votre entreprise

La décarbonisation, aussi appelée décarbonation, est définie par le gouvernement français comme “l’ensemble des mesures et techniques permettant de réduire les émissions de dioxyde de carbone.” Objectif : atteindre la neutralité carbone en France d’ici 2050.
Les experts décarbonation Toovalu vous aident à bien comprendre les enjeux d’un plan de décarbonation et à mettre au point une stratégie cohérente en plusieurs étapes.
Un plan de décarbonation est une démarche structurée qui vise à réduire durablement les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’une organisation, en cohérence avec les trajectoires climatiques nationales, européennes et internationales.
Il ne s’agit pas d’un simple plan d’actions isolées, mais d’un outil de pilotage stratégique, inscrit dans le temps long. Il intègre des objectifs chiffrés, une trajectoire, une gouvernance et des indicateurs de suivi.
La France s’est engagée à atteindre la neutralité carbone à horizon 2050, conformément à la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), avec un objectif intermédiaire de réduction d’au moins 55 % des émissions d’ici 2030 au niveau européen (paquet Fit for 55).
Les entreprises jouent un rôle central dans cette trajectoire, en particulier les secteurs industriels, de l’énergie, du transport et du bâtiment, qui concentrent l’essentiel des émissions nationales.
Ces notions sont souvent confondues, mais répondent à des logiques distinctes :
Un bon plan de décarbonation articule les trois niveaux.
Dans le cadre de la CSRD, la norme ESRS E1 : Changement climatique impose aux entreprises concernées de :
Dans ce contexte, le plan de décarbonation devient un outil structurant du reporting extra-financier, mais aussi un levier de pilotage stratégique interne.
Un plan de décarbonation pertinent couvre l’ensemble des émissions de l’entreprise, donc sur les 3 scopes.
La prise en compte du scope 3 est aujourd’hui incontournable, en particulier pour les entreprises industrielles, de services ou de distribution. Elle suppose au préalable d'avoir bien-sûr calculé son Bilan Carbone® sur les 3 scopes.
Pour une ETI ou un grand groupe, un plan de décarbonation permet :
Ces bénéfices ne se matérialisent toutefois pas automatiquement. Un plan de décarbonation n’est ni un simple document de cadrage, ni une liste d’actions isolées : il repose sur une démarche structurée et méthodologique. Pour produire des résultats mesurables, il doit être construit étape par étape, depuis le diagnostic initial jusqu’au pilotage dans la durée.
Chez Toovalu, nous identifions 6 étapes phares qui aboutissent à un plan de décarbonation. Les 2 premiers sont plutôt préparatoires, quand les 4 dernières constituent le plan de décarbonation à proprement parler.
La première étape consiste à réaliser un Bilan Carbone® ou GHG Protocol exhaustif qui couvre l’ensemble des scopes d’émissions.
Ce diagnostic permet d’obtenir une vision quantitative des émissions, sur une période de référence clairement définie.
Les résultats du bilan carbone doivent être mis en perspective avec les budgets carbone sectoriels définis par la SNBC. Cette analyse permet d’évaluer la compatibilité de l’entreprise avec les trajectoires nationales et d’identifier les écarts structurels.
L’enjeu ici n’est pas seulement de mesurer, mais de hiérarchiser. En identifiant les plus contributifs, vous pouvez concentrer vos efforts sur les leviers à plus fort impact, plutôt que de multiplier des actions marginales.

La trajectoire de décarbonation doit s’inscrire dans le temps long, avec :
La trajectoire repose sur un exercice de modélisation qui intègre :
Un plan de décarbonation crédible est souvent aligné avec la Science Based Targets initiative (SBTi). C’est un véritable standard de crédibilité pour les trajectoires climat d’entreprise, en complément des référentiels nationaux comme la SNBC.
Une fois la trajectoire définie, identifiez l’ensemble des leviers de décarbonation mobilisables, sur l’ensemble du périmètre de l’entreprise. À ce stade, il ne s’agit pas encore de prioriser ni d’arbitrer, mais bien de dresser une cartographie exhaustive des actions possibles, en cohérence avec votre modèle économique, votre secteur d’activité et les postes d’émissions identifiés lors du diagnostic.
Ces leviers couvrent généralement plusieurs grandes familles.
Les leviers liés à l’énergie restent structurants, en particulier pour les émissions des scopes 1 et 2. En voici quelques exemples :
La mobilité constitue souvent un poste significatif, notamment pour les entreprises multisites ou à forte intensité de déplacements. Voici quelques exemples d'actions possibles :
Pour les activités industrielles, les leviers peuvent être plus complexes et fortement dépendants du secteur.
Ils peuvent inclure par exemples :
Dans de nombreuses entreprises, le principal gisement de réduction se situe en scope 3, en particulier sur les achats.
Les leviers peuvent par exemples porter sur :
Le numérique recouvre la rationalisation des infrastructures IT, l’optimisation des usages (stockage, calcul, données), le choix d’hébergements moins carbonés, ainsi que la sobriété des outils numériques et applicatifs.

