Auteur/autrice : toovalu

Méthodologies et recommandations pour une Déclaration de Performance Extra-Financière stratégique et opérationnelle

La mission, la Raison d’être sont-elles l’aboutissement d’une démarche RSE, la rédaction de la DPEF ne conduit-elle pas inévitablement à réfléchir à sa Raison d’Etre ?

Si elle est menée profondément, et qu’elle intègre réellement la stratégie, je pense que ce sont des questions qui doivent non seulement émerger inévitablement, mais aussi guider la démarche de la DPEF : à quoi dois-je servir, quel est le but de mon entreprise, quel est mon impact sur la société ?

Ainsi, dépassez l’exercice réglementaire, mettez-y du sens et de la sincérité.

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Nous y serons les 16 & 17 septembre,
Et vous ?

Il s’agit de la 14ème édition de Produrable, cette année est placée sous le thème de la REGENERATION. Le salon se tiendra du 15 au 17 septembre 2021 au palais des congrès de Paris. 

SAVE THE DATE : Jeudi 16 septembre 2021 à 12h30 (salle 243)

Ne manquez pas notre atelier : 
« Comment s’outiller pour intégrer les enjeux climat au cœur de la stratégie d’entreprise ? »

Intuitif, collaboratif et paramétrable, notre nouvelle solution sera la vedette de notre atelier ! En format démo sur des cas réels, TOOVALU vous propose une immersion dans TOOVALU IMPACT . 

L’outil qui permet aux entreprises de mesurer leurs émissions de GES et surtout de les réduire !


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Chez Toovalu, nous avons choisi de parler d’entreprises conscientes, mais qu’est-ce que ça veut dire ?

Tant de mots nouveaux, d’appellations différentes, pourtant les mots sont importants. Voici les raisons pour lesquelles nous avons choisi ce terme qui vibre et résonne si fortement pour nous.
Pourquoi Entreprise consciente ? Car le terme est englobant, inclusif et non excluant !

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Il semble que tout commence par un déclic, une prise de conscience

Nous souhaitons ainsi accueillir, encourager, accompagner et proposer des solutions à toutes les entreprises qui prennent conscience de l’importance de transformer notre économie, chacune à son niveau.

  • Entreprises en chemin : Nous sommes heureux à chaque fois qu’un client prend conscience de la nécessité de se transformer, d’évoluer vers le meilleur, de l’importance de réduire ses impacts négatifs. Une entreprise qui souhaite lancer une démarche climat, RSE et intégrer ses enjeux au cœur de sa stratégie.
  • Entreprises à mission : Le chemin vers l’Entreprise à mission est engageant, la prise de conscience peut-être la réflexion sur notre Raison d’Etre. C’est un moment de questionnement existentiel, à quoi mon entreprise sert-elle ? Est-elle utile pour le monde ? Nous sommes ravis de faire partie de ce mouvement avec la communauté des entreprises à mission.
  • Entreprises à impact positif : L’activité de son entreprise doit apporter un bénéfice au monde. Comme disent les B Corp, « Best FOR the world ». Chez Toovalu, nous sommes attachés à cette notion d’impact, c’est l’économie de solutions. Ce sont les entreprises qui vont permettre aux autres d’agir ! Attention, il faut reconnaître que toutes les entreprises à mission ne sont pas systématiquement à impact positif, néanmoins, elles sont sur le chemin. De plus en plus d’entreprises récemment créées sont « impact natives » et placent la « réparation de la terre » ou la valeur ajoutée sociétale au cœur de leur Raison d’Etre.

Nous avons schématisé la Raison d’Etre de Toovalu avec deux contributions distinctes qui guident notre stratégie. D’une part, permettre aux entreprises de réduire leur impact négatif sur la société via des démarches climat et RSE.
Ces entreprises peuvent d’ailleurs aller plus loin dans leur démarche, leur chemin vers l’entreprise à mission et transformer leur façon de travailler en intégrant un impact positif.

Par exemple, une entreprise de cosmétique en intégrant du plastique recyclé au sein de son produit, donne un débouché aux entreprises qui recyclent du plastique, et elle réduit son empreinte carbone tout en contribuant au développement d’une économie de solutions.
Il faut ensuite aller plus loin, cette même entreprise de cosmétique dépend de la biodiversité (récolte les plantes), elle peut transformer cette démarche et restaurer les écosystèmes dont elle dépend et ainsi avoir un impact positif écologique et économique puisqu’elle sécurise son approvisionnement.

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En 2015, les 193 États membres des Nations Unies adoptent 17 Objectifs de Développement Durable (ODD), définissant 17 priorités pour réinventer un modèle de société autour d’une justice sociale et environnementale. Ces ODD portent l’ambition d’une transformation sociétale éradiquant la pauvreté et assurant la transition écologique et solidaire des pays vers un monde plus juste, plus sûr, plus inclusif. Indivisibles, universels et interconnectés, ils visent à constituer un cadre d’action commun à tous les acteurs et ouvrent à des collaborations multi-acteurs et à de nouvelles pistes de développement.

Figure 1 : cadre des ODD

Pourtant, quatre ans après leur adoption, António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies déclarait « la situation mondiale est troublante, […] malgré les progrès réalisés, nous ne sommes pas encore sur la bonne voie ». Le changement climatique, la biodiversité, les inégalités entre pays et au sein des pays sont à des niveaux alarmants et sont les enjeux majeurs et interdépendants de notre époque. Les experts exhortent les pays à renforcer les partenariats publics-privés, à favoriser la science, pour parvenir aux transformations nécessaires. Le Secrétaire général des Nations Unies appelle chacun à agir d’ici 2030 : « Nous devons mobiliser le secteur privé, il représente 75 % du PIB mondial. La collaboration avec les entreprises – et les principaux PDG du monde – est essentielle pour atteindre les Objectifs de Développement Durable d’ici 2030. […] Ensemble, donnons le coup d’envoi à une décennie de résultats et d’actions pour les hommes et la planète ». L’atteinte des ODD dépend de la mobilisation de tous, acteurs publics comme privés.

Le secteur privé et les entreprises ont un rôle clef à jouer dans l’atteinte des ODD, une responsabilité sociétale pour contribuer à une transition écologique et solidaire. Dans cette série d’articles sur la Déclaration de Performance Extra Financière des entreprises, nous nous intéressons ici à la pertinence d’intégrer les ODD dans la DPEF des entreprises et aux bonnes pratiques associées.

46 % des Français n’ont jamais entendu parler des ODD en 2020 alors que les citoyens indiens ou turcs déclarent en majorité les connaître. Néanmoins, 88 % des Français considèrent que les entreprises ont un rôle à jouer dans l’atteinte des ODD. Source : Étude IFOP pour l’Association 4D. Etude WEF

Source : www.un.org

LES ODD, UN CADRE UNIVERSEL POUR LA RSE

La vision des ODD ouvre la voie aux entreprises pour se projeter dans de nouvelles stratégies et dans des collaborations multilatérales autour d’objectifs partagés. Les entreprises sont incitées à utiliser ce cadre, aussi bien au niveau mondial avec les Nations Unies qu’au niveau national par le gouvernement.

Sur 729 entreprises interrogées dans le cadre du SDG Reporting Challenge en 2019, 72% mentionnent les ODD dans un rapport RSE ou sur leur site, et pourtant 49% ne présentent ni indicateurs quantifiables ni stratégie associée, et seulement 14% présentent des objectifs spécifiques aux ODD.

Figure 2 : Les ODD fortement utilisés par les entreprises, mais peu opérationnels, d’où un contraste fort entre communication et action.

Un an plus tard, en Septembre 2020, le baromètre « ODD et entreprises françaises », mené par le Global Compact permet de dresser un état des lieux de l’appropriation des ODD par les entreprises françaises pour la deuxième année consécutive. Basée sur un questionnaire auprès de 253 entreprises engagées dans une démarche RSE, les résultats montrent une évolution positive, avec

  • Des parties prenantes de plus en plus impliquées. 83 % des entreprises déclarent être interrogées sur leurs actions en faveur des ODD par leurs parties prenantes, qu’elles soient internes ou externes. Un résultat qui illustre l’importance accrue désormais accordée aux ODD par l’ensemble de l’écosystème de l’entreprise.
  • 20 % des répondants souhaitent s’appuyer sur les ODD pour définir leur raison d’être. Une nouveauté 2020 qui illustre une meilleure appropriation des ODD, portée par la Loi Pacte votée en 2019.
  • Une attention accrue sur la mesure des impacts négatifs. 1/4 des entreprises environ a prévu de travailler au cours de l’année à la mesure d’impact de leurs activités. L’importance d’identifier également les impacts négatifs, soulignée par 35 % des répondants, contre 25 % en 2019, traduit une évolution de l’appropriation des ODD de la part des entreprises.

Ce dernier point montre la volonté des entreprises de s’engager de plus en plus dans des démarches soutenues par le consensus scientifique, tels que la méthodologie Assessing Low Carbon Transition (ACT) ou l ’initiative Science-Based Targets pour les objectifs climatiques. Ces méthodologies opérationnelles devraient s’étendre aux autres problématiques soulignées par les ODD tels que les impacts d’une entreprise sur la biodiversité ou sur son territoire. Notre analyse bibliographique montre que le cadre universel des ODD peut permettre de structurer les initiatives RSE du secteur privé et de quantifier l’impact sociétal des entreprises. Cependant, elle montre également que le manque d’outils opérationnels, de coordination multi-acteurs et d’une participation communautaire significative, limitent fortement ce potentiel.

