Plan de décarbonation : définition, étapes et leviers d’actions

Plan de décarbonation : définition, étapes et leviers d’actions

L'essentiel à retenir - Plan de décarbonation

  • Un plan de décarbonation structure la réduction des émissions de gaz à effet de serre d’une organisation dans la durée.
  • Il s’appuie sur un diagnostic des émissions, une trajectoire chiffrée, un plan d’action, une gouvernance et des indicateurs de suivi.
  • Le périmètre doit permettre d’identifier les émissions significatives sur lesquelles l’entreprise doit agir, y compris dans sa chaîne de valeur lorsque les principaux postes s’y situent.
  • Les principaux leviers concernent l’énergie, la mobilité, les procédés industriels, les achats, le numérique et l’éco-conception.
  • La réussite du plan repose sur une priorisation des actions, un pilotage transversal et une actualisation régulière des données et des hypothèses.

Un bilan carbone identifie les principaux postes d’émission. Une trajectoire fixe le niveau de réduction à atteindre. Mais entre les deux et les réductions réellement obtenues, l’entreprise doit encore décider quelles actions engager, avec quel budget, quel responsable et quel calendrier.
C’est le rôle du plan de décarbonation : transformer une ambition climatique en portefeuille d’actions chiffrées, priorisées et pilotables dans le temps.
Pour replacer cette étape dans l’ensemble de la démarche, consultez notre guide sur la décarbonation d’entreprise.

Définition et périmètre du plan de décarbonation

Plan de décarbonation : définition

Un plan de décarbonation est une démarche structurée visant à réduire durablement les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’une organisation, en cohérence avec les trajectoires climatiques nationales, européennes et internationales.

Il repose sur des objectifs chiffrés, une trajectoire de réduction, une gouvernance et des indicateurs de suivi. Il s’inscrit dans le temps long et guide les décisions opérationnelles, financières et stratégiques de l’entreprise.

Les objectifs de décarbonation en France et en Europe

La France s’est engagée à atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, conformément à la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC). À l’échelle européenne, le paquet Fit for 55 fixe un objectif de réduction nette d’au moins 55 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, par rapport à 1990.

Les entreprises jouent un rôle central dans cette trajectoire, en particulier dans les secteurs de l’industrie, de l’énergie, du transport et du bâtiment, qui concentrent une part importante des émissions nationales.

Différence entre trajectoire, plan d’action et plan de transition

Ces notions sont souvent utilisées de manière interchangeable, alors qu’elles répondent à des logiques distinctes :

  • La trajectoire de décarbonation correspond à la projection chiffrée des émissions de GES dans le temps, généralement à l’horizon 2030 et 2050, en cohérence avec un scénario climatique de référence.
  • Le plan d’action rassemble les mesures opérationnelles destinées à réduire les émissions : sobriété, efficacité énergétique, transformation des procédés, évolution des achats ou encore éco-conception.
  • Le plan de transition englobe l’ensemble de la démarche : trajectoire, plan d’action, gouvernance, investissements, indicateurs et mécanismes de pilotage.

Un plan de décarbonation efficace articule ces trois niveaux pour relier les objectifs de long terme aux décisions prises au quotidien.

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Trajectoire de décarbonation, plan de transition, plan d'action

Les obligations réglementaires liées à la CSRD

Pour les entreprises soumises aux exigences de reporting de durabilité applicables, les informations climatiques (ESRS E1 : Changement climatique) peuvent couvrir notamment les émissions de GES, les objectifs de réduction, les actions engagées, les ressources mobilisées et le plan de transition climatique.
Le plan de décarbonation peut alimenter une partie de ces informations, mais il ne doit pas être confondu avec le plan de transition demandé par les référentiels de reporting : ce dernier couvre plus largement la manière dont la stratégie et le modèle économique de l'entreprise s'inscrivent dans la transition climatique.

Pour devenir un véritable outil de décision, le plan doit relier objectifs climatiques, investissements, actions opérationnelles, responsabilités et résultats mesurés. Chez Toovalu, nous distinguons six étapes : les deux premières posent le diagnostic et la trajectoire ; les quatre suivantes construisent et organisent l’exécution du plan.

