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Si vous lisez cet article, il y a de fortes chances que vous vous prêtiez chaque année à l’exercice de reporting RSE, autrement dit de déclaration de performance extra-financière (DPEF). Si la réglementation implique certaines figures imposées, vous avez carte blanche sur le fond et la forme. Il faut donc de la méthode, et force est de constater que ce n’est pas toujours évident. Toovalu se lance donc dans une série d’articles qui vise à vous accompagner dans cette rédaction. Le but étant de vous proposer des méthodologies les plus simples possibles et des recommandations qui, nous l’espérons, vous faciliteront la tâche. Nous vous expliquerons également tout au long de ces articles pourquoi nous sommes convaincus que cet exercice relève beaucoup plus de la stratégie que du simple reporting. Pour commencer à traiter ce sujet, il faut le définir. Une DPEF, qu’est-ce que c’est ? ou plutôt : qu’est-ce que ce n’est plus vraiment ? Une DPEF, ce n’est pas qu’une contrainte réglementaire. Une DPEF, ce n’est pas qu’un exercice de reporting.

Une DPEF se rapproche davantage d’une démarche pédagogique, d’implication de vos parties prenantes, d’explication de ce que vous êtes, de ce que vous faites et voulez faire (pour contribuer au développement durable), afin que vos lecteurs comprennent votre démarche d’engagement et sa cohérence. Il faut comprendre la logique ainsi que la progression de la DPEF, et il faut réfléchir au message que vous souhaitez faire passer, le niveau d’ambition que vous souhaitez prendre, être crédible et transparent. Ainsi, nous allons revenir sur les étapes et les ingrédients qui construisent la DPEF. Pour ma part, c’est quand j’ai compris la logique et les étapes que j’ai aimé lire les DPEF et accompagner mes clients dans cette démarche. Voici donc, librement interprété et simplifié à partir de la réglementation les grandes étapes de la construction de la DPEF :

1 – Le modèle d’affaire

Tout d’abord, il est important qu’un lecteur lambda puisse comprendre votre métier de façon simple en lisant votre DPEF. Cela passera par le modèle d’affaire. Un beau schéma, c’est souvent l’idéal. Que faites-vous ? Quelle est votre chaîne de valeur ? Quelles ressources utilisez-vous et quelles valeurs créez-vous ? Enfin, bien sûr, quels différents produits/services commercialisez-vous et quels sont vos rôles dans les différentes étapes.

Source : Rapport RSE 2019 - HERIGE

C’est également dès cette première partie que vous devez vous interroger sur votre niveau d’ambition et votre maturité. Vous n’êtes pas obligé d’écrire que vous êtes tout en bas du niveau d’engagement, mais n’écrivez pas que vous souhaitez être le meilleur de votre catégorie si vous savez que vous avez encore des enjeux de conformité à régler. N’essayez pas non plus de mettre trop en avant une « bonne action » qui est à côté de votre cœur de métier, quand on s’en rend compte, vous perdez toute crédibilité. Enfin, ne tombez pas dans le green, social ou mission-washing, ça se voit !

Toovalu a construit un modèle pour comprendre et analyser le niveau de maturité des entreprises et modéliser une sorte de parcours de progression que vous pouvez trouver ci-dessous. L’objectif n’est pas de vous évaluer, mais de vous positionner à votre juste place et de progresser. Vous vous doutez que le discours et la feuille de route d’une entreprise à impact positif ne va pas être le même qu’une entreprise dont l’objectif en est encore à maîtriser ses impacts négatifs.

En fonction de votre positionnement, ajustez votre discours, vos priorités et votre plan d’action !

2 – Risques et Enjeux

Une entreprise a la responsabilité d’allouer prioritairement ses ressources à ce qui est important pour le succès de sa stratégie et la satisfaction de ses parties prenantes. Il est donc logique qu’elle fasse un choix pertinent parmi les enjeux de contribution au développement durable auxquels elle va s’intéresser. C’est notamment l’exercice de la matrice de matérialité, le sujet de notre prochain article !


