Les réfugiés climatiques | Toovalu

Qu’est-ce qu’un réfugié climatique ? Définition :  Réfugié climatique ou écologique ou encore écoréfugié est une personne qui est contrainte de quitter son lieu de vie temporairement ou de façon permanente à cause d’une rupture environnementale et qui met son existence en péril.

La première fois que ce terme a été employé, c’était en 1985 !

Déjà 33 ans que l’on a textualisé le phénomène. Et pourtant, chaque année le nombre d’écoréfugiés se compte en millions. Les premiers réfugiés climatiques viennent principalement d’Asie. En 2005, l’île de Bhola au Bangladesh est engloutie par les eaux faisant 500 mille sans-abris. En 2012, on recensait déjà plus de 22 millions de migrants en Asie. Rappelons que c’est un continent fortement impacté par les séismes, les typhons, les inondations… En 2014 : 19, 3 millions dont 87% des réfugiés étaient asiatiques.

Dans le monde, une personne déménage toutes les deux secondes pour des raisons environnementales. L’ONU prévoit d’ici 2050 au moins 250 millions de réfugiés climatiques.

Ces migrants recherchent une terre plus accueillante et montent vers les régions de l’hémisphère nord. En tête de liste, les USA, la France et l’Allemagne ! Le changement climatique ne justifie pas une demande d’asile, il n’y a pas de statut officiel de réfugié climatique même si les causes sont mondiales.

Récemment encore, des réfugiés climatiques inuit voient leur Île KIVALINA disparaître et cela à très court termes. D’ici quelques années ces habitant n’auront plus de terre. Le président actuel des Etats Unis a supprimé la réserve financière qui avait été mise en place par son prédécesseur. Lien vers Article du monde

 

Détérioration des terres, multiplicité des catastrophes naturelles, réagir aux changements climatiques.

Lors des accords de Paris en 2015, les différents gouvernements mondiaux se sont accordés pour limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale à 2°C voire 1,5°C. (voir précédent article sur notre blog concernant la trajectoire 2°C)

1,5°C, c’est le niveau qu’il ne faudrait pas dépasser pour sauver les îles du pacifique telles que les îles Tuvalu, Vanuatu et Fidji.

Sans cette descension, il y aura une aggravation de la désertification entraînant des catastrophes climatiques en cascade comme des sécheresses, des incendies ayant ainsi des conséquences sur les agricultures et donc la production de nourriture.

 

Le constat est là ! Face au mur, c’est une réaction mondiale qui est attendue !  

Le changement climatique a une dimension particulière. La pollution générée par certains pays très émissifs ont un impact mondial et pas seulement local. D’ailleurs, les victimes sont rarement les pays responsables de ces émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). Ainsi, le Changement Climatique est le symbole d’un nécessaire effort mondial, d’une incontournable évolution de nos modèles économiques pour sauver notre vie sur terre. Le changement climatique est déjà une réalité aujourd’hui pour plusieurs pays dans le monde, et ils n’en sont pourtant pas la cause…

Les États membres des Nations Unies (représentant 193 gouvernements) ont défini 17 Objectifs (ODD) répondant aux priorités d’éradiquer la pauvreté, de protéger la vie humaine sur la planète et de garantir la prospérité pour tous à l’horizon 2030.

Les 17 objectifs du développement durable

 

Chaque objectif a des cibles spécifiques à atteindre dans les 12 prochaines années. Pour que les objectifs soient atteints, chacun doit faire sa part : les gouvernements, le secteur privé, la société civile et les personnes en tant qu’individu. C’est une véritable feuille de route universelle sur le développement durable que chacun doit s’approprier.

 

Depuis le 5 mai 2018, la France vit à crédit…nous avons déjà consommé l’ensemble des ressources naturelles que la planète peut renouveler en un an.
(Voir Article Novethic du 4 mai 2018). 

 

Savez-vous d’où vient notre nom TOOVALU ?

En un simple petit jeu de lettres…TOOVALU fait référence à l’archipel polynésien de 26 km² « Tuvalu » situait en plein milieu de l’Océan pacifique et divisé en neuf atolls. Les Tuvaluans sont directement concernés par la montée des eaux dus au réchauffement climatique. D’ici 50 ans, Tuvalu est voué à disparaître. Résiliente, l’archipel se mobilise à la sauvegarde de ses iles. Les tuvaluans accompagnés d’associations ont mis en place de véritables actions (centre de formation et de démonstration aux énergies renouvelables, un inventaire de la biodiversité marine, une BD en 14 langues à but pédagogique…) pour sensibiliser et alerter la population mondiale au changement climatique.

Actualités, Climat, Compensation carbone
26 février 2018 stephanie