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Étape 1 : réaliser un diagnostic

Réaliser un Bilan Carbone® complet

La première étape consiste à établir un inventaire suffisamment complet des émissions de GES de l’entreprise, sur une année de référence clairement définie. Selon le cadre retenu, cet inventaire peut s’appuyer sur la méthode Bilan Carbone® ou le GHG Protocol.

Il doit préciser les périmètres organisationnels et opérationnels, les sources de données utilisées, les facteurs d’émission retenus et les principales hypothèses de calcul. L’objectif n’est pas seulement d’obtenir un total d’émissions, mais d’identifier les postes prioritaires et leurs déterminants.
Le périmètre doit permettre d’identifier les émissions significatives sur lesquelles l’entreprise doit agir pour tenir sa trajectoire. Cela implique de regarder au-delà des seules émissions directes lorsque les principaux postes se situent dans la chaîne de valeur.

scopes d'émission GES

Mettre les résultats en perspective avec les trajectoires sectorielles

Les résultats du bilan carbone peuvent ensuite être comparés aux trajectoires et budgets carbone définis par la SNBC. Cette mise en perspective permet d’évaluer les écarts avec les objectifs nationaux et d’identifier les transformations nécessaires selon le secteur d’activité.

L’ADEME propose également plusieurs méthodes, ressources et dispositifs mobilisables par les entreprises dans leur démarche de transition. Pour comprendre son rôle et les principaux dispositifs associés, consultez notre article consacré à l’ADEME.

Identifier les postes d’émissions prioritaires

L’enjeu consiste à hiérarchiser les émissions afin de concentrer les efforts sur les postes les plus émissifs. Cette analyse évite de multiplier les actions marginales et permet de mobiliser les ressources sur les leviers présentant le meilleur potentiel de réduction.

Le bilan carbone constitue ainsi le socle du plan de décarbonation : il fournit les données nécessaires à la définition de la trajectoire et à la sélection des actions.

Étape 2 : définir une trajectoire de décarbonation

Choisir les horizons 2030 et 2050

La trajectoire de décarbonation doit s’inscrire dans le temps long. Elle comprend généralement :

  • des objectifs intermédiaires à l’horizon 2030, cohérents avec les exigences réglementaires et sectorielles ;
  • une vision à 2050 compatible avec l’objectif de neutralité carbone ;
  • des jalons réguliers permettant de mesurer les progrès et d’ajuster les actions.

Modéliser l’évolution des émissions

La trajectoire repose sur un exercice de modélisation qui intègre plusieurs paramètres :

  1. Des hypothèses d’évolution, concernant notamment les volumes d’activité, le mix énergétique, les technologies, les investissements et les comportements.
  2. Plusieurs scénarios, afin d’évaluer la robustesse de la trajectoire face aux incertitudes économiques, technologiques ou réglementaires.

Les scénarios peuvent également intégrer la croissance future de l’entreprise, l’évolution de son périmètre, l’ouverture de nouveaux sites ou l’acquisition de filiales.

Rechercher l’alignement avec la SBTi et la SNBC

Un plan de décarbonation crédible peut s’appuyer sur les principes de la Science Based Targets initiative (SBTi). Cette démarche fournit un cadre pour définir des objectifs de réduction cohérents avec les données scientifiques sur le climat.

La trajectoire peut également être mise en regard des référentiels nationaux, notamment la SNBC, ainsi que des objectifs sectoriels et des exigences de la CSRD.

Étape 3 : identifier les leviers d’action

Une fois la trajectoire définie, l’entreprise doit recenser les leviers de décarbonation mobilisables sur l’ensemble de son périmètre.

À ce stade, l’objectif consiste à dresser une cartographie aussi complète que possible des actions envisageables, en cohérence avec le modèle économique, le secteur d’activité et les postes d’émissions identifiés lors du diagnostic.