Le baromètre du Global Compact souligne également le besoin fondamental d’outils pour aider les entreprises à intégrer les ODD à leur démarche RSE. Des outils nécessaires à la fois pour mettre en œuvre des actions et de la feuille de route liées aux ODD, ainsi que pour le reporting associé. Les parties suivantes proposent une synthèse de bonnes pratiques pour intégrer les ODD dans le reporting et la stratégie d’entreprise, ainsi qu’un état des lieux des ressources existantes et déjà mis à disposition des entreprises.

BONNES PRATIQUES, ETAPES POUR INTEGRER LES ODD DANS SA DPEF ET SA STRATEGIE

Comprendre les ODD

La première étape pour s’approprier les ODD est de les comprendre : que sont-ils, dans quel but ont-ils été créés, en quoi sont-ils liés à la responsabilité sociétale des entreprises ? La responsabilité sociétale des entreprises étant définie comme la responsabilité de contribuer au développement durable, il s’agit donc pour chacune d’entre-elles d’identifier sa part de contribution, telle le Colibri luttant contre le feu de forêt !

Identifier les risques et opportunités liées aux ODD, en faisant le lien avec la matrice de matérialité

Avec la logique de matérialité des enjeux, les entreprises doivent elles-mêmes définir les enjeux qui sont les plus pertinents pour elles et pour leurs parties prenantes. Ces enjeux peuvent souvent être associés à des enjeux sociaux, sociétaux ou environnementaux, et donc avec les ODD. Pour en savoir plus sur la matrice de matérialité, retrouvez notre article sur le sujet ici.

Définir des ODD prioritaires

A partir de l’analyse des enjeux, identifier les ODD prioritaires pour son entreprise aussi bien en termes de création de valeur et d’impact positif que de risques d’impacts négatifs. Une fois les enjeux bien définis, sélectionner des indicateurs et collecter les données associées. Ce sujet étant clef dans l’exercice de la DPEF, le prochain article de notre série portera sur la définition d’un bon indicateur.

Définir des objectifs et mesurer l’atteinte des ODD

Une fois les indicateurs définis, des objectifs réalistes et temporels doivent être définis. Ceux-ci intègrent à la fois une cible long terme pour définir le cap, ainsi que des objectifs intermédiaires précisant le périmètre, le niveau d’ambition et les moyens mis en œuvre. Très peu d’entreprises communiquent sur les niveaux de contribution aux ODD de manière transparente, avec des indicateurs spécifiques. En effet, les indicateurs de l’ONU sont en priorités destinés aux états et ne sont pas directement opérationnels et appropriables pour les entreprises.

Intégrer les ODD dans son modèle d’affaire et sa raison d’être

La création de valeur et l’impact positif d’une entreprise peuvent être démontrées avec le prisme des ODD, notamment en faisant le lien avec leur raison d’être récemment définie ou en cours de définition. Une fois les ODD et les enjeux sociétaux intégrés dans la stratégie d’une entreprise, il est indispensable de sensibiliser et engager les différents métiers au sein de l’entreprise, puis de mobiliser les différentes parties prenantes et l’écosystème pour une action collective liée à la contribution aux ODD.

QUELLES RESSOURCES POUR LES ENTREPRISES ?

Pour comprendre les ODD :

  • La résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 25/09/2015.
  • La liste des 17 ODD et de leurs 169 cibles et 232 indicateurs.

Pour le reporting :

  • Integrating the SDGs into Corporate Reporting : A Practical Guide – du Global Compact des Nations Unies et GRI: un process en trois étapes pour intégrer les ODD aux pratiques de l’entreprise et dans son reporting.
  • Le SDG Compass, guide des ODD à destination des entreprises.

Pour identifier des actions :

  • « Entreprises, contribuez aux Objectifs de Développement Durable ! », guide reprenant chacun des 17 ODD en les illustrant par des exemples d’actions concrètes.
  • Impact Observer, observatoire de solutions à impact positif à destination des entreprises et liées aux ODD, réalisé par Toovalu en partenariat avec OpenLande, La Ruche, Finpact.
  • SDG Action Manager : cet outil web développé par le Global Compact et BLab, permet aux entreprises de mesurer leur contribution à l’atteinte des ODD au travers de plusieurs questions d’analyse.
  • « PME : Comment vous différencier grâce aux Objectifs de Développement Durable », guide recensant des bonnes pratiques de PME en matière d’ODD. Édité sous l’impulsion de la CFE-CGC, aux côtés du Comité 21, de France Chimie et de Kedge Business School
  • Label Engagé RSE : la réalisation d’une évaluation sur le label Engagé RSE permet d’identifier les pratiques de contribution sociétale de l’entreprise et d’évaluer le niveau de contribution de l’entreprise aux 17 ODD.
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…et parvenir à les embarquer dans ma démarche RSE ?

Vivons bien, vivons cachés ! Voilà bien une proposition qui n’a plus lieu d’être… Et qui n’a d’ailleurs peut-être jamais eu de pertinence dans nos sociétés modernes ! 

En effet, nous vivons en interactions permanentes avec un grand nombre d’acteurs avec lesquels nous exerçons une influence réciproque. Nous prenons part au destin de ces acteurs et ils prennent eux-mêmes part au nôtre. Ils peuvent tour à tour nous aider à atteindre nos objectifs, ou au contraire nous freiner, voire nous empêcher de les atteindre. Et il en est donc de même pour nous concernant leur propre capacité à atteindre leurs objectifs.

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La responsabilité sociétale de l’entreprise implique donc prendre en compte les intérêts de nos parties prenantes. C’est un des 7 principes du référentiel ISO 26000 pour la responsabilité sociétale des organisations et peut-être le plus important tant il peut résumer les 6 autres.

En revanche, ce que l’on appelle « la théorie des parties prenantes » est un sujet d’étude qui n’a pas attendu l’ISO 26000 pour intéresser le monde économique. Il est heureusement devenu évident depuis très longtemps pour un grand nombre de dirigeants que la seule recherche de la satisfaction des attentes des actionnaires n’est pas suffisante pour assurer le succès de l’entreprise. Cela fait donc plusieurs dizaines d’années que les travaux se succèdent et s’enrichissent en suivant tous une ligne commune : le dialogue avec les parties prenantes produit de l’intelligence économique. Nous rajoutons que ce dialogue est essentiel pour que l’entreprise assume son devoir de redevabilité et qu’elle parvienne à construire un modèle économique compatible avec les conditions d’une société durable.

Un bon responsable des relations sociétales sait perdre du temps pour en gagner plus tard.

Jérôme Auriac, De l’intérêt du dialogue sociétal

Comment identifier ses parties prenantes ? Car si celles qui sont liées à votre chaîne de valeur sont relativement évidentes, il en existe d’autres qui le sont beaucoup moins. Par exemple, ai-je pensé à développer des relations avec l’agence pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie (ADEME) dans le cadre de mes objectifs de réduction de mes consommations énergétiques ou aux organismes locaux de formation initiale afin d’identifier des solutions à mes problématiques de recrutement ? Il est donc important que chaque métier de l’entreprise, que ce soit au niveau des processus de gouvernance, des processus support ou des processus de production, établissent un inventaire de l’ensemble des parties prenantes de leur système. Une fois cet inventaire réalisé, il convient de les hiérarchiser tant elles sont nombreuses et il est donc nécessaire de définir des priorités en fonction des risques ou des opportunités que chacune d’entre elles représentent. Cette hiérarchisation peut être réalisée de plusieurs façons mais la plus évidente sera, comme dans l’illustration ci-dessous, de les caractériser en fonction de l’importance pour l’entreprise (en fonction du niveau de risque et du niveau d’opportunité qu’elles représentent) et du niveau de relation entretenu avec elles.

Ainsi, les parties prenantes importantes pour l’entreprise avec lesquelles le niveau de relation est faible devront certainement faire l’objet d’une attention particulière.

Bien entendu, dans une logique de responsabilité sociétale, le niveau d’importance évalué pourra également prendre en compte l’importance que l’entreprise a sur ladite partie prenante. Par exemple, si l’entreprise considère que les générations futures ne sont pas importantes pour la réussite de sa stratégie et la réalisation de sa mission, son engagement en matière de contribution au développement durable sera en revanche d’une grande importante pour que les générations futures puissent répondre à leurs besoins.

Le référentiel ISO 26000 propose également d’approfondir cette analyse des parties prenantes en identifiant la sphère d’influence de l’entreprise. Celle-ci est constituée des parties prenantes dont l’entreprise a la capacité d’influencer les décisions ou les activités de par les relations politiques, contractuelles, économiques ou autres qu’elle exerce avec elles. Cette notion de sphère d’influence n’est pas un détail car elle implique une responsabilité double pour l’entreprise :

  • La responsabilité de prévenir toute pratique déloyale vis-à-vis de ces parties prenantes si on considère que l’équilibre des pouvoirs dans le cadre de la relation avec elles est en leur défaveur (exemple : vigilance et prévention de la corruption par exemple).
  • La responsabilité de promouvoir la contribution au développement durable auprès d’elle afin de contribuer à leur engagement et, si possible, de définir des stratégies communes de responsabilité sociétale qui seront certainement beaucoup plus impactantes que des stratégies individuelles.

Il est donc nécessaire de pouvoir identifier de manière dynamique les attentes de ses parties prenantes car c’est une donnée d’entrée primordiale de la responsabilité sociétale de l’entreprise. Mais comment s’y prendre ?

La réponse est connue et les pratiques déjà largement déployées dans le cadre des parties prenantes de la chaine de valeur. Par exemple :

  • Les dispositifs de dialogue social et des outils tels que les baromètres sociaux permettent d’identifier et de prendre en compte les attentes des salariés dans les décisions.
  • Les études marketing, les dispositifs de service après-vente, de gestion des réclamations & litiges ou les enquêtes de satisfaction des clients et des consommateurs permettent d’être en veille en termes d’attentes des marchés.

