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ESRS G1 : Définition gouvernance + nouveautés CSRD 2026

Découvrez les objectifs, exigences et nouveautés de l'ESRS G1

ESRS G1 : Définition gouvernance + nouveautés CSRD 2026

L’essentiel à retenir – ESRS G1

  • ESRS G1 est le seul standard CSRD dédié à la gouvernance : il couvre la conduite des affaires, l’éthique, les pratiques de paiement fournisseurs et les activités de lobbying, dès lors que ces sujets sont matériels.
  • Très largement appliqué, il apparaît dans 93 % des premiers rapports CSRD, confirmant son caractère central dans le reporting de durabilité.
  • Le standard impose surtout des exigences de transparence : politiques anticorruption et lanceurs d’alerte, actions de prévention et de formation, incidents avérés, pratiques de lobbying et délais de paiement fournisseurs.
  • La révision 2025/2026 menée par l’EFRAG allège fortement le dispositif : moins de points de données, une structure plus lisible (politiques → actions → indicateurs) et une meilleure articulation avec l’ESRS 2 pour éviter les doublons.

La gouvernance est souvent ce dont on parle le moins… alors que c’est ce qui conditionne tout le reste. Culture d’entreprise, pratiques de paiement, relations fournisseurs, lutte contre la corruption ou activités de lobbying : ces sujets structurent en profondeur la manière dont une entreprise prend ses décisions et assume ses responsabilités. Le standard ESRS G1 est le seul standard obligatoire de la CSRD dédié exclusivement à ces enjeux de gouvernance. Loin d’un simple exercice de conformité, il offre une grille de lecture concrète pour rendre visibles des pratiques souvent déjà en place, mais rarement formalisées. Un standard largement adopté, comme le montre une analyse de EFRAG menée fin 2025, qui souligne son rôle central dans les premiers rapports de durabilité publiés par les entreprises européennes. Les consultants du logiciels CSRD Toovalu vous décryptent ce standard et vous expliquent quelles sont les implications pour votre entreprise en 2026. 

Qu’est-ce que ESRS G1 ?

C’est le seul standard obligatoire de l’UE qui traite des sujets de gouvernance – culture d’entreprise, pratique des paiement, lobbying - liés à l’ESG. Il représente une grille de lecture permettant aux entreprises d’identifier les données à émettre dans leur rapport sur les sujets de gouvernance dès lors que les informations exigées sont matérielles.

Ce standard a été largement utilisé par les premiers rapports de durabilité publiés en 2025 par les grands groupes cotés. Selon l’analyse publiée par l’EFRAG, 93 % des premiers rapports contiennent des informations de durabilité liées au standard ESRS G1.  

Exigences clés

Ce standard couvre les sujets suivants :

  • la culture d'entreprise, y compris la lutte contre la corruption et les pots-de-vin, la protection des lanceurs d'alerte et le bien-être animal ;
  • la gestion des relations avec les fournisseurs, y compris les pratiques de paiement (abusives) ;
  • l'influence politique et les activités de lobbying de la société.

KPIs obligatoires

KPIs de gouvernance et de pilotage (Politiques)

Si le sujet est matériel, l'entreprise doit rapporter les éléments suivants :

  • Existence d’une politique de protection des lanceurs d’alerte (la mention de l’application du cadre légal suffit)
  • Identification des rôles et fonctions particulièrement exposés aux risques de corruption ou de pots-de-vin

KPIs liés aux actions de prévention et de contrôle

L'entreprise doit également avoir mis en place des actions concrètes pour prévenir et contrôler les actes de corruption :

Description des actions mises en place

Ce KPI concernent les actions anticorruption menées pour :

  • prévenir,
  • détecter,
  • enquêter,
  • réagir aux incidents ou allégations de corruption

Description des actions de formation

Ce KPI sert à décrire les actions de formations menées à destination :

  • des fonctions et rôles exposés,
  • des membres des organes de gouvernance

A noter que dans ce "set2" post-omnibus, le niveau de détail est allégé par rapport à la version initiale des ESRS.