Ces leviers couvrent plusieurs grandes familles. L’objectif n’est pas de retenir toutes les actions possibles, mais de constituer un portefeuille suffisamment large pour comparer ensuite leur potentiel de réduction, leur coût, leur faisabilité et leur calendrier.

Énergie

Les leviers énergétiques restent structurants, notamment pour les émissions des scopes 1 et 2. Ils peuvent inclure :

  • La sobriété énergétique : réduction des usages non essentiels, optimisation des plages de fonctionnement, adaptation des consignes de chauffage et de climatisation, meilleure utilisation des bâtiments et des équipements existants.
  • L’efficacité énergétique : modernisation des équipements, amélioration de la performance des procédés, rénovation énergétique des bâtiments, automatisation et pilotage plus fin des consommations.
  • Le développement des énergies renouvelables : autoproduction photovoltaïque, recours à la chaleur renouvelable ou contrats d’achat d’électricité renouvelable, lorsque ces solutions correspondent aux besoins et aux contraintes de l’entreprise.

Mobilité

La mobilité peut constituer un poste significatif, en particulier pour les entreprises multisites ou dont l’activité implique de nombreux déplacements.

Les actions peuvent porter sur :

  • La flotte de véhicules : électrification progressive, adaptation du dimensionnement de la flotte, éco-conduite et allongement de la durée de détention des véhicules.
  • Les déplacements professionnels : réduction des déplacements évitables, report modal de l’avion vers le train, politique voyage cohérente avec les objectifs climatiques et recours accru à la visioconférence.
  • Les déplacements domicile-travail : développement du télétravail, encouragement des mobilités actives et amélioration de l’accès aux transports collectifs.

Procédés industriels

Pour les activités industrielles, les leviers dépendent fortement du secteur, des technologies utilisées et des caractéristiques des installations.

Ils peuvent notamment inclure :

  • l’optimisation des procédés existants ;
  • la réduction des consommations d’énergie et de matières premières ;
  • la substitution de matières premières ou de combustibles ;
  • l’évolution des recettes de production ;
  • l’électrification de certains procédés ;
  • le recours à des ruptures technologiques nécessitant des investissements à moyen ou long terme.

Achats et supply chain

Dans de nombreuses entreprises, le principal potentiel de réduction se situe au niveau du scope 3, notamment dans les achats de biens et de services.

Les leviers peuvent porter sur :

  • la sélection de fournisseurs plus performants sur le plan carbone ;
  • l’évolution des cahiers des charges ;
  • la réduction des distances logistiques ;
  • l’optimisation du transport et du stockage ;
  • la relocalisation de certaines activités lorsque cela est pertinent ;
  • le travail conjoint avec les fournisseurs sur leurs propres trajectoires de décarbonation.

Cette démarche suppose de disposer de données suffisamment fiables sur les achats, les fournisseurs et les flux logistiques.

Numérique

La décarbonation du numérique recouvre plusieurs dimensions :

  • rationalisation des infrastructures informatiques ;
  • optimisation des usages, du stockage et des volumes de données ;
  • réduction des besoins de calcul ;
  • choix d’hébergements moins carbonés ;
  • allongement de la durée de vie des équipements ;
  • développement de pratiques numériques plus sobres.

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leviers d'action plan de décarbonation

Produits et éco-conception

Pour les entreprises dont une part importante des émissions dépend des produits ou services commercialisés, l’éco-conception peut constituer un levier structurant.

Elle consiste à intégrer les enjeux environnementaux dès la phase de conception, notamment à travers :

  • le choix des matériaux ;
  • l’allongement de la durée de vie ;
  • la réparabilité ;
  • la recyclabilité ;
  • la réduction des impacts liés à l’usage ;
  • la limitation des emballages et des déchets.

Ces leviers peuvent transformer durablement l’empreinte carbone et la proposition de valeur de l’entreprise.

À l’issue de cette cartographie, l’entreprise dispose donc d’un ensemble de leviers possibles, pas encore d’un plan de décarbonation. Le plan commence réellement lorsque ces leviers sont comparés, chiffrés, arbitrés puis traduits en décisions d’investissement et en actions attribuées.