Sans rentrer dans les détails, il est important de comprendre ici quels sont vos grands enjeux, si vous êtes un fabricant de fenêtres en aluminium, votre impact principal porte donc sur l’aluminium et ses impacts sur l’ensemble du cycle de vie de vos produits. Si vous êtes un créateur de produits de beauté naturels, votre ressource numéro 1, c’est la nature et la biodiversité. Si vous êtes une structure de services ou de conseil en informatique, votre première richesse sont les Hommes de votre entreprise et vous devez attirer et garder les talents. Le lecteur doit pouvoir comprendre ces priorités et y croire. Vous serez plus crédible et mieux compris en expliquant quels sont les enjeux prioritaires et en précisant ensuite toutes les politiques et actions mises en place pour exceller dans cette démarche. Nous reviendrons sur cette structuration Axe-Enjeu-Indicateur dans un article dédié.

3 – Les Politiques

Une fois bien compris vos enjeux prioritaires, expliquez ce que vous faites pour vous améliorer sur ces points, et uniquement sur ces enjeux-là. Ne faites pas une longue liste décousue à la Prévert, ce n’est ni intéressant à lire, ni convaincant ! Vous pouvez faire un paragraphe pour les autres actions non prioritaires mais importantes à vos yeux. Mieux vaut mettre peu d’actions, qui auront du sens pour vous et pour le lecteur, que d’essayer d’en avoir le plus possible lors du reporting. Si ça n’a pas de sens pour vous, ça n’aura pas de sens pour la personne qui vous lira.

Si vous n’êtes qu’au début, dites-le.

Reprenez donc vos enjeux, intégrez-y vos objectifs et engagements, et expliquez ce que vous mettez en place pour atteindre ces objectifs. Et si vous n’êtes qu’au début, dites-le. Une politique n’est pas une liste d’actions mais bien un ensemble d’orientations coordonnées et convergentes, contributrices de la stratégie. Elle s’inscrit plus sur la durée. Elle doit être pilotée par une équipe ou des services, et avoir des moyens.. C’est le cadre dans lequel vous allez pouvoir structurer toutes les démarches concrètes de façon cohérente et suivie. Par exemple, vous pouvez avoir une politique climat. Celle-ci va intégrer une démarche d’évaluation (faites votre évaluation carbone avec Toovalu !), puis définir des objectifs, des priorités et des actions

4 – Actions et indicateurs

Certes, l’exercice de la DPEF implique d’intégrer une liste de vos indicateurs et de votre progression, mais ce n’est pas uniquement cela. Si vous avez défini des objectifs chiffrés, montrez où vous en êtes et si vous êtes à la hauteur de vos ambitions, ou parfois un peu en retard. Personne ne peut être parfait partout, c’est bien plus crédible si vous le montrez en toute simplicité. Cela ne dévalorisera pas votre démarche bien au contraire, et j’insiste encore une fois sur la crédibilité, à ce niveau-là et au vu de la complexité des sujets, 100% de réussite n’est pas crédible où alors c’est vous qui n’êtes pas assez ambitieux !

Source : Rapport RSE 2020 – BNP Paribas Real Estate



Ici encore, priorisez les sujets. Ne mettez pas en avant ceux où vous êtes bons, mais bien ceux qui sont stratégiques pour vous. La biodiversité n’est pas la priorité du secteur aérien ! L’égalité homme-femme dans le secteur de la cosmétique est rarement la priorité, l’utilisation de l’eau pour une entreprise de service est généralement négligeable.

Pour conclure, j’insisterai une dernière fois sur l’intérêt de la sincérité et de l’authenticité de cet exercice, incarnez-le ! Le mot du président doit être écrit par lui, le discours passe-partout ne passe plus, il n’est plus temps des grands poncifs sur l’engagement et les valeurs morales. Montrez que vous avez compris votre singularité, que vous souhaitez intégrer ces enjeux au cœur de votre stratégie, que vous avez compris que ce n’était pas un exercice de style obligé, mais une priorité business. Et dans tous les cas, appuyez-vous sur vos convictions profondes, et répondez à la question universelle : « Qu’est-ce qui fera la réussite de mon entreprise dans 5 à 10 ans au-delà de son Bilan et résultats financiers ? »

Nombre de choses se sont transformées cette année 2020, une année de tournant qui ouvre une décade d’action. Nous avons besoin de mieux comprendre cette transformation accélérée, des signaux faibles étaient déjà là, il y a eu un déclencheur fort, et il n’y aura pas de retour en arrière. Cette expression devenue trop vite tarte à la crème du « monde d’après », à la fois porteuse d’espoir et de désillusion, nous questionne.