KPIs chiffrés – Cibles et indicateurs

Les cibles sont liées à la conduite des affaires, présentées conformément à l’ESRS 2 (GDR-T) :

Indicateurs relatifs aux incidents de corruption ou de pots-de-vin

Parmi ces KPI figurent notamment :

  • nombre de condamnations,
  • montant total des amendes infligées sur la période

Informations sur le lobbying

Parmi ces KPI figurent notamment :

  • principaux sujets abordés,
  • positions de l’entreprise,
  • liens avec les impacts, risques et opportunités matériels

Conditions de paiement fournisseurs

Les entreprises doivent indiquer :

  • leurs délais de paiement standards (en jours),
  • par grandes catégories de fournisseurs, y compris les PME

KPIs financiers

Aucun KPI financier spécifique autonome n'a été déterminé pour cet ESRS. Les exigences financières relèvent de l’ESRS 2.

Liens avec les autres ESRS (cross-cutting)

Ce standard, qui traite des informations liées à la culture d’entreprise, a des liens forts avec l’ESRS 2, dédié aux informations générales, qui s’intéresse plus particulièrement au rôle des organes administratifs, de gestion et de surveillance au sein des sociétés en matière de durabilité.  

Nouveautés 2026

Les changements à venir avec la révision 2025/2026

Moins de points de données

Le nombre de points de données à présenter dans son rapport est largement réduit :

  • l’EFRAG propose de supprimer 50 % des points de données obligatoires, qui ont parfois été fusionnés les uns avec les autres,
  • ainsi que 100 % des points de données volontaires.

A titre d’exemple, de nombreux points de données ont été supprimés du fait de leur proximité avec des informations déjà demandées au titre de l’ESRS 2. Les points de données sont moins précis et donnent plus de liberté aux sociétés quant au détail des informations à faire remonter.

Une architecture revue

L’architecture du standard a été revue pour privilégier une présentation du rapport abordant les politiques, puis les actions et enfin les indicateurs et les cibles mis en œuvre au sein de l’entreprise sur la conduite des affaires.

mise à jour de l'esrs g1 suite au paquet omnibus
Evolution de la structure de l'ESRS G1 du "Set 1" (à gauche)vers le "Set 2" (à droite).

Rôle et fonctions exposés à de la corruption

Sur le sujet de l’anti-corruption, il est possible pour l’entreprise d’identifier des rôles en son sein mais aussi, et plus finement, des fonctions qui sont susceptibles d’être particulièrement exposés à de la corruption ou à des pots-de-vin.

Pourquoi ces changements ?

Ces changements permettent de simplifier la collecte d’informations liées à ce standard, et d’éviter des doublons. A titre d’exemple, grâce à la suppression de certains points de données au sein de l’ESRS G1, de la clarté est introduite quant aux informations à présenter sur ce qui relève des organes administratifs, de gestion et de surveillance des sociétés. Elles doivent être présentées de façon prioritaire au sein de la partie dédiée à l’ESRS 2 et ne pas être reproduites dans celle liée à l’ESRS G1. Il s’agit notamment des informations sur le rôle et l’expertise de ces organes quant aux sujets liés à la conduite des affaires.

mockup échéancier csrd
Pour comprendre comment votre entreprise est impactée par le changement des ESRS avec Omnibus, téléchargez notre échéancier CSRD

Impacts pour les entreprises

Mise en œuvre du standard G1

Politiques

Si le sujet est matériel, le standard G1 préconise de présenter les politiques de l’entreprise liées à la conduite des affaires. Pour le faire dans les règles de l’art, le standard renvoie aux points de données indiqués à titre général sur la présentation de n’importe quelles politiques de l’entreprise déclinés au sein de l’ESRS 2 (GDR-P). L’entreprise devra s’y conformer. Plus spécifiquement, l’entreprise devra indiquer :

  • si elle a ou non une politique en matière d’anti-corruption conforme à la convention des Nations-Unies contre la corruption ;
  • si elle a ou non une politique concernant les lanceurs d’alerte (la mention selon laquelle l’entreprise est soumise au cadre légal en la matière (directive 2019/1937 transposée) suffit) ;
  • les fonctions ou rôles au sein de l'entreprise qui sont les plus exposés au risque de corruption ou de pots-de-vin.