Étape 4 : prioriser les actions

Après avoir identifié les leviers possibles, l’entreprise doit sélectionner les actions à mettre en œuvre en priorité.

Prioriser selon le carbone, l'économie et la faisabilité

Une première matrice impact/faisabilité permet d'écarter ou de différer certains leviers, en classant les actions selon leur potentiel de réduction des émissions, leur faisabilité technique, leur coût, leur délai de mise en œuvre, leur acceptabilité organisationnelle et leur contribution à la résilience et à la performance de l’entreprise.

Pour arbitrer les investissements, elle doit cependant être complétée par une estimation du potentiel de réduction en tCO₂e, des CAPEX et OPEX, des économies attendues, du calendrier et des principales dépendances.
Pour les portefeuilles les plus matures, le coût d'abattement en €/tCO₂e apporte une lecture supplémentaire : il permet de comparer le coût économique des réductions obtenues par différents leviers.

Cette approche permet d’arbitrer entre les actions rapides à mettre en œuvre, les projets structurants et les transformations de plus long terme.

Un logiciel de pilotage comme Toovalu permet de modéliser plusieurs scénarios et de prioriser les actions selon différents paramètres : impact potentiel, faisabilité, coût, calendrier ou encore croissance future de l’entreprise.

Intégrer les dimensions CAPEX et OPEX

La décarbonation implique souvent des investissements importants : rénovation énergétique, renouvellement des équipements, transformation des procédés ou évolution de la flotte de véhicules.

L’analyse des CAPEX et des OPEX permet de replacer chaque action dans la stratégie financière de l’entreprise. Elle facilite les arbitrages entre :

  • le coût initial de l’investissement ;
  • les économies opérationnelles attendues ;
  • le temps de retour sur investissement ;
  • les réductions d’émissions associées ;
  • les risques liés à l’inaction.

La priorisation gagne ainsi en cohérence avec les cycles budgétaires et les décisions d’investissement.

Exemple de plan de décarbonation

Un plan de décarbonation doit permettre de visualiser rapidement les actions retenues, leur contribution attendue, les moyens nécessaires, leur calendrier et leur responsable. Voici un exemple simplifié :

Action Scope Réduction attendue CAPEX OPEX / économies Échéance Owner Priorité
Remplacer une chaudière gaz par une PAC 1 250 tCO₂e/an 180 k€ −35 k€/an 2028 Direction industrielle Haute
Réduire de 20 % la matière vierge d’une gamme 3 800 tCO₂e/an 70 k€ À évaluer 2029 Achats + R&D Haute
Électrifier une partie de la flotte 1 90 tCO₂e/an 120 k€ −18 k€/an 2027 Services généraux Moyenne

Exemple fictif à visée illustrative. Les hypothèses et critères de priorisation doivent être adaptés au secteur, au périmètre et à la trajectoire de l'entreprise.

Étape 5 : mettre en place une gouvernance adaptée

Définir les rôles et responsabilités

La réussite du plan de décarbonation repose sur une répartition claire des responsabilités. Des référents doivent être identifiés au sein des directions concernées, notamment la RSE, la finance, les achats, les opérations, les ressources humaines et la direction générale.

Chaque action doit idéalement être associée à :

  • un responsable ;
  • un calendrier ;
  • un budget ;
  • un indicateur de suivi ;
  • une cible à atteindre.

Créer des comités climat

La mise en place d’un comité climat permet d’assurer le pilotage stratégique du plan. Il peut réunir des experts du sujet et des représentants des principales directions de l’entreprise.

Ce comité suit l’avancement des actions, examine les écarts avec la trajectoire et prépare les arbitrages nécessaires.

Organiser un pilotage transversal

La décarbonation concerne l’ensemble de l’organisation. Elle nécessite donc une coordination étroite entre les équipes finance, achats, opérations, RSE, informatique et stratégie.

En complément du comité climat, un comité de pilotage transversal peut faciliter le suivi opérationnel des actions, la remontée des difficultés et le partage des bonnes pratiques entre les métiers.