Mais la pratique du dialogue avec les parties prenantes s’est beaucoup développée avec l’émergence de la responsabilité sociétale et, en particulier, des analyses de matérialité (voir article sur la matérialité des enjeux RSE).

A notre niveau, nous identifions 4 différents niveaux de dialogue parties prenantes :

  • Un dialogue de base qui doit permettre de bien connaître la partie prenantes et les attentes qu’elle peut avoir vis-à-vis de l’entreprise. Ce niveau de « surveillance » doit permettre d’assurer une vigilance qui permet d’anticiper / prévenir les risques et de saisir les opportunités liées à cette partie prenante.
  • Un dialogue encadré qui va permettre de sécuriser la relation avec la partie prenante et, dans la mesure du possible, de traduire dans un contrat ou dans une convention les actions à mener, les objectifs à atteindre, les méthodes et outils nécessaires pour garantir la qualité de ce dialogue.
  • Un dialogue collaboratif qui est basé sur un partage de valeurs et une volonté de consultation régulier de la partie prenante afin de s’assurer que les décision et actions de l’entreprise soient le plus possible alignées avec ses attentes.
  • Un dialogue coopératif qui repose quant à lui sur une concertation permanente avec la partie prenante et idéalement sur un alignement en matière d’objectifs stratégiques.

Bien entendu, il va s’agir pour l’entreprise de clarifier ses objectifs en matière de dialogue avec ses parties prenantes. Il est impossible d’établir un dialogue coopératif avec l’ensemble de ses parties prenantes. En fonction de ses attentes et des enjeux associés à une partie prenante, l’entreprise décidera donc de mettre en œuvre tel ou tel type de dialogue.

Pour ce qui est du dialogue de base, il existe de très nombreux exemples d’outils permettant de se tenir « à jour » des attentes des parties prenantes dans le cadre des analyses de matérialité : questionnaires auto-administrés, entretiens individuels téléphoniques ou en visio-conférence, ou encore des ateliers multi-parties prenantes qui ont l’intérêt de pouvoir croiser les points de vue. Ces méthodes de consultation ont la vertu de pouvoir potentiellement toucher un grand nombre de parties prenantes. Elles sont en général adaptées pour les parties prenantes « diffuses » comme les consommateurs par exemple.

Le dialogue encadré peut également utiliser ce type d’outils. Comme nous l’avons vu précédemment, les clients et les salariés sont souvent sollicitées de la sorte. En revanche, le fait que l’entreprise se soit formellement mis d’accord avec sa partie prenante implique qu’elle aura certainement intérêt à réfléchir la possibilité de développer des dispositifs de concertation à travers lesquels les échanges auront pour objectif de produits une position commune, par exemple sur l’importance d’enjeux en matière de responsabilité sociétale.

L’exemple du Hackaton de Bonduelle ici !

Le dialogue collaboratif et le dialogue coopératif vont également pouvoir s’appuyer sur ces outils mais ils nécessiteront plus particulièrement de formaliser le dialogue avec les parties prenantes au niveau de chacun des processus métiers de l’entreprise. Par exemple, ce sont les commerciaux qui devront actualiser les attentes RSE des clients et explorer avec les eux les opportunités de contribution au développement durable. Le service marketing s’occupera des consommateurs, le services achat des fournisseurs, etc. Il s’agit alors de revisiter les instants d’interactions avec ses parties prenantes afin de s’assurer :

  • De connaître leurs attentes et d’anticiper leurs évolutions
  • De partager les objectifs de l’entreprise et si possible de s’aligner sur des objectifs communs, en particulier en matière de contribution au développement durable
  • De co-construire de nouveaux modèles de collaboration qui permettront de rendre la chaîne de valeur futuro-compatible , c’est-à-dire créatrice de valeur aussi bien sur le plan économique que social et environnemental.
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ou comment intégrer la performance extra-financière dans l’analyse stratégique de l’entreprise

La responsabilité sociétale implique de communiquer aux parties prenantes les axes de travail que l’entreprise a choisi, les objectifs qu’elle se donne, les actions qu’elle a mises ou qu’elle met en œuvre et les résultats atteints. Cette communication prouve la pertinence de l’analyse stratégique de l’entreprise et renforce les liens avec ces parties prenantes qui se trouvent au moins rassurées par la capacité de l’entreprise à assumer sa responsabilité sociétale et au mieux enthousiasmées par l’impact positif qu’elle est capable de produire sur la Société

Au départ volontaire, cette pratique est devenue obligatoire pour certaines entreprises.

Tout a commencé avec la loi NRE en 2001 puis la loi Grenelle II en 2012 avec son article 225 qui obligeait les entreprises dépassant certains seuils d’effectif et de chiffres d’affaires de rendre compte de leurs performances « environnementales, sociétales et sociales » sur des thématiques prédéterminées. Aujourd’hui, plus de « listes à la Prévert » ! Avec la logique de matérialité des enjeux, les entreprises doivent elles-mêmes définir les enjeux qui sont les plus pertinents pour elles et pour leurs parties prenantes :

• Quels sujets importants dois-je aborder maintenant pour m’assurer que mes clients ou les consommateurs continueront à me choisir dans le futur ? • Quelles vont être les prochaines contraintes réglementaires ? • Comment mon modèle d’affaires doit-il évoluer afin de sortir d’une dépendance à des ressources non renouvelable et/ou en tension et réduire ces risques dès aujourd’hui ?

Ces questions sont cruciales et justifient à elles seules que la question de la contribution au développement durable soit bien intégrée dans la stratégie de l’organisation. Il est donc nécessaire d’intégrer ces enjeux de RSE dans l’analyse stratégique et c’est justement le rôle de l’analyse de matérialité. Ce terme de matérialité est issu de la finance et il peut sembler rébarbatif au premier abord. C’est pourtant l’occasion de renforcer les méthodes et processus d’analyse stratégique de l’entreprise et de mieux structurer le dialogue avec les parties prenantes.

Pourquoi faire une analyse de matérialité ?

L’analyse de matérialité est une figure imposée de la DPEF, sur laquelle se basent de nombreux référentiels même si leurs définitions peuvent varier en fonction de la nature des organisations qui les portent. Par exemple, la GRI (Global Reporting Initiative) et la norme AA1000 l’identifient bien comme la mise en évidence des enjeux prioritaires des organisations au regard du croisement de leurs propres intérêts et de ceux de leurs parties prenantes prioritaires (elles doivent donc prendre en compte des enjeux sociétaux), quand les définitions de l’IIRC (International Integrated Reporting Council) ou du SASB (Sustainability Accounting Standards Board) insistent plus sur le fait de répondre aux attentes et aux questions des investisseurs. Cette analyse est un maillon essentiel pour un processus de reporting transparent et cohérent puisqu’elle va permettre d’orienter la cascade d’information permettant d’aller du modèle d’affaire aux résultats de l’entreprise :

Figure 1 : Etapes pour définir des indicateurs d’impact cohérents avec les enjeux d’une organisation

Il est important de bien questionner les objectifs de cette analyse de matérialité car si l’exercice est bien réalisé, il prend du temps et doit servir la gouvernance de l’entreprise. En particulier, il faut déterminer si ce processus d’identification et de hiérarchisation des enjeux extra-financiers est uniquement réalisé dans une optique de reporting ou s’il a vocation à orienter la stratégie et les processus décisionnels de l’organisation. En effet, en fonction des réponses apportées, les méthodes mises en œuvre et les parties prenantes impliquées devront être adaptées. La fréquence de mise à jour de l’analyse de matérialité est variable. Elle peut varier de 1 à 3 ans en fonction des entreprises mais elle devient obligatoire en cas de modifications significatives du contexte de l’entreprise impactant son modèle d’affaires.

Comment caractériser mes enjeux de responsabilité sociétale ?

Une fois les objectifs clairement identifiés vient l’étape de la caractérisation des enjeux. En effet, avant de les hiérarchiser il faut bien formuler ces enjeux, porteurs aussi bien de risques que d’opportunités susceptibles d’impacter le modèle d’affaire de l’entreprise à court, moyen et long terme.

La bonne nouvelle, c’est que nous disposons aujourd’hui d’un référentiel très opérationnel : l’ISO26000

Ce référentiel nous permet de réaliser ce travail de manière méthodique à travers ses 7 principes de responsabilité sociétale et ses 36 domaines d’action. Chacune des recommandations que propose ce référentiel vient interroger la stratégie, les pratiques et les résultats de l’entreprise afin de faire apparaître ces fameux enjeux qui seront matériels pour l’entreprise, ou non ! Et sur ce point il convient d’être particulièrement vigilant à la formulation des enjeux. En effet, nombre de DPEF présentent des matrices de matérialité dans lesquels figurent des solutions à la place des enjeux pour lesquels elles ont été mises en place. Par exemple, l’écoconception n’est pas un enjeu mais une solution pour répondre à l’enjeu de la réduction de l’empreinte environnementale des produits. A noter également le fait que cet exercice de caractérisation des enjeux pourra idéalement se faire de manière prospective (la matérialité du futur). En d’autres termes, si certains enjeux semblent peu significatifs aujourd’hui, il est recommandé de les conserver dans votre base de données d’enjeux car ces signaux faibles seront peut-être vos enjeux prioritaires de demain et constituent de potentiels points d’innovation et de différenciation.

Comment hiérarchiser mes enjeux de responsabilité sociétale pour déterminer leur matérialité ?

Les référentiels cités précédemment laissent le champ relativement libre en matière de méthodes de hiérarchisation des enjeux de responsabilité sociétale. Les principes restent cependant toujours les mêmes : un enjeu est considéré comme matériel à partir du moment où il a une importance significative pour la réussite de l’entreprise en même temps qu’il est lié à des attentes fortes des parties prenantes.