Aussi, pour trouver des réponses, je suis revenue à une matière que j’affectionne, la prospective, c’est le moment non ? J’ai fait pour vous un résumé, évidemment très biaisé et engagé. Rien n’est objectif, encore moins la science qui analyse l’avenir. D’ailleurs, c’est nous qui allons écrire cet avenir avec nos « consciences collectives », nos valeurs, nos chemins et nos actions d’aujourd’hui. La prospective nous propose seulement des scénarios, des récits pour rendre tangibles ces futurs souhaitables ou désespérants et nous aider à orienter nos actions. J’ai lu pour vous ces scénarios proposés par la société française de prospective ce qui fut très inspirant.

👉Version complète ici : https://www.societefrancaisedeprospective.fr/prospective-post-pandemie/


La COVID a laissé certaines traces durables !

D’un point de vue idéologique, c’est le retour d’un sentiment de vulnérabilité qui vient percuter notre sentiment de puissance lié au progrès technologique ; un retour à l’Etat, au local, un questionnement de la mondialisation ; tout en numérisant encore plus nos façons d’apprendre et de travailler ;

D’un point de vue écologique, c’est une prise de conscience forte et profonde voire parfois violente, car les risques encourus sont maintenant tangibles. J’aimerais également y lire plus d’humanité, d’intériorité et de solidarité en contrepartie des divergences et prises de position clivante.


Je ne peux que confirmer cette prise de conscience écologique car depuis plus de 10 ans, il y a eu quelques accélérations, des prises de conscience : la COP 21, le départ de Nicolas Hulot, les actions des associations militantes… Aujourd’hui, l’enjeu écologique devient stratégique, incontournable. Avant, dans les entreprises, le sujet était souvent cantonné à un département expert, aujourd’hui c’est la priorité de la direction, de la finance... L’heure est aux prises de conscience, sonnera-t-elle celle de de l’action ?

Si nous avons échappé au pire avec le « bon déroulement » de l’élection américaine, l’incertitude est encore entière. Plusieurs scénarios sont envisageables ! (https://www.societefrancaisedeprospective.fr/prospective-post-pandemie/)



Je vous lis un extrait du scénario Bifurcation : « dans les 10 années à venir, les sociétés humaines font preuve de plus d’anticipation ; elles s’engagent résolument dans des innovations sociales d’envergure ; elles s’efforcent de faire prévaloir les valeurs écologiques, de solidarité, de paix… » Nous avons les moyens de bifurquer et il est fondamental d’y croire si l’on veut la voir advenir. Mais cela demande une « Désintoxication de la croissance et de l’hyperconsommation », accepterons-nous de favoriser le mieux au détriment du plus ? Ces transformations sont déjà à l’œuvre, résistera-t-on pour protéger nos conceptions d’hier, ou oserons-nous modifier profondément notre vision du monde et de l’économie ?


Comment s’y retrouver ? Comment gérer et piloter une entreprise en ces temps d’incertitude ? Nous n’avons pas de solution miracle, mais des bases assez solides, car elles se construisent brique par brique depuis plus de 30 ans. En effet, les sciences climatiques nous apportent des scénarios qui se sont révélés justes ces dernières décennies. Certes, elles sonnent l’alarme, mais elles proposent également des scénarios sur les 50 prochaines années ainsi que les démarches dans lesquelles s’engager si l’on souhaite préserver notre économie, voire la vie de l’homme sur terre.


Notre mission chez Toovalu est de fournir des outils de pilotage stratégique aux entreprises permettant de prendre en compte ces nouvelles visions du monde, des pistes pour engager les entreprises dans le scénario de Bifurcation.