Étape 6 : piloter et mesurer dans le temps

Définir des indicateurs de suivi

Le pilotage repose sur des indicateurs clairs, comparables et régulièrement mis à jour. Ils peuvent notamment porter sur :

  • les émissions absolues ;
  • l’intensité carbone ;
  • les émissions par site, activité, produit ou pays ;
  • la consommation énergétique ;
  • la part d’énergie renouvelable ;
  • la part des investissements alignés avec la trajectoire climatique ;
  • l’avancement des actions ;
  • les économies réalisées.

Les indicateurs doivent permettre de suivre à la fois les résultats environnementaux et la mise en œuvre opérationnelle du plan.

Utiliser des outils de pilotage adaptés

Un logiciel de stratégie climat permet de suivre l’évolution des émissions, d’actualiser les hypothèses et de piloter le plan de décarbonation de manière fiable et traçable.

Pour les organisations multisites ou internationales, un outil dédié facilite également :

  • la centralisation des données ;
  • la consolidation des émissions ;
  • le suivi des plans d’action ;
  • la gestion des responsabilités ;
  • la comparaison des scénarios ;
  • la préparation des reportings et des audits.

Le plan doit évoluer avec l’entreprise, ses activités, son périmètre et les avancées technologiques. Une actualisation régulière permet de maintenir une trajectoire cohérente et opérationnelle.

Conclusion

Un plan de décarbonation constitue un outil de pilotage stratégique qui structure la transformation du modèle économique de l’entreprise face aux contraintes climatiques, économiques et réglementaires.

Il repose sur une démarche progressive : mesurer les émissions, définir une trajectoire, identifier les leviers, prioriser les actions, organiser la gouvernance et suivre les résultats dans le temps.

Pour les ETI et les grands groupes, un plan de décarbonation solide permet d’articuler les ambitions climatiques avec les réalités opérationnelles, financières et organisationnelles.

Nos consultants se tiennent à votre disposition pour vous présenter notre solution tout-en-un : logiciel, formation et accompagnement, afin de construire et piloter un plan de décarbonation ambitieux, réaliste et différenciant.

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Questions fréquentes sur le Plan de Décarbonation

Qu’est-ce qu’un plan de décarbonation ?

Un plan de décarbonation est une démarche structurée visant à réduire durablement les émissions de gaz à effet de serre d’une entreprise. Il combine trajectoire, plan d’action, gouvernance et indicateurs pour piloter la réduction carbone sur le long terme.

Quelles sont les étapes clés d’un plan de décarbonation ?

Les étapes préalables incluent le diagnostic des émissions (Bilan Carbone®) et la définition d’une trajectoire. Puis vient le plan de décarbonation en tant que tel : identification, priorisation des leviers d’action, mise en œuvre de la gouvernance et suivi continu à l’aide d’indicateurs et d’outils dédiés. Chaque étape permet d’assurer que les actions sont cohérentes, mesurables et alignées avec les objectifs climatiques.

Quels leviers d’action peuvent réduire les émissions de GES ?

Il existe de nombrreux leviers, qui dépendent de l'activité et des spécificités de l'entreprise. Voici quelques leviers parmi les plus courants : l’énergie (efficacité et renouvelables), la mobilité (flottes et déplacements), les procédés industriels, la supply chain, le numérique et l’éco-conception des produits. Chacun de ces leviers permet d’agir sur des postes spécifiques pour maximiser l’impact de la décarbonation.

Comment prioriser les actions dans un plan de décarbonation ?

Les entreprises utilisent des matrices impact/faisabilité et des analyses CAPEX/OPEX pour sélectionner les actions les plus efficaces et réalisables. Cette approche garantit que les efforts sont concentrés sur les leviers à fort potentiel et financièrement cohérents avec la stratégie de l’entreprise.

Quels bénéfices un plan de décarbonation apporte-t-il à une entreprise ?

Il permet d’anticiper les risques réglementaires et économiques, d’orienter les investissements, de renforcer la résilience et de répondre aux attentes des investisseurs et partenaires. Bien conçu, il devient un outil stratégique qui structure la transformation durable de l’entreprise.