Figure 2 : Structure de matrice de matérialité pour placer les enjeux en fonction de leurs importances respectives pour une organisation et ses parties prenantes

Comme on peut le voir dans le schéma ci-dessus, le positionnement des enjeux sur la matrice permettra d’identifier en un clin d’œil les enjeux sur lesquels il conviendra de focaliser son attention, et qui feront donc l’objet d’objectifs d’amélioration, de plans d’actions et d’indicateurs de pilotage (les enjeux entrant dans la catégorie 1). Les enjeux de catégorie 2 pourront également faire l’objet d’objectifs d’amélioration continue. Attention aux enjeux dans la catégorie 3 : ils sont importants pour vos parties prenantes et peu pour vous, donc vous les considérez comme peu matériels. Mais avez-vous bien évalué les risques que vous encourez à ne pas prendre en compte ces fortes attentes de vos parties prenantes ? Car si ce n’est pas le cas, leur place est peut-être dans la catégorie 1 !

Quelques conseils pratiques

Chaque entreprise, et chaque conseil spécialisé sur l’élaboration des DPEF a ses propres grilles d’évaluation pour positionner les enjeux de l’entreprise sur cette matrice de matérialité. Sur ce point nous nous en tiendrons à vous donner quelques recommandations :

· Opter pour une grille d’évaluation assez large (10 niveaux au moins) afin d’éviter des amas d’enjeux susceptibles de rendre votre matrice de matérialité peu lisible. · Lors de l’évaluation de l’importance des enjeux pour vos parties prenantes ou pour votre entreprise, il est recommandé de procéder à une évaluation à court terme (matérialité actuelle) et à long terme (matérialité prospective). · Au-delà de l’évaluation de l’importance pour vos parties prenantes et pour votre entreprise, il est utile d’évaluer le degré de maîtrise de votre entreprise sur cet enjeu. Cette information est importante pour la compréhension de votre DPEF aussi bien que dans le cadre de la priorisation de vos enjeux stratégiques.

Afin de hiérarchiser ces enjeux, il est nécessaire de convoquer l’avis de vos parties prenantes. Un article complet sur le sujet du dialogues parties prenantes sera disponible la semaine prochaine !

Pour toute question ou remarque, n’hésitez pas à nous contacter : contact@toovalu.com

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Si vous lisez cet article, il y a de fortes chances que vous vous prêtiez chaque année à l’exercice de reporting RSE, autrement dit de déclaration de performance extra-financière (DPEF). Si la réglementation implique certaines figures imposées, vous avez carte blanche sur le fond et la forme. Il faut donc de la méthode, et force est de constater que ce n’est pas toujours évident. Toovalu se lance donc dans une série d’articles qui vise à vous accompagner dans cette rédaction. Le but étant de vous proposer des méthodologies les plus simples possibles et des recommandations qui, nous l’espérons, vous faciliteront la tâche. Nous vous expliquerons également tout au long de ces articles pourquoi nous sommes convaincus que cet exercice relève beaucoup plus de la stratégie que du simple reporting. Pour commencer à traiter ce sujet, il faut le définir. Une DPEF, qu’est-ce que c’est ? ou plutôt : qu’est-ce que ce n’est plus vraiment ? Une DPEF, ce n’est pas qu’une contrainte réglementaire. Une DPEF, ce n’est pas qu’un exercice de reporting.

Une DPEF se rapproche davantage d’une démarche pédagogique, d’implication de vos parties prenantes, d’explication de ce que vous êtes, de ce que vous faites et voulez faire (pour contribuer au développement durable), afin que vos lecteurs comprennent votre démarche d’engagement et sa cohérence. Il faut comprendre la logique ainsi que la progression de la DPEF, et il faut réfléchir au message que vous souhaitez faire passer, le niveau d’ambition que vous souhaitez prendre, être crédible et transparent. Ainsi, nous allons revenir sur les étapes et les ingrédients qui construisent la DPEF. Pour ma part, c’est quand j’ai compris la logique et les étapes que j’ai aimé lire les DPEF et accompagner mes clients dans cette démarche. Voici donc, librement interprété et simplifié à partir de la réglementation les grandes étapes de la construction de la DPEF :

1 – Le modèle d’affaire

Tout d’abord, il est important qu’un lecteur lambda puisse comprendre votre métier de façon simple en lisant votre DPEF. Cela passera par le modèle d’affaire. Un beau schéma, c’est souvent l’idéal. Que faites-vous ? Quelle est votre chaîne de valeur ? Quelles ressources utilisez-vous et quelles valeurs créez-vous ? Enfin, bien sûr, quels différents produits/services commercialisez-vous et quels sont vos rôles dans les différentes étapes.

Source : Rapport RSE 2019 – HERIGE

C’est également dès cette première partie que vous devez vous interroger sur votre niveau d’ambition et votre maturité. Vous n’êtes pas obligé d’écrire que vous êtes tout en bas du niveau d’engagement, mais n’écrivez pas que vous souhaitez être le meilleur de votre catégorie si vous savez que vous avez encore des enjeux de conformité à régler. N’essayez pas non plus de mettre trop en avant une « bonne action » qui est à côté de votre cœur de métier, quand on s’en rend compte, vous perdez toute crédibilité. Enfin, ne tombez pas dans le green, social ou mission-washing, ça se voit !

Toovalu a construit un modèle pour comprendre et analyser le niveau de maturité des entreprises et modéliser une sorte de parcours de progression que vous pouvez trouver ci-dessous. L’objectif n’est pas de vous évaluer, mais de vous positionner à votre juste place et de progresser. Vous vous doutez que le discours et la feuille de route d’une entreprise à impact positif ne va pas être le même qu’une entreprise dont l’objectif en est encore à maîtriser ses impacts négatifs.

En fonction de votre positionnement, ajustez votre discours, vos priorités et votre plan d’action !

2 – Risques et Enjeux

Une entreprise a la responsabilité d’allouer prioritairement ses ressources à ce qui est important pour le succès de sa stratégie et la satisfaction de ses parties prenantes. Il est donc logique qu’elle fasse un choix pertinent parmi les enjeux de contribution au développement durable auxquels elle va s’intéresser. C’est notamment l’exercice de la matrice de matérialité, le sujet de notre prochain article !

Sans rentrer dans les détails, il est important de comprendre ici quels sont vos grands enjeux, si vous êtes un fabricant de fenêtres en aluminium, votre impact principal porte donc sur l’aluminium et ses impacts sur l’ensemble du cycle de vie de vos produits. Si vous êtes un créateur de produits de beauté naturels, votre ressource numéro 1, c’est la nature et la biodiversité. Si vous êtes une structure de services ou de conseil en informatique, votre première richesse sont les Hommes de votre entreprise et vous devez attirer et garder les talents. Le lecteur doit pouvoir comprendre ces priorités et y croire. Vous serez plus crédible et mieux compris en expliquant quels sont les enjeux prioritaires et en précisant ensuite toutes les politiques et actions mises en place pour exceller dans cette démarche. Nous reviendrons sur cette structuration Axe-Enjeu-Indicateur dans un article dédié.

3 – Les Politiques

Une fois bien compris vos enjeux prioritaires, expliquez ce que vous faites pour vous améliorer sur ces points, et uniquement sur ces enjeux-là. Ne faites pas une longue liste décousue à la Prévert, ce n’est ni intéressant à lire, ni convaincant ! Vous pouvez faire un paragraphe pour les autres actions non prioritaires mais importantes à vos yeux. Mieux vaut mettre peu d’actions, qui auront du sens pour vous et pour le lecteur, que d’essayer d’en avoir le plus possible lors du reporting. Si ça n’a pas de sens pour vous, ça n’aura pas de sens pour la personne qui vous lira.

Si vous n’êtes qu’au début, dites-le.

Reprenez donc vos enjeux, intégrez-y vos objectifs et engagements, et expliquez ce que vous mettez en place pour atteindre ces objectifs. Et si vous n’êtes qu’au début, dites-le. Une politique n’est pas une liste d’actions mais bien un ensemble d’orientations coordonnées et convergentes, contributrices de la stratégie. Elle s’inscrit plus sur la durée. Elle doit être pilotée par une équipe ou des services, et avoir des moyens.. C’est le cadre dans lequel vous allez pouvoir structurer toutes les démarches concrètes de façon cohérente et suivie. Par exemple, vous pouvez avoir une politique climat. Celle-ci va intégrer une démarche d’évaluation (faites votre évaluation carbone avec Toovalu !), puis définir des objectifs, des priorités et des actions

4 – Actions et indicateurs

Certes, l’exercice de la DPEF implique d’intégrer une liste de vos indicateurs et de votre progression, mais ce n’est pas uniquement cela. Si vous avez défini des objectifs chiffrés, montrez où vous en êtes et si vous êtes à la hauteur de vos ambitions, ou parfois un peu en retard. Personne ne peut être parfait partout, c’est bien plus crédible si vous le montrez en toute simplicité. Cela ne dévalorisera pas votre démarche bien au contraire, et j’insiste encore une fois sur la crédibilité, à ce niveau-là et au vu de la complexité des sujets, 100% de réussite n’est pas crédible où alors c’est vous qui n’êtes pas assez ambitieux !

Ici encore, priorisez les sujets. Ne mettez pas en avant ceux où vous êtes bons, mais bien ceux qui sont stratégiques pour vous. La biodiversité n’est pas la priorité du secteur aérien ! L’égalité homme-femme dans le secteur de la cosmétique est rarement la priorité, l’utilisation de l’eau pour une entreprise de service est généralement négligeable.

