Rencontre avec Satish Kumar | Toovalu

A l’occasion d’une invitation à OpenLande, deux toovaliennes ont pu rencontrer cet activiste, éditeur et à la fois promoteur de la simplicité volontaire indien sur le magnifique lieu inspirant  d’OpenLande le 17 octobre dernier.

 

Satish Kumar, né en Inde, prône comme Pierre Rabhi la sobriété heureuse. Il vit actuellement en Angleterre où il a fondé un centre de formation international en écologie et une école. Il est rédacteur en chef du magazine Résurgence & Ecologist et a publié plusieurs ouvrages dont « Tu es, donc je suis » et récemment « Pour une écologie spirituelle ».

Quelques extraits de ce riche échange :

« Si nous voulons prendre soin du monde, à l’extérieur, alors il faut aussi prendre soin de nous, à l’intérieur. Aujourd’hui nous passons 99% de notre attention sur l’extérieur. Même notre corps nous le regardons de l’extérieur. Cela demande du temps, il faut développer sa spiritualité, elle fait partie de nous et prendre le temps de se poser des questions : qui l’on veut être, ce qui nous rend heureux.

Actuellement, l’anxiété disperse notre énergie, il faut vivre dans l’instant présent.

Dans les pays développés, les gens sont riches financièrement, mais si pauvres en temps. On ne devrait avoir que ce qui est beau, utile et durable. « Ne soyez plus consommateur, mais devenez créateur. Tout ce que l’on fait devrait être un art. Ensuite, vous vous aimerez car vous ferez de belles choses. »

 

 

L’éducation de nos enfants est primordiale.

« On éduque nos enfants pour un travail mais on ne les éduque pas à la vie. L’alimentation est essentielle, chaque école devrait avoir une cuisine, un jardin et organiser une balade par semaine pour apprendre à propos des plantes et des arbres. C’est la nature qui doit nous apprendre mais on ne la regarde plus. »

« L’univers nous a donné plein de temps mais il est temps de se réveiller. »

Nous avons questionné Satish Kumar sur la manière de réveiller, de convaincre les autres. Il nous a conseillé de donner l’exemple, de commencer par soi, puis de bâtir une relation de confiance avec l’autre afin d’ouvrir son cœur et son esprit, et le questionner sur ce qu’il en pense, sur ses inquiétudes, s’il se sent concerné. Le dialogue devient alors possible. « Nous avons deux oreilles et une bouche, nous devrions écouter deux fois plus qu’on ne parle. »

 

Faut-il être radical ?

« Oui, la nature n’est pas une ressource pour la vie, c’est la source de la vie. Etre radical, mais aimer les hommes, nous faisons tous partie du système. »

« L’économie industrielle n’a que 200ans, celle de la nature des milliers d’années. Copions la nature. »

Le résultat n’est pas le plus important, c’est le chemin que l’on parcourt. « Il faut apprendre du passé, célébrer le présent et avoir confiance dans le futur ».

 

Merci à Marie-Astrid & Meghann

Merci à OpenLande pour ces formidables programmations

Actualités, Climat, Compensation carbone, Interview
13 novembre 2018 stephanie