Découvrez les objectifs, exigences et nouveautés de l'ESRS E2

Dans le cadre de la CSRD, le standard ESRS E2 encadre les exigences de reporting relatives aux pollutions générées par ou via l’entreprise. Il vise à structurer la publication d’informations sur les rejets de polluants, les microplastiques et les substances préoccupantes, lorsque ces enjeux sont matériels. Si toutes les entreprises ne sont pas concernées au même niveau, l’analyse publiée par EFRAG montre que la pollution constitue un enjeu majeur pour certains secteurs fortement exposés, comme l’industrie, l’extraction minière ou le transport. ESRS E2 s’inscrit ainsi comme un standard clé pour mieux piloter les impacts environnementaux et sécuriser la durabilité des activités. Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur ESRS E2 en 2026.
Parmi les normes ESRS de l'Efrag, le standard ESRS E2 sur les pollutions émises par ou via l’entreprise a pour objectif de compléter les informations présentées au titre de l’ESRS 2 - en matière de politiques, actions, cibles et indicateurs - lorsque les informations qu’il décrit sont matérielles.
Selon l’analyse publiée par l’EFRAG, la pollution est un sujet considéré comme matériel pour 38% des entreprises en moyenne. Les sujets de pollutions s’avèrent critiques notamment pour les secteurs de l’extraction minière (70%), de l’industrie (62%) et du transport (58%).
Suite à l'omnibus CSRD, les sous-sujets désormais couverts par le standard sont :
ESRS E2 fixe un certain nombre de KPI obligatoires pour le reporting CSRD.
L'ESRS E2 prend en compte les quantités de polluants rejetées :
Les quantités de microplastiques doivent également être renseignées, et notamment :
Pour comptabiliser le poids total des substances préoccupantes et extrêmement préoccupantes, sont comptées les substances :
Aucun KPI financier spécifique n'est requis par l’ESRS E2. Les effets financiers ont été retirés du standard et relèvent de l’ESRS 2.
Comme tous les ESRS thématiques, celui-ci est directement lié aux exigences générales de l’ESRS 2.
Par ailleurs, il est lié à tous les autres standards environnementaux et au standard social S3 sur les communautés affectées :

Le nombre de points de données à présenter dans son rapport est largement réduit :
Les ESRS environnementaux ont été allégés pour éviter toute redondance. En particulier, l’exigence de publication portant sur les effets financiers des plans d’actions adoptés au sein de l’entreprise en matière de pollution a été supprimée de l’ESRS thématique.

De nombreux points de données ont été supprimés du fait de leur proximité avec des informations déjà demandées au titre de l’ESRS 2 dans un effort de simplification et de clarification. Les points de données sont moins précis et donnent plus de liberté aux sociétés quant au détail des informations à faire remonter.
Sur les éléments chiffrés, l’entreprise doit répondre aux exigences générales de publication à présenter au titre de l’ESRS 2 sur les cibles (GDR-T).
De plus, l’entreprise doit présenter les quantités de polluants rejetées dans l’air, l’eau et les sols provenant de ses opérations propres et/ou d’accidents environnementaux ayant potentiellement eu lieu pendant l’exercice. Sur les microplastiques, il sera nécessaire de présenter les quantités de plastique primaire fabriquées, utilisées dans les produits, et directement rejetées dans l’environnement.
Enfin, l'entreprise devra présenter dans son rapport, entre autres, le poids total de substances préoccupantes et hautement préoccupantes qui ont été achetées, fabriquées, mises sur le marché ou rejetées dans l’environnement. Des obligations de reporting complémentaires sont prévues pour les entreprises productrices, formulatrices et importatrices de ces substances.
Un grand nombre d’entreprises dépendent des services écosystémiques générés par la biodiversité et les écosystèmes : une étude de la Banque de France estime que 42% de la valeur du portefeuille de titres détenus par les institutions financières françaises a été émise par des entreprises qui dépendent fortement ou très fortement d’au moins un service écosystémique. Les pollutions constituent l’un des facteurs majeures d’érosion de cette biodiversité et donc d’altération des services écosystémiques. Il est donc stratégique de traiter ce sujet pour permettre d’assurer la pérennité des modèles économiques.
Cartographier l’ensemble des opérations propres au niveau de chaque site et mettre en place un système de mesure des polluants rejetés par chacun de ces sites.
Pionnier parmi les plateformes ESG en France, Toovalu accompagne les entreprises sur tous leurs enjeux de reporting CSRD / ESRS.
L’ESRS E2 est le standard CSRD dédié aux pollutions générées par ou via l’entreprise. Il complète l’ESRS 2 lorsque les enjeux de pollution sont jugés matériels.
Le standard couvre la pollution de l’air, de l’eau (douce et marine), des sols, les microplastiques ainsi que les substances préoccupantes et extrêmement préoccupantes.
Selon l’analyse de EFRAG, la pollution est matérielle pour 38 % des entreprises, en particulier dans les secteurs minier, industriel et du transport.
Les entreprises doivent déclarer les quantités de polluants rejetées, les volumes de microplastiques, ainsi que le poids total des substances préoccupantes achetées, produites ou rejetées.
Non. Les indicateurs financiers liés à la pollution ont été retirés du standard et relèvent désormais exclusivement des exigences transverses de l’ESRS 2.
L’ESRS E2 est complémentaire des standards E1 (climat), E3 (eau), E4 (biodiversité) et E5 (ressources), sans créer de doublons sur les informations déjà couvertes.