Pour conclure, j’insisterai une dernière fois sur l’intérêt de la sincérité et de l’authenticité de cet exercice, incarnez-le ! Le mot du président doit être écrit par lui, le discours passe-partout ne passe plus, il n’est plus temps des grands poncifs sur l’engagement et les valeurs morales. Montrez que vous avez compris votre singularité, que vous souhaitez intégrer ces enjeux au cœur de votre stratégie, que vous avez compris que ce n’était pas un exercice de style obligé, mais une priorité business. Et dans tous les cas, appuyez-vous sur vos convictions profondes, et répondez à la question universelle : « Qu’est-ce qui fera la réussite de mon entreprise dans 5 à 10 ans au-delà de son Bilan et résultats financiers ? »

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Nombre de choses se sont transformées cette année 2020, une année de tournant qui ouvre une décade d’action. Nous avons besoin de mieux comprendre cette transformation accélérée, des signaux faibles étaient déjà là, il y a eu un déclencheur fort, et il n’y aura pas de retour en arrière. Cette expression devenue trop vite tarte à la crème du « monde d’après », à la fois porteuse d’espoir et de désillusion, nous questionne.

Aussi, pour trouver des réponses, je suis revenue à une matière que j’affectionne, la prospective, c’est le moment non ? J’ai fait pour vous un résumé, évidemment très biaisé et engagé. Rien n’est objectif, encore moins la science qui analyse l’avenir. D’ailleurs, c’est nous qui allons écrire cet avenir avec nos « consciences collectives », nos valeurs, nos chemins et nos actions d’aujourd’hui. La prospective nous propose seulement des scénarios, des récits pour rendre tangibles ces futurs souhaitables ou désespérants et nous aider à orienter nos actions. J’ai lu pour vous ces scénarios proposés par la société française de prospective ce qui fut très inspirant.

👉Version complète ici : https://www.societefrancaisedeprospective.fr/prospective-post-pandemie/

La COVID a laissé certaines traces durables !

D’un point de vue idéologique, c’est le retour d’un sentiment de vulnérabilité qui vient percuter notre sentiment de puissance lié au progrès technologique ; un retour à l’Etat, au local, un questionnement de la mondialisation ; tout en numérisant encore plus nos façons d’apprendre et de travailler ;

D’un point de vue écologique, c’est une prise de conscience forte et profonde voire parfois violente, car les risques encourus sont maintenant tangibles. J’aimerais également y lire plus d’humanité, d’intériorité et de solidarité en contrepartie des divergences et prises de position clivante.

Je ne peux que confirmer cette prise de conscience écologique car depuis plus de 10 ans, il y a eu quelques accélérations, des prises de conscience : la COP 21, le départ de Nicolas Hulot, les actions des associations militantes… Aujourd’hui, l’enjeu écologique devient stratégique, incontournable. Avant, dans les entreprises, le sujet était souvent cantonné à un département expert, aujourd’hui c’est la priorité de la direction, de la finance… L’heure est aux prises de conscience, sonnera-t-elle celle de de l’action ?

Si nous avons échappé au pire avec le « bon déroulement » de l’élection américaine, l’incertitude est encore entière. Plusieurs scénarios sont envisageables ! (https://www.societefrancaisedeprospective.fr/prospective-post-pandemie/)

Je vous lis un extrait du scénario Bifurcation : « dans les 10 années à venir, les sociétés humaines font preuve de plus d’anticipation ; elles s’engagent résolument dans des innovations sociales d’envergure ; elles s’efforcent de faire prévaloir les valeurs écologiques, de solidarité, de paix… » Nous avons les moyens de bifurquer et il est fondamental d’y croire si l’on veut la voir advenir. Mais cela demande une « Désintoxication de la croissance et de l’hyperconsommation », accepterons-nous de favoriser le mieux au détriment du plus ? Ces transformations sont déjà à l’œuvre, résistera-t-on pour protéger nos conceptions d’hier, ou oserons-nous modifier profondément notre vision du monde et de l’économie ?

Comment s’y retrouver ? Comment gérer et piloter une entreprise en ces temps d’incertitude ? Nous n’avons pas de solution miracle, mais des bases assez solides, car elles se construisent brique par brique depuis plus de 30 ans. En effet, les sciences climatiques nous apportent des scénarios qui se sont révélés justes ces dernières décennies. Certes, elles sonnent l’alarme, mais elles proposent également des scénarios sur les 50 prochaines années ainsi que les démarches dans lesquelles s’engager si l’on souhaite préserver notre économie, voire la vie de l’homme sur terre.

Notre mission chez Toovalu est de fournir des outils de pilotage stratégique aux entreprises permettant de prendre en compte ces nouvelles visions du monde, des pistes pour engager les entreprises dans le scénario de Bifurcation.

Nous avons trouvé dans le climat, un outil opérationnel et engageant pour tous les dirigeants d’entreprises. Nous adaptons en cela les plans Climat de la France (SNBC) et de l’Europe (EC EUROPA). Nous avons lancé un projet de recherche à ce sujet (actualités R&D chez TOOVALU).

Nous avons testé et éprouvé ce modèle de pilotage bas-carbone auprès de plus de 100 entreprises de toutes tailles ces dernières années. Nous avons vu des dirigeants comprendre ce que voulait dire une économie bas-carbone ; nous avons contribué à l’engagement massif d’entreprises avec les B Corp et leur objectif de Net Zéro 2030 ; le scénario de transformation des Dirigeants Responsable de l’Ouest avec l’engagement -50% de GES pour 2030. Nous avons rendu le climat accessible à tous, même aux TPE, avec des démarches collectives.

Et pour 2021, nous vous promettons de faire notre maximum pour être à vos côtés et vous permettre d’engager résolument votre entreprise dans ce monde bas-carbone, en route pour la Bifurcation !

Alors, en tant que décisionnaires et acteurs de l’économie, vous pouvez contribuer à cette écriture collective d’une nouvelle économie, régénératrice, circulaire, vivante ! Individuellement, cela semble être un défi insurmontable, car nous ne sommes pas naïfs, ce ne sera pas simple, mais c’est nécessaire et inévitable alors à l’action !

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NOTRE CONSTAT

Mind the gap : le grand écart entre les recommandations scientifiques et les outils de pilotage des organisations

Il n’y a pas de consensus de la communauté scientifique sur la méthodologie pour définir une trajectoire 2°C pour les organisations, que ce soit pour définir des objectifs de réduction ou pour établir une méthodologie de mesure de leurs ambitions climatiques [1]. La disponibilité limitée des données et les choix variés des périmètres de mesure viennent s’ajouter à ce manque méthodologique. De plus, la diversité des approches résulte en des ambitions climatiques parfois ambigües [2]. Un manque d’actions efficaces des entreprises ainsi qu’un manque d’outils opérationnels adaptés ont été identifiés. Ces manques expliquent partiellement l’incapacité du secteur privé français à s’aligner sur une trajectoire 2°C et de la France à respecter les objectifs de la SNBC [3]. La communauté scientifique doit donc considérer les besoins sectoriels et géographiques des entreprises pour définir de vrais objectifs et des trajectoires bas-carbone basés sur la science et intégrant des dimensions économiques et sociales [4], [5]. Les limites planétaires [6] et la théorie du donut [7] sont des exemples de cadres conceptuels et structurants pour englober tous les enjeux du développement durable ou des Objectifs de Développement Durable (ODD). Mais ils doivent être d’abord déclinés, opérationnalisés puis appropriés par les organisations afin d’être utilisés comme outils de pilotage stratégique pour une transformation durable.

DEVELOPPEMENT D’UN PROJET DE RECHERCHE

Pour combler ce fossé et proposer une méthodologie opérationnelle aux organisations, et notamment aux PME, l’opération de recherche « Trajectoire 1,5°C des organisations » a été créée chez Toovalu dès 2017. Plusieurs projets ont été réalisés en partenariat avec l’école Centrale de Nantes ou l’ICAM par exemple. Il est alors devenu clair que nous avions besoin de pousser plus loin la recherche pour proposer aux entreprises un outil de pilotage stratégique à travers le prisme du climat, qui soit aligné avec les recommandations scientifiques, d’où l’arrivée de Nicolas en décembre 2019. En 2021, sa nouvelle casquette de doctorant CIFRE vient donc s’ajouter à celle de pilote de la R&D. Sa thèse se concentre sur les besoins méthodologiques du secteur privé et les écarts des trajectoires des entreprises avec les trajectoires scientifiques à grande échelle (2°C et ODDs). Le titre de la thèse est Opérationnaliser les trajectoires bas-carbone scientifiques en outil de pilotage stratégique pour les entreprises selon taille et secteur, puis généraliser ces trajectoires bas-carbone aux autres Objectifs de Développement Durable. Application aux démarches bas-carbone et durables de collectifs d’organisations.

La problématique est formulée de la manière suivante :

Comment établir une trajectoire bas-carbone opérationnelle pour une organisation et mesurer son alignement avec la trajectoire 1,5°C dans un premier temps, et avec les Objectifs de Développement Durable dans un second temps ?

OBJECTIF DE LA THESE – LE CLIMAT COMME OUTIL DE PILOTAGE STRATEGIQUE

Proposer aux entreprises un outil de pilotage stratégique à travers le prisme du climat, qui soit aligné avec les recommandations scientifiques et les ODD

L’objectif ultime de ce travail de recherche est de décliner et de mettre à l’échelle les modèles onusiens ou nationaux issus de travaux de recherche scientifique en méthodologies opérationnelles pour les entreprises en fonction de leur taille et leur secteur. Ce travail de recherche sera appliqué à plusieurs cas d’étude de démarches collectives initiées par des groupes d’entreprises accompagnés par TOOVALU (DRO, CJD, B Corp). Ces démarches collectives englobent notamment des objectifs collectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, la définition de trajectoire bas-carbone et la contribution aux autres enjeux du développement durable (ODD). Au delà des publications scientifiques, l’objectif est aussi de proposer aux organisations un outil de pilotage stratégique à travers le prisme du climat, qui soit aligné avec les recommandations scientifiques et avec les autres ODD. La méthodologie associée ira de l’initialisation d’une trajectoire bas-carbone à la construction d’une stratégie climat efficace, en passant par les interdépendances avec les autres enjeux du développement durable (biodiversité ou inégalités de genre par exemple).