Nous avons trouvé dans le climat, un outil opérationnel et engageant pour tous les dirigeants d’entreprises. Nous adaptons en cela les plans Climat de la France (SNBC) et de l’Europe (EC EUROPA). Nous avons lancé un projet de recherche à ce sujet (actualités R&D chez TOOVALU).


Nous avons testé et éprouvé ce modèle de pilotage bas-carbone auprès de plus de 100 entreprises de toutes tailles ces dernières années. Nous avons vu des dirigeants comprendre ce que voulait dire une économie bas-carbone ; nous avons contribué à l’engagement massif d’entreprises avec les B Corp et leur objectif de Net Zéro 2030 ; le scénario de transformation des Dirigeants Responsable de l’Ouest avec l’engagement -50% de GES pour 2030. Nous avons rendu le climat accessible à tous, même aux TPE, avec des démarches collectives.

Et pour 2021, nous vous promettons de faire notre maximum pour être à vos côtés et vous permettre d’engager résolument votre entreprise dans ce monde bas-carbone, en route pour la Bifurcation !


Alors, en tant que décisionnaires et acteurs de l’économie, vous pouvez contribuer à cette écriture collective d’une nouvelle économie, régénératrice, circulaire, vivante ! Individuellement, cela semble être un défi insurmontable, car nous ne sommes pas naïfs, ce ne sera pas simple, mais c’est nécessaire et inévitable alors à l’action !

Mis à jour : janv. 7

NOTRE CONSTAT

Mind the gap : le grand écart entre les recommandations scientifiques et les outils de pilotage des organisations

Il n'y a pas de consensus de la communauté scientifique sur la méthodologie pour définir une trajectoire 2°C pour les organisations, que ce soit pour définir des objectifs de réduction ou pour établir une méthodologie de mesure de leurs ambitions climatiques [1]. La disponibilité limitée des données et les choix variés des périmètres de mesure viennent s’ajouter à ce manque méthodologique. De plus, la diversité des approches résulte en des ambitions climatiques parfois ambigües [2]. Un manque d’actions efficaces des entreprises ainsi qu’un manque d’outils opérationnels adaptés ont été identifiés. Ces manques expliquent partiellement l’incapacité du secteur privé français à s’aligner sur une trajectoire 2°C et de la France à respecter les objectifs de la SNBC [3]. La communauté scientifique doit donc considérer les besoins sectoriels et géographiques des entreprises pour définir de vrais objectifs et des trajectoires bas-carbone basés sur la science et intégrant des dimensions économiques et sociales [4], [5]. Les limites planétaires [6] et la théorie du donut [7] sont des exemples de cadres conceptuels et structurants pour englober tous les enjeux du développement durable ou des Objectifs de Développement Durable (ODD). Mais ils doivent être d'abord déclinés, opérationnalisés puis appropriés par les organisations afin d'être utilisés comme outils de pilotage stratégique pour une transformation durable.



DEVELOPPEMENT D'UN PROJET DE RECHERCHE

Pour combler ce fossé et proposer une méthodologie opérationnelle aux organisations, et notamment aux PME, l'opération de recherche "Trajectoire 1,5°C des organisations" a été créée chez Toovalu dès 2017. Plusieurs projets ont été réalisés en partenariat avec l'école Centrale de Nantes ou l'ICAM par exemple. Il est alors devenu clair que nous avions besoin de pousser plus loin la recherche pour proposer aux entreprises un outil de pilotage stratégique à travers le prisme du climat, qui soit aligné avec les recommandations scientifiques, d'où l'arrivée de Nicolas en décembre 2019. En 2021, sa nouvelle casquette de doctorant CIFRE vient donc s'ajouter à celle de pilote de la R&D. Sa thèse se concentre sur les besoins méthodologiques du secteur privé et les écarts des trajectoires des entreprises avec les trajectoires scientifiques à grande échelle (2°C et ODDs). Le titre de la thèse est Opérationnaliser les trajectoires bas-carbone scientifiques en outil de pilotage stratégique pour les entreprises selon taille et secteur, puis généraliser ces trajectoires bas-carbone aux autres Objectifs de Développement Durable. Application aux démarches bas-carbone et durables de collectifs d’organisations.