Actions

Si le sujet est matériel, le standard G1 préconise de présenter les actions de l’entreprise liées à la conduite des affaires. Pour le faire dans les règles, le standard renvoie à nouveau aux points de données indiqués à titre général sur la présentation de n’importe quelles actions de l’entreprise présentées au sein de l’ESRS 2 (GDR-A). L’entreprise peut également présenter son approche visant à prévenir, détecter, enquêter et réagir aux allégations ou incidents liés à la corruption et aux pots-de-vin. De la même manière, le rapport peut détailler les activités de formation déclinées au sein de l'entreprise au profit des fonctions et/ou rôles les plus exposés au risque de corruption et de pots-de-vin - dont les membres des organes administratifs, de gestion et de surveillance des sociétés . Les détails à délivrer en la matière sont moindre qu’au sein du premier jeu d’ESRS.

Cibles et indicateurs

Sur les éléments chiffrés mis en place par l’entreprise sur la conduite des affaires, plusieurs points de données sont à présenter dans son rapport. Tout d’abord les cibles de l’entreprise et il convient de les présenter conformément aux points de données énumérés au sein de l’ESRS 2 (GDR-T).

Le rapport peut également présenter :

  • des indicateurs sur les incidents de corruption ou de pots-de-vin, comme par exemple le nombre de condamnations et le montant total des amendes infligées pour violation des lois anti-corruption au cours de la période considérée ;
  • les principaux sujets abordés sur le thème du lobbying et les principales positions de l’entreprise, y compris des explications sur la manière dont cela interagit avec ses impacts, risques et opportunités matériels.

Enfin, il est possible de décrire, dans son rapport, les conditions de paiement standard de l'entreprise en nombre de jours par catégorie principale de fournisseurs, y compris les PME.

Que recommande Toovalu ?

Pourquoi la prise en compte de ces indicateurs est-elle stratégique ?

La prise en compte des sujets de gouvernance est essentielle pour les entreprises engagées dans une démarche RSE. Travailler sa gouvernance permet ;

  • d’apporter un cadre plus clair aux collaborateurs sur les pratiques attendus ;
  • de réduire les risques réputationnels ;
  • d’améliorer et pérenniser les relations avec ses fournisseurs (continuité du business, impact positif côté fournisseurs).

Conseils pour l'ESRS G1

  • Faire un état des lieux des pratiques actuelles, selon les différents sujets liés à la gouvernance (éthique, relations fournisseurs, lobbying) ;
  • Identifier les points d’amélioration prioritaires, notamment la formalisation de politiques et leur diffusion auprès des parties prenantes internes et externes.

Les experts Toovalu aident les entreprises à se préparer au monde de demain en intégrant des solutions concrètes pour allier conformité, durabilité et performance : logiciel, formation, accompagnement ESG 360°.

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Questions fréquentes ESRS G1

Qu’est-ce que le standard ESRS G1 ?

L’ESRS G1 est le seul standard obligatoire de l’UE dédié à la gouvernance ESG. Il encadre le reporting sur la conduite des affaires dès lors que ces enjeux sont matériels.

Quels sujets de gouvernance sont couverts par l’ESRS G1 ?

Le standard couvre la culture d’entreprise (anticorruption, lanceurs d’alerte, bien-être animal), les relations fournisseurs et pratiques de paiement, ainsi que le lobbying et l’influence politique.

L’ESRS G1 est-il largement appliqué par les entreprises ?

Oui. Selon une analyse de EFRAG fin 2025, 93 % des premiers rapports de durabilité publiés en 2025 incluent des informations relevant de l’ESRS G1.

Quelles informations clés doivent être publiées au titre de l’ESRS G1 ?

Les entreprises doivent notamment décrire leurs politiques anticorruption et lanceurs d’alerte, les actions de prévention et de formation, les incidents de corruption, les activités de lobbying et les délais de paiement fournisseurs.

Quelles évolutions sont prévues avec la révision 2025/2026 ?

Le standard est fortement allégé : réduction de 50 % des points de données obligatoires, suppression des points volontaires et clarification des rôles et fonctions exposés aux risques de corruption.