NOTRE DOCTORANT

Nicolas Desmoitier, ingénieur R&D en management environnemental, a été chercheur en sciences climatiques pour le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (UNEP DTU Partnership), où il travaillait sur le développement méthodologique d’une évaluation d’impacts ex-ante environnementaux et sociaux de politiques de développement. Chargé de mission R&D chez TOOVALU depuis fin 2019, la mission de Nicolas est d’intégrer la vision TOOVALU dans des projets scientifiques appliqués pour alimenter l’innovation. Il travaille également sur des développements méthodologiques sectoriels de calcul carbone pour TOOVALU. Nicolas a apporté son expertise notamment dans les projets clients Climat de Nature & Découvertes, les Dirigeants Responsables de l’Ouest, le Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise, Mission Change, le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques, OVH, Bakertilly Strego.


BIBLIOGRAPHIE

  1. Faria, P. C. S. and Labutong, N. (2019) “A description of four science-based corporate GHG target-setting methods,” Sustainability Accounting, Management and Policy Journal. Emerald Group Publishing Ltd. doi: 10.1108/SAMPJ-03-2017-0031.
  2. Rockström, J. et al. (2017) “A roadmap for rapid decarbonization,” Science. American Association for the Advancement of Science, pp. 1269–1271. doi: 10.1126/science.aah3443.
  3. Observatoire Climat Energie (2020) OBSERVATOIRE CLIMAT-ÉNERGIE Où en est la France ? Available at: https://www.observatoire-climat-energie.fr/climat/global/ (Accessed: January 22, 2020).
  4. World Economic Forum (2020) “The Net-Zero Challenge: Fast-Forward to Decisive Climate Action.”
  5. Walenta, J. (2019) “Climate risk assessments and science-based targets: A review of emerging private sector climate action tools,” Wiley Interdisciplinary Reviews: Climate Change. Wiley-Blackwell. doi: 10.1002/wcc.628.
  6. Steffen, B. W. and Rockström, J. (2015) “Planetary boundaries: Guiding human development on a changing planet,” Science.
  7. Raworth, K. (2012). A Safe and Just Space for Humanity: Can we live within the doughnut. Oxfam Policy and Practice: Climate Change and Resilience. https://doi.org/10.5822/978-1-61091-458-1
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En 2020, 45% des grandes entreprises mondiales se sont engagées dans une stratégie climat (20% en 2019) pour atteindre la neutralité carbone. Dans le même temps, les TPE/PME souhaitent elles aussi être un acteur de ce combat. La crise sanitaire que nous subissons doit nous amener à en saisir des opportunités. Chaque dirigeant (et peut-être encore plus chez les TPE/PME) doit avoir une vision de ce que sera un monde bas-carbone. Cette vision passe par une nouvelle stratégie et aussi un business modèle repensé qui feront face aux nouveaux défis.

« 63 % des dirigeants estimaient que la crise du Covid-19 avait été ou restait une occasion de saisir des opportunités pour leur entreprise. »

Source enquête du 23/11/2020 du Le Lab BPI France

La volonté des dirigeants est bien présente. Le grand frein à cette transformation est un manque de moyen financier !

La BPI France veut se placer comme un réel facilitateur des entreprises qui souhaitent profiter de ce contexte pour engager leur transformation et être prêtes au monde d’après.

Cette expérience de crise peut être enfin l’occasion d’un rebond positif, d’une redéfinition des fondamentaux de l’entreprise et d’une nouvelle ambition pour l’avenir comme une stratégie climat ambitieuse.

La BPI France avec le concours de l’ADEME notamment mais aussi de la Banque des Territoires lancent de grands chantiers d’aide à destination des entreprises. D’ici 2023, c’est 2 milliards d’€ par an qui seront mobilisés pour accompagner les entreprises dans leur engagement à faire de la transition énergétique et écologique (TEE) une priorité stratégique.

Des fonds de 40 milliards d’€ pour un plan climat commun 2020/2024, ce plan vise simultanément les projets de transition verte des entreprises et des acteurs publics des territoires.

Une aide spécifique également sera mobilisée pour aider les entreprises industrielles à se « décarboner », pour les encourager dans la mobilité verte et l’amélioration de leur empreinte carbone.

« 83 % des dirigeants ont affirmé que la crise du Covid-19 allait les inciter à accélérer le développement d’innovations »

Source enquête du 23/11/2020 du Le Lab BPI France

C’est donc le moment de vous lancer dans une démarche engagée et nous trouverons avec vous des solutions de financement pour vos projets !

L’ADEME finance d’ailleurs actuellement l’accompagnement pour une stratégie bas carbone : ACT (Assessing low Carbone Transition). Toovalu vous accompagne, contactez-nous pour en savoir plus. (contact@toovalu.com)

Mais aussi…

💶Du côté des impôts

Crédit d’impôt à la numérisation durable des petites et moyennes entreprises

article 5 Art. 244 quater Z. – I. – Les petites et moyennes entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu selon un régime réel peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt égal à 50 % des dépenses engagées destinées à :

1° La réalisation d’études d’impact environnemental des services numériques et l’accompagnement à la mise en place d’une stratégie de transformation numérique de l’entreprise incluant la sobriété numérique ;

2° L’acquisition d’équipements numériques reconditionnés, issus d’activités de préparation à la réutilisation et au réemploi.

http://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppl20-027.html

http://www.senat.fr/tableau-historique/ppl20-027.html

🔍Le saviez-vous ?

Véritable pilier du Plan de relance, la transition écologique Volontariat Territorial en Entreprise Vert (VTE Vert) offre une subvention d’aide de 8 000 €, financée par le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion et l’ADEME, pour le recrutement d’un jeune qui effectuera une mission en lien avec la transition énergétique et écologique de l’entreprise.

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Tous les lundis, on démarre notre semaine en équipe en nous réunissant pour échanger sur les actus du moment. TOOVALU SAS vous partage son #CoffeePressToovaluavec sa sélection d’articles et de lecture pour comprendre le climat et les transformations du monde…

📌#CoffeePressToovalu – 🗓Lundi 18 janvier

  • One planet summit : Macron accusé de greenwashing mais des acteurs financiers créent une alliance d’investissement
https://www.environnement-magazine.fr/biodiversite/article/2021/01/11/131855/plusieurs-acteurs-financiers-engagent-pour-one-planet-summit
  • Stratégie aire protégée adoptée en France : objectif passer de 23 à 30% d’aires protégées
https://www.ecologie.gouv.fr/aires-protegees-en-france
  • L’AFNOR publie une norme sur la protection de la biodiversité (NF X 32-001)
https://www.environnement-magazine.fr/biodiversite/article/2021/01/11/131852/afnor-publie-une-nouvelle-norme-pour-protection-biodiversite

Et la COP15 sur la diversité biologique (CBD) à Kunming en Mai 2021

📌#CoffeePressToovalu – 🗓Lundi 16 novembre

Réinventer les mots pour guérir nos maux !

Dans le monde d’après, les néologismes fleurissent, c’est normal, voire nécessaire puisque l’on veut créer de nouvelles façons d’être au monde. Cette analyse du wording utilisé pour décrire ce que l’on souhaite inventer ou transformer est nécessaire. Sinon, on risque de réchauffer de vieux systèmes qui ont déjà trop contribués à réchauffer notre atmosphère.

Des nouveaux concepts à inventer ?

L’émotion de la terre…

Quelques mots sur Les émotions de la Terre , paru en 2020 aux éditions Les Liens qui Libèrent et sous-titré Des nouveaux mots pour un nouveaux monde. Son auteur, le philosophe de l’environnement australien Glenn Albrecht, est le spécialiste mondial de l’étude des émotions ressenties envers la Terre. Selon lui, tout en se séparant progressivement de la nature, les humains subissent également des pertes associées au langage et à la culture liés à la nature. Cette perte accompagne celles des émotions liées à la Terre avant même qu’elles aient pu être nommées. Glenn Albrecht propose donc de mettre des mots sur ces émotions appelées « psychoterratiques ».

Pour lui, les concepts de « durabilité », « développement durable » ou « résilience », anciennement prometteurs, ont été rendu au mieux, inefficaces et au pire, nuisibles. Cet ouvrage est l’aboutissement d’une vie de recherche et vise à mettre en lumière de nouveaux concepts qui décrivent les liens entre notre psyché et la Terre. Deux forces opposées sont baptisées : « terraphtoriques » (destructrices de la Terre) et « terranaissantes » (créatrices ou restauratrices de la Terre), qui engendrent un panel de concepts et d’émotions respectivement négatives et positives, dans lesquels on s’identifie, ainsi que les différentes parties prenantes de notre écosystème. Dans cette ode à la symbiose planétaire, Glenn Albrecht appelle quitter l’Anthropocène pour entrer dans le Symbiocène, nouvelle ère de symbiose entre homme et nature. Nous invitons chacun à découvrir ce beau travail de création lexicale, qui nourrit de plus bel notre motivation pour passer à l’action, collectivement, en symbiose.

http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Les_émotions_de_la_Terre-9791020908070-1-1-0-1.html

Ou réchauffer les anciens ?

Nous avions déjà eu une floppée de verdissement avec le capitalisme vert, et maintenant nous avons du capitalisme responsable…

Peut-on changer les choses en réchauffant les concepts sources de nos maux, le gouvernement ne s’empêtre-t-il pas dans des Oxymores ?

Certes, je me réjouis d’entendre Bruno Lemaire admettre la nécessité de plus d’équité, de justice, de protection de l’environnement. Néanmoins, rien de nouveau dans le fond et dans la pratique.