Enfin, si votre entreprise conçoit ou commercialise des produits ou services, l’éco-conception est un levier clé.
Elle consiste à intégrer les enjeux carbone dès la phase de conception :
Ces leviers ont souvent un effet structurant à long terme, à la fois sur l’empreinte carbone et sur la proposition de valeur de l’entreprise.
Plusieurs modèles s’offrent à vous pour prioriser vos actions et commencer à dresser un vrai plan de décarbonation.
Les actions sont priorisées en fonction de leur potentiel de réduction d’émissions et de leur faisabilité technique, économique et organisationnelle. Cet exercice de priorisation peut être grandement facilité par l'utilisation d'un logiciel de pilotage comme Toovalu, qui permet de modéliser plusieurs scenarios et de prioriser son plan de décarbonation en fonction de nombreux paramètres (impact potentiel, faisabilité, croissance future de l'entreprise etc.).
L’intégration des dimensions CAPEX et OPEX est essentielle pour inscrire la décarbonation dans une logique d’investissement cohérente avec la stratégie financière de l’entreprise.
La réussite du plan de décarbonation repose sur une répartition claire des rôles, avec des référents identifiés au sein des directions concernées.
Il est fortement conseillé de mettre en place des comités, composés d'experts du sujet et de décideurs. Ces comités assurent le pilotage stratégique et un arbitrage transverse.
La décarbonation est par nature transverse. Elle nécessite donc une coordination étroite entre les directions finance, achats, opérations, RSE et stratégie. D'où la nécessité de mettre en place - en parallèle des comités climat - des comité de pilotage cross-fonctionnels.
Le pilotage repose sur des indicateurs clairs et comparables, notamment :
Des logiciel stratégie climat dédiés permettent de suivre l’évolution des émissions, d’actualiser les hypothèses, de piloter le plan de décarbonation très simplement, de manière à la fois fiable et traçable.
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Un plan de décarbonation n’est ni un exercice ponctuel ni un simple livrable réglementaire.
C’est un outil de pilotage stratégique, qui structure la transformation du modèle économique de l’entreprise face aux contraintes climatiques, économiques et réglementaires.
Pour les ETI et les grands groupes, la question n’est plus de savoir s’il faut se doter d’un plan de décarbonation, mais comment le rendre cohérent, solide et opérationnel dans la durée.
Nos consultants se tiennent à votre disposition pour vous présenter notre solution tout en un (logiciel, formation, accompagnement) pour construire et piloter un plan de décarbonation à la fois ambitieux, réaliste et différentiant.
Un plan de décarbonation est une démarche structurée visant à réduire durablement les émissions de gaz à effet de serre d’une entreprise. Il combine trajectoire, plan d’action, gouvernance et indicateurs pour piloter la réduction carbone sur le long terme.
Les étapes préalables incluent le diagnostic des émissions (Bilan Carbone®) et la définition d’une trajectoire. Puis vient le plan de décarbonation en tant que tel : identification, priorisation des leviers d’action, mise en œuvre de la gouvernance et suivi continu à l’aide d’indicateurs et d’outils dédiés. Chaque étape permet d’assurer que les actions sont cohérentes, mesurables et alignées avec les objectifs climatiques.
Il existe de nombrreux leviers, qui dépendent de l'activité et des spécificités de l'entreprise. Voici quelques leviers parmi les plus courants : l’énergie (efficacité et renouvelables), la mobilité (flottes et déplacements), les procédés industriels, la supply chain, le numérique et l’éco-conception des produits. Chacun de ces leviers permet d’agir sur des postes spécifiques pour maximiser l’impact de la décarbonation.
Les entreprises utilisent des matrices impact/faisabilité et des analyses CAPEX/OPEX pour sélectionner les actions les plus efficaces et réalisables. Cette approche garantit que les efforts sont concentrés sur les leviers à fort potentiel et financièrement cohérents avec la stratégie de l’entreprise.
Il permet d’anticiper les risques réglementaires et économiques, d’orienter les investissements, de renforcer la résilience et de répondre aux attentes des investisseurs et partenaires. Bien conçu, il devient un outil stratégique qui structure la transformation durable de l’entreprise.