La problématique est formulée de la manière suivante :


Comment établir une trajectoire bas-carbone opérationnelle pour une organisation et mesurer son alignement avec la trajectoire 1,5°C dans un premier temps, et avec les Objectifs de Développement Durable dans un second temps ?



OBJECTIF DE LA THESE - LE CLIMAT COMME OUTIL DE PILOTAGE STRATEGIQUE

Proposer aux entreprises un outil de pilotage stratégique à travers le prisme du climat, qui soit aligné avec les recommandations scientifiques et les ODD

L’objectif ultime de ce travail de recherche est de décliner et de mettre à l’échelle les modèles onusiens ou nationaux issus de travaux de recherche scientifique en méthodologies opérationnelles pour les entreprises en fonction de leur taille et leur secteur. Ce travail de recherche sera appliqué à plusieurs cas d’étude de démarches collectives initiées par des groupes d’entreprises accompagnés par TOOVALU (DRO, CJD, B Corp). Ces démarches collectives englobent notamment des objectifs collectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, la définition de trajectoire bas-carbone et la contribution aux autres enjeux du développement durable (ODD). Au delà des publications scientifiques, l'objectif est aussi de proposer aux organisations un outil de pilotage stratégique à travers le prisme du climat, qui soit aligné avec les recommandations scientifiques et avec les autres ODD. La méthodologie associée ira de l'initialisation d'une trajectoire bas-carbone à la construction d'une stratégie climat efficace, en passant par les interdépendances avec les autres enjeux du développement durable (biodiversité ou inégalités de genre par exemple).


NOTRE DOCTORANT

Nicolas Desmoitier, ingénieur R&D en management environnemental, a été chercheur en sciences climatiques pour le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (UNEP DTU Partnership), où il travaillait sur le développement méthodologique d’une évaluation d’impacts ex-ante environnementaux et sociaux de politiques de développement. Chargé de mission R&D chez TOOVALU depuis fin 2019, la mission de Nicolas est d’intégrer la vision TOOVALU dans des projets scientifiques appliqués pour alimenter l’innovation. Il travaille également sur des développements méthodologiques sectoriels de calcul carbone pour TOOVALU. Nicolas a apporté son expertise notamment dans les projets clients Climat de Nature & Découvertes, les Dirigeants Responsables de l’Ouest, le Centre des Jeunes Dirigeants d'entreprise, Mission Change, le Comité d'Organisation des Jeux Olympiques, OVH, Bakertilly Strego.



BIBLIOGRAPHIE

  1. Faria, P. C. S. and Labutong, N. (2019) “A description of four science-based corporate GHG target-setting methods,” Sustainability Accounting, Management and Policy Journal. Emerald Group Publishing Ltd. doi: 10.1108/SAMPJ-03-2017-0031.

  2. Rockström, J. et al. (2017) “A roadmap for rapid decarbonization,” Science. American Association for the Advancement of Science, pp. 1269–1271. doi: 10.1126/science.aah3443.

  3. Observatoire Climat Energie (2020) OBSERVATOIRE CLIMAT-ÉNERGIE Où en est la France ? Available at: https://www.observatoire-climat-energie.fr/climat/global/ (Accessed: January 22, 2020).

  4. World Economic Forum (2020) “The Net-Zero Challenge: Fast-Forward to Decisive Climate Action.”

  5. Walenta, J. (2019) “Climate risk assessments and science-based targets: A review of emerging private sector climate action tools,” Wiley Interdisciplinary Reviews: Climate Change. Wiley-Blackwell. doi: 10.1002/wcc.628.

  6. Steffen, B. W. and Rockström, J. (2015) “Planetary boundaries: Guiding human development on a changing planet,” Science.

  7. Raworth, K. (2012). A Safe and Just Space for Humanity: Can we live within the doughnut. Oxfam Policy and Practice: Climate Change and Resilience. https://doi.org/10.5822/978-1-61091-458-1