Extrait :

« nouveau capitalisme », un capitalisme « rénové ». Cette idée est développée depuis le début de l’année. Dès le mois de janvier, le ministre de l’économie et des finances avait évoqué la nécessité pour le capitalisme de se « réinventer ». « Nous ne pouvons pas payer toujours plus de croissance par toujours plus d’inégalités. Nous sommes au bout de ce raisonnement », avait-il alors proclamé. Et depuis cet été, le locataire de Bercy ne manque pas de rejouer ce slogan sur tous les tons dès qu’il fait une sortie publique. Le 17 juillet sur France Inter, il le reprenait même mot pour mot : « Un capitalisme qui conduit à l’accroissement des inégalités et à l’épuisement des ressources de la planète ne mène nulle part »

https://www.mediapart.fr/journal/france/130919/les-tartufferies-du-nouveau-capitalisme-de-bruno-le-maire?onglet=full

Ne serait-il pas temps d’opter pour un autre modèle ?

Les terminologies inspirantes ne manquent pas, et Starhawk nous fait un petit récap inspirant dans « Quel monde voulons-nous ? »

Economie restauratrice, régénératrice, économie circulaire, l’économie permacole…

Des systèmes qui pourront protéger les Biens Communs de l’humanité, valoriser l’économie du Don et pourquoi pas générer une abondance non matérialiste ?

ET…

un futur vaccin de la COVID 19 … mauvaise nouvelle pour certaines espèces de requins https://www.courrierinternational.com/article/victimes-collaterales-un-vaccin-contre-le-covid-19-pourrait-mettre-encore-plus-en-danger

Le transport fluvial prometteur

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/images-premiere-strasbourg-six-tonnes-paves-livrees-velo-cargo-1893908.html

📌#CoffeePressToovalu – 🗓Lundi 9 novembre

Joe Biden est le 46ème Président des USA. Quels changements pour le climat ? « Ce n’est pas tout à fait le Green New Deal idéal, mais le plan climat de Joe Biden, président élu depuis samedi soir, est tout de même très ambitieux. Historique même, pour la première puissance mondiale, responsable de 15 % des émissions polluantes. » https://www.ouest-france.fr/monde/etats-unis/joe-biden/climat-joe-biden-investira-2-000-milliards-pour-verdir-les-etats-unis-7044194

📌#CoffeePressToovalu – 🗓Lundi 2 novembre

Interview d’Etienne Klein qui nous explique pourquoi aujourd’hui encore nous jouons les Cassandre et nombreux sont ceux qui résistent à la triste vérité du réchauffement climatique : « Mais la vraie fausse controverse sur le changement climatique est venue réviser mon jugement en illustrant la nouvelle fragilité des « vérités de science » dans les sociétés démocratiques. Le discours argumenté des spécialistes a été victime de ce qu’Alexandre Koyré a appelé des « conspirations en plein jour », c’est à dire des mensonges publiquement assénés, notamment avec l’appui de médias peu avertis en matière de rigueur scientifique. Le succès relatif et provisoire de cette entreprise tient à ce qu’elle a tiré parti de nos faiblesses : nous sommes psychologiquement disposés à user de toutes sortes de stratagèmes pour ne pas accorder de crédit à ce qui est su si les implications intellectuelles ou pratiques de nos savoirs nous chagrinent ou nous dérangent… Dans Humain , trop humain (1878), Nietzsche entrevoyait que le « goût du vrai allait disparaitre au fur et à mesure qu’il garantirait moins de plaisir ». Nous y sommes, semble t-il. Certes, nous continuons d’affirmer que nous aimons et désirons la vérité, mais en réalité, à rebours de nos déclarations ferventes, il arrive que nous nous montrions fort enclins à spontanément déclarer fausses les idées vraies que nous n’aimons pas. » Et l’interview de Bruno Latour, également très inspirante pour comprendre pourquoi il est si difficile d’accepter ce nouveau paradigme : Bruno Latour explique comment notre monde s’est construit sur le progrès, l’espoir d’un futur qui résoudra tous nos maux. En ce sens, la crise climatique nous demande de renoncer à cette vision du futur qui a structuré notre vision du monde, il nous aide à comprendre pourquoi il est si difficile d’accepter la réalité de la contrainte climatique « ces négationnistes… considèrent qu’il n’y a pas d’issue si nous abandonnons le projet de la modernité, le progrès, le développement… Renoncer au projet de la modernité conduit à la fin de la civilisation… L’idée de Gaïa est un changement aussi radical que celui introduit par Galilée en son temps ». Rdv très prochainement pour débattre encore sur ce déni climatique et ses causes. Lien vers le n° spécial réchauffement climatique de Philosophie magazine

📌Le Countdown Global Launch, quand le collectif prend des allures mondiales…

Initiative mondiale où artistes, politiques, religieux du monde entier se sont donnés rendez-vous le 10 octobre dernier. Le Countdown Global Launch , un appel à l’action sur le changement climatique pour alerter l’opinion et accélérer les solutions face à la crise climatique en transformant les idées en actions. 

« Nous ne pouvons gagner la course à zéro qu’ensemble » António Guterres, Secretaire des Nations Unies

📌Découvrez notre sélection de témoignages :

· The State of Climate Crisis by Johan Rockström (7 min) – Watch here

· Climate Action Tracker (4.5 min) – Watch here Earthrise by Amanda Gorman (4.5 min) – Watch here

· Reimagining Capitalism by Rebecca Henderson (7 mins) – Watch here

· Ikea’s CEO Jesper Brodin (5 min) – Watch here

· Fight for you by Raye Zaragoza (4 min) – Watch here

· Pope Francois – Watch here

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Quelle rentrée, une fois digérés le déconfinement, les difficultés d’organisation, de reprise de l’activité… les enjeux climatiques deviennent enfin incontournables (même Trump renonce à certains gaz de schiste pour sa campagne). De plus en plus d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs s’engagent pour le climat et mettent en œuvre des actions concrètes pour réduire leur empreinte.

Toovalu s’est donné pour mission de « rendre la stratégie climat accessible à tous ! »

Comment ? En réinventant la démarche d’évaluation carbone :

  • En s’appuyant sur la force du collectif
  • En comptabilisant vous-même vos émissions de gaz à effet de serre (GES) pour les intégrer dans vos organisations sur la durée
  • En pilotant vos émissions pour se concentrer sur l’action et le pilotage stratégique bas-carbone
  • En osant simplifier la démarche au début pour apprendre et s’améliorer ensuite…

Tout savoir sur la démarche – renseignez-vous !

Nous vous livrons notre recette pour convaincre vos dirigeants de s’engager dans une démarche pour le climat. Découvrez ici le replay de notre atelier à Produrable. « Comment embarquer les dirigeants dans une stratégie bas-carbone ? » avec les témoignages des DRO & des JO Paris 2024

Les entreprises tentent de se verdir à tout prix et tant mieux. L’enjeu n’est pas de « s’acheter des crédits carbone pour compenser ses émissions », mais bien de d’abord réduire puis de contribuer à la neutralité carbone.

Outre les témoignages entendus dans notre atelier avec l’engagement collectif des DRO à diminuer de 50% de GES entre 2020 et 2030, (replay vidéo DRO – les chantiers lancés par l’association sont-ils utiles pour le territoire ?) et la démarche très inspirante des JO Paris 2024 , saluons des initiatives passionnantes et engagées comme :

  • Toutes les B Corp engagées pour le Net Zero 2030, qui partagent leurs expériences dans nos groupes de travail Climat. Toovalu prépare une démarche collective pour les petites B Corp, nous vous en dirons plus très bientôt.
  • Et bien d’autres entreprises qui calculent leur Bilan Carbone®avec Toovalu depuis de nombreuses années et qui aujourd’hui s’engagent dans ACT pour mettre en œuvre sur la durée une stratégie climat à la hauteur des enjeux.

2020 Turning point, ce sera donc vrai. Cette année sera un tournant pour de nombreuses raisons !

C’est l’année où nos émissions de GES commencent à baisser. Si vous souhaitez mieux comprendre les enjeux climatiques du niveau mondial jusqu’au niveau local, vous pouvez visionner notre webinaire ici. Une heure pour comprendre simplement les enjeux !

Enfin, le contexte politique prend également la mesure du défi à relever. L’Europe par la voix d’Ursula von der Leyen remet le sujet en haut de la pile et affirme qu’il va falloir faire encore mieux que l’ambition déjà annoncée. (lire notre article sur Climate Target Plan).

Alors agissons, chacun à notre mesure, personnellement, professionnellement et collectivement, car c’est ensemble que nous réussirons à transformer durablement et positivement notre société !

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Le 7 et 8 Septembre dernier se tenait Produrable au palais des congrès de Paris. Ce salon fait se rencontrer chaque année les acteurs du développement durable, de la RSE et de l’impact positif. Cette année, c’est 8600 visiteurs sur les 2 jours ! L’occasion d’apprendre ensemble sur l’évolution de ces concepts et leur mise en pratique.

Toovalu était présent à ce salon et y animait l’atelier « Comment embarquer les dirigeants dans une stratégie bas-carbone ? ».

Le Replay disponible de notre atelier –

Marie Gaborit et son équipe étaient également présents sur notre stand pour échanger avec nos partenaires, nos clients, et découvrir de nouveaux acteurs. Les sujets abordés durant cette édition reflétaient une accélération de la réflexion autour des notions de climat, de stratégie bas-carbone, de biodiversité, des entreprises à mission, des impacts, de la raison d’être, et même de la RSE. Les concepts évoluent aussi vite que le marché ne se déploie. Les initiatives se développent rapidement, les grandes entreprises commencent à s’engager dans ce mouvement, et à intégrer au sein de leur stratégie les problématiques de développement durable, plutôt que de mener des activités RSE en parallèle.

En somme, cette édition a mis en avant le rôle crucial des entreprises à mission, mais également l’importance des méthodologies scientifique fiables pour un modèle de stratégie bas-carbone pertinent, durable et accessible.

Quelques témoignages reçus après notre salon, Un grand merci à tous !

Marion Andro (B Side) : « Merci Marie Gaborit et ta super équipe pour votre confiance et cette opportunité de partager notre démarche Dirigeants Responsables de l’Ouest ! Des échanges très stimulants sur PRODURABLE »

DIGITAL GREEN (…) « l’embarquement des dirigeants d’entreprise dans des objectifs bas-carbone. On retient : Penser global (présence numérique inclus), penser coût global/employé et surtout se fixer des objectifs de réduction carbone concrets. Merci entre autre à Marie Gaborit et Lionel Fournier »

IRENE DOAN (coach) »Bravo à TOOVALU SAS ! Cela fait plaisir de voir tant d’énergie et d’intérêt, les enjeux sont de taille et chaque engagement compte… »

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La Commission européenne et le Parlement européen incitent les 27 états de l’UE à revoir leur engagement climat à la hausse. Au moins 55% de réduction des émissions de GES par rapport à 1990 contre 40% actuellement, en plus de l’objectif de neutralité carbone européen. Un signal politique clair de Ursula von der Leyen pour la Commission européenne dans la continuité de son « Pacte vert ».

Tous les secteurs sont impliqués dans le « 2030 Climate target plan » qui trace dans les grandes lignes la trajectoire à suivre pour l’UE. Les secteurs du transport (aérien, maritime, routier) et de la construction sont particulièrement pointés du doigt, du fait de leur forte marge de progrès. La question d’un objectif intermédiaire pour 2030 reste l’objet de débats intenses car trop disruptif pour l’industrie actuelle, tout comme celle du montant de la taxe carbone.

Le Pacte vert annonçait en décembre dernier l’investissement de 1000 milliards d’euros sur dix ans pour le Climat, le Parlement prévoit aujourd’hui d’y consacrer au moins 30% des dépenses du budget 2021-2027 de l’Union Européenne. Des moyens ambitieux pour un objectif qui l’est au moins autant : embarquer les Vingt-Sept dans une transformation juste, inclusive et bas-carbone.

Pour en savoir plus

https://ec.europa.eu/clima/policies/eu-climate-action/2030_ctp_en
https://www.lesechos.fr/amp/1241840
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C’est une rentrée qui s’annonce dynamique ! On vous résume nos grands rendez-vous.

logo_toovalu

Aura lieu la3ème Université d’été des Dirigeants Responsables de l’Ouest (DRO). Deux jours de conférences centrées sur la présentation des solutions aux 11 chantiers lancés en décembre dernier par le réseau de dirigeants. Il y sera présenté les solutions élaborées par les dirigeants pour limiter les émissions de CO2, réduire l’usage des plastiques, favoriser la mobilité etc. Et notamment le jeudi 27 de 14h-15h, 👉« Les gaz à effet de serre : est-ce utile de les comprendre ? » avec Elodie Uzureau et Nicolas Desmoitier pour Toovalu

📌Ouvert à tous, en distanciel – Pour s’inscrire : https://app.yepform.com/live/Universites-de-l-Economie-Responsable-2-2—-Etre-Utile

Le mercredi 2 septembre « Entreprendre en 2021 : Sommes-nous prêts pour l’entreprise à impact ? » les DRO, Ticket for Change Nantes et Audencia organisent un grand débat sur les entreprises en transition. 👉Marie Gaborit témoignera lors de cette soirée.

Ce débat se fera à partir de 19h, la soirée est sur inscription et gratuite.

📌Plus d’infos et inscription : https://www.eventbrite.fr/e/billets-sommes-nous-prets-pour-lentreprise-a-impact-de-demain-113883247860

Les 7 et 8 septembre 2020

Rendez-vous au Palais des Congrès de Paris pour le plus grand salon européen des Acteurs et des Solutions de l’Economie Durable PRODURABLE.

👉Et surtout, ne ratez pas notre atelier avec les témoignages du Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 et des DRO (Marion Andro (Agence B-Side) & Lionel Fournier (Harmonie Mutuelle) – Mardi 8 septembre à 10h30 : Comment mon organisation peut-elle devenir Bas-Carbone ?

📌Sur inscription https://www.toovalu.com/blog?utm_source=sendinblue&utm_campaign=News_t_2020&utm_medium=email

Du 21 au 25 septembre 2020

Le Festival de l’Info Locale #FIL, une édition entièrement en ligne pour 5 jours d’inspirations et de solutions pour les médias de proximité avec 40 heures de conférences disponibles en direct et en replay. Toovalu est partenaire de l’évènement #Média et #changementclimatique Comment mesurer et piloter une économie bas carbone ? Khadija NEMRI (Developpeuse de projet chez Toovalu) interviendra mardi 22 septembre à 14h30.

📌L’événement est sur inscription

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« Réaliser votre 1ère évaluation carbone avec TOOVALU » Prochaine session le 18 février 2021

👉Le principe :

TOOVALU propose aux entreprises de se former aux premiers pas de l’évaluation carbone. Sa promesse « Compter son impact carbone pour mieux le diminuer ! » . L’entreprise définit son « T0 », son empreinte carbone en vue de réduire ses émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). Et mettre en oeuvre un plan d’actions sur-mesure et en adéquation avec son organisation.

👉Les prochaines sessions de formation :

Soit dans nos bureaux à Nantes (4, rue René Viviani) soit à distance. Le format est sur 2 x1/2 journée + 1 heure de hotline entre les 2 dates.

Les prochaines sessions :

  • Session 1 en février 1ère partie jeudi 18/02 (9h-12h) {hotline le 24/02 de 14h à 15h} 2ème partie vendredi 26/02 (9h-12h)
  • Session 2 en avril 1ère partie mardi 13/04 (9h-12h) {hotline le 20/04 de 14h à 15h} 2ème partie vendredi 23/04 (9h-12h)
  • Session 3 en juillet 1ère partie jeudi 01/07 (9h-12h) {hotline le 06/07 de 14h à 15h} 2ème partie vendredi 08/07 (9h-12h)

👉Le programme : Téléchargez notre programme : ici

👉Le coût :

La formation est de 1.000 euros HT (1.200 euros TTC) par entreprise (représentée au maximun par 2 collaborateurs).

Possibilité de l’inscrire à votre plan de formation grâce à notre partenaire Iziforpro (certifié « Qualiopi » N° 52 44 08672 44) – Frais de dossier 80€ – Pour plus d’informations : stephanie@toovalu.com

👉L’inscription :

Envoyez un mail à stephanie@toovalu.com en précisant « Session Climat » et en communiquant votre prénom, nom et votre société.

Pour toutes informations complémentaires, vous pouvez nous contacter par mail stephanie@toovalu.com

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Un principe qui nous fait écho chez Toovalu et qui nous a séduit. Inspiré de l’holacratie, qui est un modèle d’organisation non plus verticale, mais plutôt un mode de prise de décision et de répartition des responsabilités communs à tous les acteurs de l’entreprise. Nous sommes en train d’intégrer cette nouvelle organisation au sein de l’entreprise avec l’accompagnement de Véronique Lanselle notre coach.

Parallèlement à la mise en place de notre nouveau système d’organisation, toute l’équipe s’est retrouvée au « vert » pour se pencher entre autre sur la lecture de Starhawk – Quel monde voulons-nous ? Un exercice où chacun a lu un paragraphe à voix haute et a pu s’attarder sur une phrase inspirante.

lecture commune

Voici un extrait de « Quel monde voulons-nous ? – Starhawk aux éditions Cambourakis.

Suite à cette lecture et à nos 1ères expériences d’holacratie, on partage avec vous quelques témoignages de notre équipe.

« L’expérience de l’holacratie est vraiment intéressante. Elle questionne la place de l’être humain au sein d’un groupe, et comment ce dernier peut évoluer au mieux par l’épanouissement et le développement de chaque membre qui le constitue. Un jeu d’équilibriste entre la liberté nécessaire à chacun et un cadre qui est nécessaire malgré tout. »

« J’ai surtout été touchée par les distinctions des différents pouvoirs et des différents types d’animation de réunions. Ça m’a rappelé une discussion que j’ai eue avec un ami sur la manipulation consciente et inconsciente. À l’époque, j’étais persuadée que la manipulation était forcément consciente. Mais mon ami m’a fait réalisé que la manipulation était omniprésente dans chacun de nos dialogues et on pourrait même étendre à chacun de nos actes (même si je n’en suis pas encore convaincue à 100%). Depuis, j’essaie, personnellement, d’y prêter attention, d’en prendre conscience et d’agir ou non en conséquence. »

« Parler de la démocratie directe, c’est parler d’un mouvement à la fois libératoire et révolutionnaire. »

« Ce que j’ai particulièrement aimé dans cette lecture collective, c’est d’abord d’avoir eu LE TEMPS de vraiment LIRE le texte, de se l’approprier individuellement. Une belle découverte, et une ambiance tellement rare de se retrouver « collectivement dans le calme » ! Ensuite, la lecture collective et partagée à plusieurs voix a encore apporté autre chose à ce moment déjà très riche. Une autre écoute encore, une vraie cohésion d’équipe, un texte porté « d’une voix » par cette tribu toovalienne qui me surprend tous les jours de par sa force et sa bienveillance. Quand on parle « d’incentive » dans l’entreprise, il n’y a pas mieux ! Je reconnais là l’âme de Toovalu, la « patte » de Marie : nous emmener toujours plus loin, et partager notre expérience en avançant ensemble. »

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